‹ La France protestanteChapitre 3 sur 303 · ABBADIE (Jean d'), ministre · texte numérisé non relu

ABBADIE (Jean d'), ministre

ABBADIE

d'Osse en Béarn, 163*2. — (JeancT), ministre de La Bastide-Villefranche (Béarn) en 1658, 1660 {Bull. XV. 584 femme était Jeanne, fille de Jacques de Magendie . ministre. Elle était veuve au mois de mai 1679 (Archiv. des B.-Pvr.

6. ABBADIE 'Marguerite d'), mariée (v. 1650) à Jean du Lion, sieur de Besle, et Bomaine d'Abbadie. mariée en à Mathieu du Lion [IV, 394 h]. Les Du Lion sont des gentilshommes de la Guvenne.

f. ABBADIE ;Pierre), ministre de l'Eglise de Pau vers le milieu du XVIIe siècle, nous est connu seulement par quelques sermons et par une dispute qu'il soutint en 1635 et plusieurs années après contre un jésuite nommé Audebert, au sujet dune dame de Pardies, femme d'un conseiller à la cour de Béarn. qui avait abandonné la foi réformée pour suivre celle de son mari. A cette occasion le P. jésuite avait publié : Le triomphe de la vérité ou aveu du sr Abbadie. ministre de Pau. sur la transsubstantiation et sur le purgatoire; Orthez, 1638. in-8°. Abbadie répondit par : La victoire de la vérité opposée au triomphe sans- victoire chanté par un vaincu, ou Réponse au livre du sr Audebert. jésuite, intitulé: Iy triomphe de la vérité...; Orthez, Jacq. Bouyer, in-8°. L'ouvrage est revêtu de l'approbation des pasteurs Capdrville.

de Sauveterre: La Fite. de Pau, et 17dal. de Lescar, commis par le synode provincial des Eglises réf. du Béarn à l'examen des livres de religion, liais le P. Audebert ne se lassa point, et l'on eut encore de lui : La logique du g» Ahbadie : Orthez, 1638, in-8°. — Théodore t en son jour : Lascar, 1639. — Lettre du p. Audebert au synode de MM. Isa ministres de Béarn sur les passages de Théodoret; Lascar, 1639. — Lettre du p. Audebert à MM. du consistoire de Pau sur la croyance du s" Abbadie, leur ministre; Lascar, 1639. — Lettre du p. Audebert à MM. les ministres de Béarn sur les faussetés et impostures du sr Abbadie leur collègue; Bordeaux. 1639.

in-8°; plus divers autres écrits analogues où Abbadie n'est pas directement pris à partie.

On a aussi de P. Abbadie des sermons ;

en voici les titre> : La vierge Marie auprès de la croix, ou sermonpour la Sainte Cène de Pasques. prononcé à Charenton le 1er mai 1639: Charenton, Melch. Mondière. 1641, in-U2 de 81 pas. — Deux sermons sur la gloire du chrestien victorieux au ciel et sur la frayeur des méchants au jour du jugement ; Charenton, Mondière, 16H W9 p.i. — Les richesses iniques, ou sermon contre l'avarice, prononcé à Charenton le 4 octobre 1643: Charenton. 1663. in-1'2 de 83 pag. — Jésus-Christ dans le Jourdain, ou sermon sur le baptême de Jésus-Christ, prononcé à Charenton le 15 novembre 1643 par Pierre Abbadie, ministre du St. Evanu . et se vendent à Charenton par Jacques Auvra... Pet.

in-1-2 de 7i pag. Bourchemn. — Soulice.) Via. encore VI. a -

8. Un ministre nomm. Piem Abbadie et contemporain de celui de Pau. mais probablement autre, étant ] gèrement à Genève en 1661, écrivit sur les persécutions que subissaient alors les protestants dans le i une lettie intéressante publié»1 dans le Bull, de ihist. du Prnt. ' I. M8 .— Un autre, ministre à Carlin (Béarn . 1660 Bull.

9. ABBADIE (Jacques , docteur en théologie, né a Xay. petite ville du Béarn, en 1654, et mort le '25 septembre 17-27.

:y-le-Bone. petite paroisse alors située à un mille de Londres et aujourd'hui dans la ville [ IL ■ : — 85 S, 13'.» a: 11. 69 a, 138 b. 161 a: Vil. . a).

