ALIBERT
ALIES
1731. — (Pierre), de S.-Hippolyte, id., 1731. — (Charles), de Paris, id..
ALICAX (la veuve du sieur d'), réfugiée au Werder (Berlin), 1700.
ALICHOXS (Catherine d'), v. 1590 [II, 400 h |.
ALICOT (Pierre), de Montpellier, « maître en fait d'armes, » réfugié à Genève ver? 1709.
ALIDOR , prénom d'un capitaine camisard [II , 315 a].
ALIEB [Nicolas), ministre à La Rouvière, 1569-70, et à Brignon, 1571-72 (Bull. XXI, 133).
ALIES , Alliés ou d'Aliès , et non Daliès ', famille distinguée de Montauban, occupant les charges de finance et celles de la magistrature, et ayant acquis, vers le milieu du XVIIe siècle, la baronnie de Caussade [Haag IV, l'.H a\ =: Armes : écartelé, aux l et 4 de gueules au lévrier d'argent, aux 2 et 3 d'argent à 3 fasces d'azur, à la bande de gueules chargée de 3 étoiles d'or, brochant sur le tout.
Les Aliès avaient embrassé les doctrines de la Réforme dès 15G1. Lorsque l'édit de pacification fut publié à Montauban en 1503, Bernard d'Alii.s. avocat du roi au siège du sénéchal de Montauban [III, 104 a], futappelé, en sa qualité, à constater l'état du Moustier que la garnison catholique venait d'évacuer, et i formellement cette garnison de l'avoir détruit. En 1569. il présida à la vente des biens du clergé en vertu d'une commission de la reine de Navarre. Il mourut le 16 août 157 | (Reg. dos sep. de M. 1565-80. p. 24). — Un antre d'Aliès fut élu consul de Montauban en 1598, avec Lauzat. Tenant, Vacher. Faget et Virac. — Un autre encore, probablement petit-fils de Bernard, servait, en 1622, sous les ordres de Saint-André-Montbrun IV, 166 a].— Marie d'Alip.s. mariée le 10 mars 1612 à Jean de Caumant.
sr de Montbeton [IIL. 270 a]. — A la même famille appartenait Antoine d'Aliès, trésorier général de la maison de Navarre, dont le fils. Jean, receveur .les tailles du Quercy. épousa Marie Pain/ dans le temple de Charenton en 1629.
1 te cette union naquirent, le 13 oct. 1630,
■ Ce qui résulte de l'examen des resistres de 1 Y't.it civil de Montauban. (■kkkNkoi
Antoine, et le 17 mars 1633, Jean, sieur de Martel, qui eut pour marraine Marie d'Aliès, dame de Montbeton, et qui abjura le 9 nov. 1661. On a le contrat de mariage de l'ainé de ces deux frères, « Antoine d'Aliès, seigneur et baron de Caussade, conseiller du roy en son conseil d'Estat, fils de messire Jean d'Aliès, aussi conseiller du roy en son conseil d'Estat et finances, avec dllc Marthe de Garrisson, fille de messire Jonathan de Garrisson. seigneur de Lustrac, et feue dlle Anne de Coulom, » ledit mariage célébré au château de Montbeton, avant le prêche, par le ministre Thom. Satur. le 29 avril 1669, on présence de David de Caumnnf, baron de Montbeton. Antoine d'Aliès soutint énergiquement les vieux principes de sa famille lorsque arriva l'heure de l'épreuve III, 8 VII, 424 b]. En 1685. il obtint la permission de rester à Paris, dont 1 jour avait été interdit aux protestants, sous prétexte de suivre un procès devant le Parlement Suppl. fr. 791 n° l, nunc - i intention était de fuir, et il sit non-seulement à gagner la Suisse en 1686, mais il fut même assez heureux pour faire venir successivement auprès de lui six de ses enfants. Le u'ouvernement se saisit dn septième, nommé Jean, en 1691. et te plaça an collège Louis-le- Grand. Sa femme, qui n'avait pas encore pu le rejoindre, fut privée de la tutelle de son (ils et de l'administration des biens de son mari (Suppl . fr. dont
le gouvernement chargea Samuel d'Aieur de La Tour, qui avait abjuré ( A rchir. ';■ I . Le bar on d e Cau s-
sade obtint gratuitement, le 26 mar> les droits de bourgeoisie à Genève, avec ses deux tils. Jonathan et David; il fut élu membre du CC en 1714 et mourut en nov. 1721. L'ainé alla, s'établir à Lausanne, qu'il habitait en 1 7 10, et le second, David, après avoir fait des études de théologie en Angleterre et en Hollande, fut consacré ministre à Amsterdam, le 1 7 mai 1704. Il desservit l'église de Delft jusqu'en I7i)9, puis il futappelé à Copenhague comme successeur de Théodore ls Blanc ; il y mourut de la peste en 1711, et ue parait pas avoir laissé d'enfant de sa femme, Suzanne Marti e. réfugiée de Bergei ie, qu'il avait épo