‹ La France protestanteChapitre 2 sur 303 · II. Œuvres diverses de 31. Abauzit · texte numérisé non relu

II. Œuvres diverses de 31. Abauzit

contenant ses écrits d'histoire, de critique et de théologie; 1. 1, Londres, 1773, in-8°; t. II, contenant ses écrits d'anti-

ABAUZIT — ABBADIE

quité , de critique et de géographie.

Amsterdam, E. van Harrevelt, 1773, in-8°. = Cette édition, qui a été dirigée par le pasteur Moultou, est précédée de l'Eloge d' Abauzit par Bérenger. Le 1er volume est consacré à 22 dissertations de théologie, dont 17 ne se trouvent pas dans le tome Ier de l'édit. de Genève ; en revanche, il ne contient pas trois mémoires qui sont dans cette dernière. Au contraire , le 2e volume, consacré à différents morceaux de critique littéraire, à des observations sur des sujets de physique, d'astronomie, et surtout d'antiquités romaines, est identique dans les deux éditions.

III. On conserve à la Bibliothèque publique de Genève une liasse de feuillets épars écrits de la main d' Abauzit et contenant une quantité de notes relatives soit à l'histoire de Genève, soit à des questions d'archéologie, de physique et d'astronomie. On y trouve mêlées quelques lettres à M . des Vignoles, à l'astronome J.-J. de Mairan, à Bourguet, professeur à Lausanne, etc. D'après Vincens S.-Laurent(iïïo<7. Michaud, art. Bauyn) on rapporte que la plus grande partie des manuscrits du savant genevois furent brûlés à Uzès par le zèle pieux de ses héritiers.

Son frère cadet, Bonaventure Abauzit, s'était voué au commerce et passa de Genève en Angleterre, où il mourut en 1717.

La famille Abauzit existe encore à Uzès, et le Livre du. Recteur de l'Acad. de Genève indique un Alphonse Abauzit, d'Uzès, comme étudiant, à la date de 1821.

Ce nom, à Genève, disparut avec celui qui l'avait illustré et qui mourut sans avoir été marié. Cependant, de 1815 à 1833, parurent plusieurs opuscules ihéologiques d'un pasteur genevois qui signait M arc -Théophile Abauzit, et qui, après avoir été chapelain de l'hospice des réfugiés français à Londres , de 1803 à 1820 (Agnew 1, 81), fut, de 1820 à 1828, pasteur de Chancy, et mourut à Genève, janv. 1834. Le véritable nom de cet ecclésiastique était Coutau ; il avait pris, à Londres, celui de sa mère, Marie-C lie (Clio ? <'t dans l'acte de décès Elise), fille de Pierre Abauzit,

changement que ratifia le conseil d'Etat de Genève (oct. 1819). Il laissa deux fils, dont l'un est M.Théodore Abauzit, aujourd'hui pasteur de Calvisson (Gard).

Bérenger et Végobre, préfaces de leurs édit. d' Abauzit. — Senebier. — Michaud. — bidot. — Sordet.

1. ABBADIE ou Abadie, d'Abbadie, Dabbadie (voy. D), Labadie, Labbahe, (voy. L), Davadie, etc., formes diverses d'un même nom (De abbatia) trèsrépandu dans le S.-O. de la France.

« En Béarn, Bigorre et pays Basque, on « peut compter par centaines les fa- « milles appelées ainsi. » ( Lettre de M. Bavmond, archiv. des B. -Pyrénées).

2. ABADIE (David d'). Le Registre des réfugiés, la plupart Français, reçus à Genève en qualité d'habitants pendant les persécutions en France, constate, à la date du 6 juin 1559, la réception de David Davadie « de Grenade, en Gascoigne. »

3. ABBADIE (Saubat d'), jurât de Bellocq (Basses-Pyrénées), rançonné en 1569 [à mille francs) par les catholiques sous les ordres de Jean d'Armendarits, lequel fit en même temps « massacrer deux autres hommes qui n'avoient moyen de lui donner argent. » — « Un bon homme vieux de la réformée fut [aussi] soudain assommé à l'entrée de sa maison. » Bellocq « doncques fut tout à plat pillé par les Basques, et outre cela plusieurs qui estoientesgarez parmi les bois furent massacrez et maints autres rançonnez. Toutesfois Dieu fortifia tellement ces povres gens qu'il n'y eut péril, danger, perte ne cruauté qui les fit abandonner la fidélité de leur Princesse [Jeanne d'Albret] ny leur religion et ne se trouva en tout Bellocq que deux hommes et trois femmes qui retournassent à la messe. » (Bordenave, p. 215.)

4. ABBADIE. u Le 28 juillet 1003, les jurats de Nay (Basses-Pyrénées) demandent au synode de leur envoyer pour ministre Abbadie , alors ministre à Serres-Castet, en remplacement de Nicolas de Bordenave, mort depuis plus de deux ans. » (Bordenave, préf., p. iv). Un Jean d'Abbadie était en effet pasteur de Nay en 1612(Aymon 1, 395).

ASBADtH lils. ministre à Moncaup (Béarn), 1020 [X, 326].

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