‹ La France protestanteChapitre 48 sur 303 · ALPÉE DE S. - MAURICE · texte numérisé non relu

ALPÉE DE S. - MAURICE

MM. Haag ont cité incidemment deux pasteurs de ce nom, seigneurs de S.-Maurice l'un et l'autre : Sigisbert Alpée, vers 1610-1637 [HI, 199b; lY.4'.i5b; X.350], et Jacques Alpée, son fils [III. 199 b; IV. -278 a, 356 a; VI, 310 a; VII. 399 a et b; VIII. 372 b]. — Anne, fille de Sigisbert [III, 199 b].

-igisbert Alpée était pasteur de B.- Mars en Champagne l. Il avait épousé, en 1010, Marie Cappel. C'était un ecclésiastique instruit qui aimait les lettres et la polémique. On en a conservé un témoignage dans une lettre qu'il adressa le 1 1 sept. 1618 au pasteur Paul Ferry de Metz s. pour le féliciter de son ouvrage intitulé le Dernier désespoir, que Ferry venait de publier coutre le jésuite Véron [Y, 104 b].

Il eut plus tard lui-même une grave polémique à soutenir. Un seigneur protestant du pays qu'il habitait, nommé M. de La Haye, demeurant à Courgenay près Sens, après avoir repoussé l'invitation du roi lui-même qui désirait sa conversion, ne put se refuser à entendre un docteur de Sorbonne que le roi désigna pour l'instruire et lui démontrer l'erreur de ses opinions hérétiques. C'était

1 II signait : Sigibertus .ilpcrus, Eccletiœ reformata in oppido Summartiano ou bien in oppido S. Medardi pastor.

1 Cette lettre commence ainsi : « Sa-pios jam ad te. Tir ornatissime et eruditissime, scripturio; sed pudor hactenus prsceps meum hoc desidenum taiiquain sufflaminequodam cohibuit; teineritatis enini et audaciae tituluui apud te me incursurum vereor, si tibi ignotus, magis meis Helicone tuoillatis tela a sincerioribus et sanctioribus studiis distrabo... »

dans les premiers jours de l'année 1631, et le prêtre désigné était Charles-François d'Abra de Raconis. un des prédicateurs ordinaires de S. M., membre d'une famille qui, au XVIe siècle, avait embrassé les doctrines de la Réformation voy. Raconis) et maître d'escrime dès longtemps éprouvé (voy. Bull. IV. 01) en polémique religieuse. Forcé d'obéir au roi, le gentilhomme eut naturellement recours à l'appui de son pasteur ; mais il ne le trouva pas aussi empressé qu'il l'eût voulu. L'intérêt personnel qu'il avait à ce combat théologique l'empêchait d'acquiescer aux bonnes raisons que les pasteurs avaient depuis longtemps pour ne plus se prêtera ces tournois peu chevaleresques où jamais ils n'avaient rencontré la discussion loyale, mais où le docteur de l'Eglise romaine , parlant dans une assemblée organisée et présidée par des autorités qui lui étaient entièrement favorables, mettait sa tactique à discuter de toute chose excepté des points en discussion, jusqu'à ce que le ministre fatigué et indigné se refusât à le suivre dans ses excursions; alors il s'écriait que celui-ci désertait la lutte et il chantait victoire. Sigisbert Alpée, parfaitement instruit de la difficulté, mais ne pouvant priver de son assistance M. de La Haye, voulut se couvrir du moins de l'assentiment du consistoire de Paris, qui refusanettement, par la main de son président Jean Mestrezat, d'envoyer personne à cette conférence tout en lui permettant d'en soutenir le fardeau lui-même s'il le jugeait convenable, mais à la condition qu'il fixerait à l'avance les points sur lesquels devrait porter le débat et que sousaucun prétexte il ne s'en laisserait divertir. « Le commandement que faict S. M. à M. de La Haye, écrivait Mestrezat à son collègue, n'engageoit point un pasteur à une conférence si de vous mesme vous ne vous y fussiez obligé. Un homme a qui le Roy a faict tel commandement peut porter des oreilles et, au bout des discours du docteur, respondre selon la sincérité de sa conscience qu'il ne se sent point esbranlé a changer pour les discours qu'il a ouys et n'est pas obligé à réfuter le docteur : car il suffit a un fidelle d'estre persuadé en sa conscience par une lu-

