ALEYRAC — ALIBERT
son âge avancé, à sortir du royaume.
L'électeur de Brandebourg l'accueillit avec distinction et le nomma lieutenantcolonel; mais la nostalgie ou toute autre cause que nous ignorons le ramena dans sa patrie où il mourut en 1686. Il avait épousé en 1634, Catherine fille de Noé de Chambaud, seigneur de Saint-Léger et de Simonne de La Tour. Cette dame ne fut pas plutôt veuve qu'elle passa de nouveau dans les pays étrangers ; cependant lorsqu'elle sentit approcher sa fin, elle revint aussi mourir en France, 1689. De son mariage était nés huit enfants : trois filles, Jeanne, Catherine, Suzanne et cinq fils. L'aîné, Louis, né en 1636, capitaine au régiment du Limousin, mourut à Chomerac, 1666. Le second, Jacques, né en 1648, page du prince d'Orange, capitaine de la milice du Vivarais en 1674, fit la campagne de Catalogne au retour de laquelle il mourut, 1674. Le troisième, Noé, sr de La Condamine, né en 1649, entra comme cadet dans les gardes, 1671. Peu de temps après il abjura et son père irrité lui refusa toute assistance jusqu'à ce qu'un arrêt du conseil du 14 août 1671, l'eut condamné à lui payer une pension de 300 1. Ce fils mourut aux Invalides en 1718, sans postérité. Le quatrième nommé aussi Noé, sr de Colombiers, né en 1650, fut envoyé pour étudier à Genève, mais n'en suivit pas moins l'exemple de son frère, en 16Ï3, et se distingua par la fureur avec laquelle il combattit ses anciens coreligionnaires. Le cinquième, Etienne, sr de Pramoulenc, né en 1655, sous-lieutenant au régiment du Piémont, mourut à Pignerol en 1(373.
(Haag.)
Le second Noé laissa des fils, seigneurs de La Ghaize, de Colombiers, de i^a Condamine, de Saint- Vincent de Barrez et de Saint-Pierre de Barry, dont la descendance existe de nos jours dans l'Ardèche, et s'allièrent aux maisons de Geis de Pampelonne, de Pauthéac de Grandval, de Barruel, qui ne ressortent point de notre sujet. La baronnie d' Aleyrac a passé par ies d' Assas et les Latour du Pin à la famille de Salvaire, dontlechef est aujourd'hui le baron Raymond de Salvaire d' Aleyrac, catholique, habitant le château de Cabrières,
près Saint-Jean du Gard. (Cazenove.)
4. Guinot d' Aleyrac, frère cadet de Guillaume, épousa en 1598 Madelaine du Chailard, dame de Fougères (par. de St-Vincent de Barrez) dont il eut, entre autres enfants, Daniel, sr de Fougères, docteur en droit, député à diverses assemblées des églises réformées en 1611 IVI, 409 b; Vil, 531 b] et 1621 [V, 140 a]. De son mariage avec Louise d'Audemar naquirent : 1° François-Louis, sr de Fougères, capitaine d'infanterie, à qui sa femme, Judith de Serres, ne donna que des filles : Susanne, Claudine-Gabrielle et Susanne ; 2° N. d' Aleyrac, capitaine au régiment de Quinoy, tué à la tête de sa compagnie ; — 3° N. d' Aleyrac, cornette dans le même régiment, mort en 1676.
ALEZIEU (N.), ministre de Garlin (Basses-Pyr.), pendu à Pau « sans nulle forme de procès,» par Henri de Navailles, seigneur de Peyre, gouverneur de la ville ; août 1569 (Bordenave, 263). — (Moïse), de Montpellier, étudiant à Genève, 1680.
ALGEVIN (Jean), du Grand-Gallargues, \lb1{Bull. III, 482).
ALGLANE (Jacq.), mis au Fort-1'Evèque, 1685.
ALGON (Jehan), de Die en Dauphiné, reçu habitant de Genève, 13 mai 1555.
ALGUE (Jaques), de S.-Hippolytede Roqueforcade en Languedoc, reçu habitant de Genève, 26 juin 1559. — Antoine d'), sieur de Grive, 1613 [IX, 135 b].— (Paul d') ou plutôt Dalgue, dit Lassagne, pasteur des Cévennes, 1745 [IL, 494 a].
ALHAUD (Antoine) et Marie Alhaude, massacrés en Provence, 1562 [X, 469 et 474].
ALHÉNAS (... d'), officier réfugié en Prusse, 1686 (Erman, IX, 3). Alhoue, voy. Aloue.
ALIBERT (ou Allibert), réfugié, de Grenoble, 1688 [VU, 424 b]. — (Pierre), marchand à Grenoble, réfugié avec sa femme et sa fille à Berlin, 1698. — (Jeanne), Alais 1754 [IX, 351 a]. — Jacques), de S.-Hippolyte, assisté à Genève pour gagner Berlin, 1698. — (André), de Ganges, id., 1699. — ^Guillaume) et sa femme, réfugiés à Genève, 1707. — (Mariej, assistée à Londres, 1721. — (Jean), des Cévennes, reçu habitant de Cenève,