Après avuir reçu sa première instruction du célèbre moraliste Jean de La Placette. alors ministre à Xay. Abbadie alla compléter ses études a Puylaurens.

à Saumur et à Sedan. C'est à lacadémie de Sedan qu'il prit le srade de docteur en théologie. Un de s<>s biographes nous apprend que l'indigence de ses parents ne leur ayant pas permis de faire les frais de son éducation, c'étaient les

se de sa province qui s'en étaient chargées. L'édit de Nantes n'était pas encore révoqué ; mais le gouvernement préludait à ce coup d'Etat par des persécutions partielles qui déterminaient chaque jour de nouvelles émigrations.

Frédéric-Guillaume, le grand électeur,

ABBADIE

accordait aux réfugiés français une généreuse hospitalité dans ses Etats de Brandebourg, et il avait chargé le comte d'Espence en ambassade à Paris, de lui envoyer un ministre pour lui confier la direction spirituelle de la colonie naissante. Le choix tomba sur Abbadie( 1680). L'Eglise française de Berlin ne comptait encore que peu de membres, et le service religieux se faisait dans la maison de ce seigneur. Mais l'électeur donna l'ordre de réparer la chapelle de son palais pour l'usage de cette assemblée, et, jusqu'à sa mort, les réfugiés jouirent de cette faveur. En possession de toute la confiance de ce prince, qu'il avait su gagner par son noble caractère autant que par ses rares talents, Abbadie se servit toujours de son crédit dans l'intérêt de ses malheureux compatriotes qui n'arrivaient le plus souvent au lieu du refuge que dans le plus profond dénùment. Pendant les années 1684, 86 et 88, il fit plusieurs voyages en Hollande, dans le but surtout de donner ses soins à diverses publications, et, entre autres, à son célèbre traité de La Vérité de la religion chrétienne, le plus estimé de ses ouvrages. Frédéric-Guillaume étant mort en 1688, Abbadie céda aux instances du maréchal de Schomberg également réfugié en Prusse , qui le pressait, au nom de son amitié, de l'accompagner en Angleterre, à la suite du prince d'Orange, depuis Guillaume III, On sait que le maréchal périt à la bataille de la Boyne, en 1690. Ce fut dans ce temps, et au milieu du bruit des armes, qu'Abbadie composa son traité sur les Sources de la morale ou l'Art de se connaître soi-même. La mort de son protecteur l'ayant engagé à repasser en Angleterre, il fut nommé pasteur de l'Eglise française, dite de la Savoie, à Londres. H en remplit les devoirs avec son zèle accoutumé, jusqu'à ce que, sa santé s' accommodant mal du climat de Londres, il obtint, sur la recommandation du roi Guillaume, les fonctions de doyen de S. -Patrick, de Dublin, mais sans pouvoir les remplir, à cause de son ignorance il'' l'anglais. 11 accepta en échange, en 1699, un autre doyenné, celui de Killaloe, en Irlande, dont il jouit jusqu'à sa mort. Là il passa la

seconde partie de sa vie dans la retraite et le travail, sauf qu'il aimait à s'échapper pour aller à Portarlington se mêler à une société distinguée de ses compatriotes qui y formaient une colonie et sauf aussi les voyages qu'il faisait en Angleterre ou en Hollande pour l'impression de ses ouvrages. 11 était depuis peu de retour d'Amsterdam, et il s'occupait d'une nouvelle édition de ses Œuvres, dont l'annonce avait déjà paru, promettant 4 vol. in-4°, lorsqu'il s'éteignit dans sa 73e année. Voici la liste de ses œuvres.

I. Sermons sur divers textes de l'Ecriture ; Leydp, 1680, in-8°. = Ces sermons, au nombre de quatre, ont été réimprimés plusieurs fois. Quelques autres prononcés dans des occasions solennelles, et parmi lesquels il y en a qui étaient déjà arrivés, en 1727, à leur 14e édition, ont paru séparément à des époques plus ou moins éloignées. Ils ont été tous réunis avec les Panégyriques de notre auteur, à Amst. 1760, en 3 vol.

in-8°, et sont précédés d'un Essai hist. sur sa vie et ses ouvrages.