ALPÉE

mière proportionnée à sa portée, sans pouvoir réfuter les subtilitez des docteurs contraires. »

La dispute eut donc lieu, malgré le consistoire de Paris, et le lecteur va juger combien le consistoire avait raison. Elle se tin t à Beaulieu, dans la maison du sieur de La Verrière, gouverneur de Sens, le 16 février 1631, et fut close le lendemain. Raconis était assisté des abbés de S.-Denys et de S. -Thierry. Voici de quelle manière commence le procès-verbal rédigé d'un commun accord :

« Le sieur de La Haye a proposé qu'il a receu l'homme de S. M. et depuis a esté prié de plusieurs de ses amis de quitter sa religion et se faire instruire en la croyance de l'Eglise romaine. Le dit sieur de La Haye a respondu que Dieu mercy il est chrestien et qu'il ne pouvoit se ranger à l'Egl. rom. a cause des additions qu'elle faict en sa religion aux choses contenues es Ecritures desquelles il adore la plénitude. Toutefois que si on luy peut monstrer aux dites Escritures :

« L'adoration et vénération des images;

« L'invocation des saincts décédez ;

« La transubstantiation;

« La manducation du corps de Jésus- Christ par la bouche du corps ;

« Un autre sacrifice propitiatoire que celui de Jésus en la croix ;

« Un autre purgatoire des péchez que le sang de Jésus-Christ;

« Comme on peut retrancher au peuple la couppe de l'Eucharistie,

« Et cela luy estant monstre par les sainctes Escritures, il est prest de changer sa religion et d'embrasser celle de l'Eglise romaine.

« Le dit sieur de Raconis a dit qu'il justifiera que le dit sieur de La Haye demeurant en la religion qu'il professe n'est point chrestien ; et cela faict, qu'il justifiera que c'est un- faux principe qu'on ne puisse rien croire qui ne se trouve en l'Escriture. Pour le reste des autres poincts il s'oblige de les prouver par des voyes que l'on ne sçauroit reprocher.

« — Ledit sieur Alpée a respondu qu'il est icy pour monstrer que les obstacles que M. de La Haye trouve pour entrer en l'Eglise romaine sont bien fonde/.

suivant son principe et partant prieM.de Raconis de commencer par la preuve du premier article pour ne point perdre temps puisque le dict sieur de La Haye s'oblige de croire les dicts poincts, si on les lui montre.

« — Le sieur de Raconis a dict que le premier poinct estant que demeurant le sieur de La Haye dans sa religion il ne peut estre chrestien, il le commence en cette sorte : — « Si sa religion ne peut « estre appelée chrestienne et divine, « demeurant en sa religion il ne peut « estre chrestien ; or est-il que sa reli- « gion ne peut estre appelée chrestienne « et divine, donc demeurant dans sa re- « ligion il ne peut estre appelle chres- « tien. »

« — Le sr Alpée respond que le sr de La Haye n'a mis aucunement le dict article pour doute, mais que la première de ses doutes est celle de la vénération des Images dont il désire ouïr la preuve sans incidenter, n'estant icy que pour monstrer que les doutes dudit sieur de La Haye sont bien fondées.

« — Le sieur de Raconis demande response à son argument ou adveu de ne le pouvoir faire et après promet de passer au reste.

« — Le sieur ministre dict qu'il se tient attaché au subject pour le q. il a esté envoyé et au cas que le d. sr de Raconis ne satisface aus dites doutes proteste que le dit sieur de La Haye ne peut estre satisfait.