IL Panégyrique de Mgr l'électeur de Brandebourg ;Berl., et Bott. 1684, in-4° et in-8°. = Cet éloge a été traduit en italien par Gregorio Leti, qui l'a inséré dans son Histoire du Brandebourg. Bayle en avait dit tant de bien dans ses Nouvelles de la Bépublique des lettres, qu'Abbadie lui écrivit, en le remerciant, qu'il avait fait le panégyrique do son Panégyrique.

111. Traité de la Vérité de la religion chrétienne, où l'on établit la religion chrétienne par ses propres caractères ; Bott. 1684, 2 vol. in-4° et in-8°; 6e édit., 1711, 3 vol. in-12; le 3e vol. se compose du traité de la Divinité de notre Seigneur J.-C, qui ne parut qu'en 1689. = Cet excellent ouvrage a eu de nombreuses éditions ; celle de 1688 renferme des additions considérables. 11 a été traduit en plusieurs langues : en anglais, par H. Lussan ; Londres, lOO'i. "2 vol. in-8°, et plusieurs fois depuis; en allemand, par G.-L. Billerbêck, qui y a ajouté des notes et des prolégomènes, Francf. 1713, et par Ilahn, qui l'a également annoté, Garlsruhe, 177(1, in-S°.

« Depuis longtemps, dit un critique, il

ABBADIE

n'avait point paru de livre où il y eût plus de force et plus d'esprit, plus de raisonnement et plus d'éloquence. »

Cet éloge n'a rien d'exagéré. Bayle dans ses Nouv. delà Rép. des Lettres (oct. et nov. 1684), les Acta Eruditorum (mars 1685), le Journal des Savans avril 1722), rendent à Abbadie le même témoignage.

Des catholiques même ardents, et personne ne s'étonnera de nous voir citer dans le nombre la célèbre Mme de Sévigné, poussaient jusqu'à l'enthousiasme leur admiration. « C'est le plus divin de tous les livres. » écrivait-elle à Bussy- Rabutin, et celui-ci lui répondait sur le même ton : « Il n'y a que ce livre-là à lire au monde. » Quelques jours après, il reprenait la plume, tant son cœur débordait : « C'est un livre divin, lui écrivait-il de nouveau, je ne dis pas seulement pour la matière, mais encore pour la forme. Je ne veux lire que ce livre-là pour ce qui regarde mon salut. » (Le comte de Bussy était alors âgé d'environ 70 ans.) « Jusques ici, continue-t-il. je n'ai point été touché de tous les autres livres qui parlent de Dieu, et j'en vois bien aujourd'hui la raison ; c'est que la source m'en paraissait douteuse: mais la voyant claire et nette dans le Livre d' Abbadie, il me fait valoir tout ce que je n'estimais pas. Encore une fois, c'est un livre admirable, il me peint tout ce qu'il me dit, et en un mot, il force ma raison à ne pas douter de ce qui lui paraissait incroyable. » Le duc de Montausier, s'entretenant un jour de l'ouvrage d' Abbadie avec l'ambassadeur de l'électeur de Brandebourg, Spanheim, « la seule chose qui me chagrine, lui ditil, c'est que l'auteur de ce livre soit à Berlin. » Et en effet, c'était là une réflexion pénible que devait naturellement faire tout esprit juste.

IV. Réflexions sur la présence réelle du corps de J.-Ch. dans l'Eucharistie comprises en diverses lettres: La Hâve.

1685, in- 12; Rot t. 1713, in- 12. m lettres sont au nombre de quatre. Dans la lre, l'auteur traite de la manducation du corps de .1 .-Ch., et examine le 6e chapitre de saint Jean ; dans la 2e, il expose la doctrine de la présence réelle et répond à quelques difficultés d'Arnaud; dans la 3e, il attaque l'adoration de l'Eucha-

ristie; dans la 4e enfin, il rapporte un certain nombre de pensées que les apôtres ont pu avoir, plus raisonnables et plus naturelles que celles de la transsubstantiation, lorsque J.-Ch. institua ce sacrement. Cet ouvrage était le dernier coup porté dans une polémique qui durait depuis vingt ans et qui avait été suscitée entre le ministre Claude et les jansénistes par la conversion de Turenne; il a été traduit (The chemical change in the Eucharist), par J.-W.

Hamersley et réimprimé en 1835, à Toulouse, sous ce titre : Quatre Lettres sur la transsubstantiation.

V. Les caractères du Chrestien et du Christianisme, marqués dans trois sermons surdivers textes de l'Evangile, avec des réflexions sur les afflictions de l'Eglise; La Haye, 1686, 1687 et 1695, in-12.

Y 1 . Sermon prononcé à l 'occasion du couronnement de l'électeur de Brandebourg , le 13 de juin 1688; Berl. 1688. in- 12.

VII. Traité de la divinité de Notre Seigneur J.-Ch ; Rott. 1689, in- 12:

Ie éd. Amst. 1729: trad. en anglais par M.Booth, Londr. 1777, in- 12. = L'auteur revient dans cet ouvra tre sur les principes qu'il avait déjà exposés dans son traité sur la Vérité de la religion chrétienne.

VIII. L'Art de se connaître soimême, ou Recherche sur los sources de la morale. Rott. 1692, in-8°; Lyon. 1693. 1701, in-12: réimprimé souvent dans le cours du XVIIIe s. en France et en Hollande: nouv. édit., avec des notes explicatives ou critiques par M. L...

(Lacoste), théologal et vicaire gén. du diocèse de Dijon; Dijon, 1826. in-12. Cet ouvia. tndoit en anglais par le ter. T. Woodcock (Oxford, 1695, in-12:

id. 1698\ et en allemand. = Il est divisé en deux parties. La lre traite de la nature de l'homme, de ses perfections, de ses devoirs, de sa lin ; dans la 2e l'auteur recherche l'origine de la corruption humaine.

IX. Défense de la nation Britannique , où les Droits de Dieu, de la nature et de la société sont clairement établis au sujet de la révolution d'Angleterre contre l'auteur de l'Avis important aux Réfugiés .'Bayle), Londr. 1693, in-12.

ABBADIE

X. Panégyrique de Marie, reine d'Angleterre, d'Ecosse, de France et d'Irlande, de glorieuse mémoire, décédée à Kensington le 18 décembre 1694; La Haye, 1695, in-12; trad. en angl., Londres 1695, in-4°.

XL Histoire de la dernière conspiration d'Angleterre avec le détail des diverses entreprises contre le roi et la nation qui ont précédé ce dernier attentat; Londr. 1696, in-8°; réimprimé en Hollande et trad. en anglais. = Cet ouvrage fut écrit par Abbadie à la demande du roi Guillaume et sur les mémoires qui lui furent fournis par lord Portland etsir William Trumball, alors secrétaires d'Etat.

Dans l'intervalle de cette publication et de la suivante, Abbadie donna ses soins à une révision de la trad. en français de la Liturgie de l Eglise anglicane, en tête de laquelle il mit une Epître dédicatoire au roi George Ier, Londr. 1719, in-8°.

XII. La Vérité de la religion chrétienne réformée; Rott., 1718, 2v. in-8°.

= Cet ouvrage est divisé en 4 parties. Dans la lre, l'auteur réfute la doctrine de la transsubstantiation ; dans la 2e, il combat l'autorité du Pape ; dans la 3e, il examine la doctrine du purgatoire, et dans la 4e, il traite du culte des saints, de l'adoration des images , des reliques, etc., cherchant à prouver que les doctrines romaines sont clairement prédites dans l'Apocalypse. Ce traité fut traduit en anglais par le Dr Henry Lambert, évêque de Dromore, pour l'instruction des catholiques romains de son diocèse.

XIII. Le Triomphe de la Providence et de la Religion, ou l'ouverture des sept sceaux par le fils de Dieu, avec une nouvelle et très-sensible démonstration de la vérité de la religion chrétienne; Amsf. 1 721 . en 2 vol. selon les uns, ou en 3 selon d'autres; 1723, 4 vol. in-12. — Cet ouvrage fait suite au précédent.

On attribue encore à Abbadie trois publications dont aucun biographe ne fait mention : Commentaires sur les Révélations (sans date, ni lieu d'impression) ; Accomplissement des prophéties dans la personne de J.-Ch., trad. en angl., Londr. 1810, in-12; Antidote souverain contre le poison de lArianisme, trad. en

angl. (sans date, ni lieu d'impression). Il est à supposer que ces ouvrages ne sont que des traductions de parties détachées du livre de notre auteur sur le Triomphe de la Providence.

Dans l'édition complète de ses œuvres, annoncées en 1727, en 4 vol. in -4°, mais restée à l'état de projet, devaient en outre être comprises plusieurs publications tout à fait inédites, entre autres une Nouvelle manière de prouver l'immortalité de l'âme, et des Notes sur le commentaire philosophique (de Bayle) ; mais à sa mort il ne s'est rien trouvé dans ses papiers. « Cela, dit Chauffepié, ne surprendra point ceux qui savent que ce savant méditait avec tant de force qu'il avait quelquefois ses ouvrages tout composés en tête et ne les écrivait qu'à mesure qu'il les faisait imprimer. »

En 1762, un mathématicien français, Alexandre Savérien, ingénieur de la marine, fit paraître le premier volume d'une série (8 vol. in-12) de Vies des philosophes modernes, et ce premier volume, consacré aux métaphysiciens, contenait les vies d'Erasme, Hobbes, Nicole, Locke, Spinosa, Malebranche, Bayle, Abbadie, Clarke et Collins. La biographie d'Abbadie qu'y donnait Savérien se termine par ces mots : « Cet illustre métaphysicien possédoit parfaitement les langues savantes et les auteurs classiques. 11 étoit versé dans l'histoire tant ecclésiastique que profane. Il avoit surtout une grande pénétration d'esprit, beaucoup d'élévation dans le génie et une mâle éloquence. » 11 fut, dit un critique anglais (Dr Kippis), un des hommes les plus éloquents du temps où il a vécu.

Bayle. — Niceron.— Michaud.— Didot. — Siniles, 496. — Agnew il. 90-102. — Jacq. Abbadie considéré comme moraliste; étude sur son Art de se connaître ; thèse par P.-F. Marquié ; Montauban, <855.

10. ABBADIE (d'), à la fois homme de guerre et théologien. 11 guerroyait avec l'épée aussi bien qu'avec la plume, dans les premières années du XVIIl» siècle, pour la foi protestante.

On a de lui : Réponse du sieur d' Abbadie, capitaine au régiment de Lindeboom, à diverses lettres du père de Souastre, jésuite à L'Isle en Flandre, touchant le culte des saints et l'autorité de l'Eglise romaine. Se pend à L'Isle chez Berteu.r. lecteur dr l'Eglise

ABBADIE — ABELIX

françoise. (Sans date.) 80 pag. in-12.

Ce petit volume se lie à une publication précédente où le même auteur avait fait imprimer sa correspondance avec le père Souastre, au grand chagrin de celui-ci. Le 25 ou 26 juillet 1710, le bruit se répandit que d'Abbadie avait été tué le 24 devant Béthune, et dès le 27 le père Souastre publiait une lettre à « M. Desqueux, pasteur de St. Etienne, » par laquelle il s'adjugeait à lui-même la victoire dans la controverse qu'il avait soutenue contre le capitaine huguenot. Il y annonçait en outre une édition plus exacte et complète de toutes ses lettres. Malheureusement pour le révérend père, d'Abbadie n'était pas mort. Il avait en effet reçu le 24 juillet au siège de Béthune une grande blessure à la tète; on l'avait laissé pour mort sur le terrain, et dépouillé comme tel ; il perdit un œil et resta défiguré ; mais il ne perdit rien de son ardeur pour la discussion, et le 22 février 1711. étant à La Haye (c'est la date que porte la lettre servant de préface), il décocha cette Réponse à son antagoniste, dans laquelle il commence par lui montrer que son édition « plus exacte et plus complète » contient deux lettres que le jésuite ne lui avait jamais envoyées. (S. Chappuis.)

11. ABBADIE, marchand à Najî ses filles mises par lettres de cachet aux Ursulines de Pau, 1702. — Autre, apothicaire à Orthez ; le duc de Gramont demande au roi un ordre pour lui retirer sa fille âgée de 4 ans, 1706. — Information contre la dame Abbadie, âgée de 82 ans, qui après s'être confessée dans une maladie grave refusait de communier, 1704 Arch. gén. Tt .

12. ABBADIE {Jean-Jacques d'i, naturalisé sujet anglais, 1698. — Daniel d' , cornette de cavalerie au régiment de Galway et réfugié à Portarlington en Irlande, 1710-23 (Agnew 1, 54, 102).

Page 1