« — Le sieur de Raconis après que le sieur ministre a esté solennellement sommé de respondre à son argument ou advoûer son impuissance n'ayant faict le premier, monstre qu'il acquiesce au second et ainsi qu'il ne peut maintenir sa religion estre divine et chrestienne.

« — Le sieur ministre a dict qu'il ne peut respondre au dict argument comme estant hors de la controverse et ne touchant point les doutes du dict sieur de La Haye. «

Le ministre se maintenait donc sur le vrai terrain; mais son gentilhomme n'avait pas la même fermeté et déclara que puisque l'argument avait été proposé, il trouvait raisonnable qu'il y fût répondu. Dès lors Raconis eut toute liberté d'entraîner son adversaire de syllogisme en

ALPÉE

ALTEYRAC

syllogisme le plus loin qu'il put des questions proposées et d'user ainsi le temps de la première séance. Le lendemain, même jeu; sauf que les adversaires ne voulurent plus s'y prêter et se tinrent plus fermement au sage conseil de Mestrezat.

« Le sieur de Raconis s' estant obligé à la lin de la séance précédente de prouver que l'Escriture ne peut estre règle de toute vérité et juge souverain des controverses, entre en sa preuve par cet argument : « Si l'escripture saincte est rè- « gle de toute vérité et juge souverain « des controverses, ou c'a esté pour tous a les temps que l'Eglise a deu durer et « pour toutes les controverses qui pou- « voient naistre en matière de foy, ou « seulement pour quelque temps ou pour « quelque controverse. Or le sieur mi- « nistre ne peut dire ny l'un ny l'autre « sans évidente absurdité : donc l'Escrip- « ture n'est point règle de toute vérité « ny juge souverain des controverses. ■

Cette fois, Alpée de S. -Maurice refusa positivement de répondre. Son adversaire se lit donner acte de ce qu'il appelle : « lascbe et honteuse fuitte du « ministre », et « pleine victoire, de la « vérité puisque l'erreur n'ose passedef- « fendre » ; puis il rédigea un rapport triomphant qu'il lit imprimer sous ce titre : Nue et véritable relation faicte au Roy de la conférence tenue par son commandement... Paris, chez Toussaint dellray, 103-2; 4 et 62 pag. in-8°. I avec ce rapport même que nous avons reproduit toute la scène et mis à jour quelques-unes des fadaises de L'argumentation catholique.

3. Jacques Alpée, fils de Sigisbert, fut de 1649 à 1655 pasteur à Av, Chaltray et S. -Mars [III, 199 b; IV, 356 ft; VII, 399], puis pasteur et professeur en 1660 à Sedan [VIII, 37*2 h]. Il a laissé des ouvrages et des Sermons dont les suivants sont les seuls que nous ayons retrouvés :

Deuxième sermon prononcé à Sedan le jour du jeusne qui s'y est célébré le jeudy 25 mars 1660, par Jacq. Alpée de S. Maurice, ministre de la parole de Dieu et professeur de théologie audit lieu (sur l'ép. IGor. XI, 31); Sedan, 1660, 40 pag. in -8°. (Le premier sermon avait été prononcé par le professeur Le Blanc

de Beaulieu, et un troisième par Josué Le Vasseur.)

Disputât io theologica de missx sacri- Jicin. Voy. le Thésaurus disputationum thentogicarum sedanensium : Gênera, 1661, 2 vol. in-4». t II. p. 1073-93.)

On a encore de Jacques Alpée : Examen d'un livre du P. Adam intitulé : Projet présenté à MM. de la R. P. R. de la ville de Sedan ; Gharenton, 1663, in-4°. Il avait fait ses études à Saumur et y avait soutenu sous la présidence de La Place une thèse De statu hominis lapsi ante gratiam (Biblioth. de S. Chappuis à Lausanne).

Jacques Alpée, lors de la révocation de l'édit de Nantes, s'étant retiré en Hollande, fut replacé en sa double qualité de pasteur et de professeur à Maescricht. Il y demeura depuis 1686 jusqu'à sa mort arrivée en 1700.

ALPERON ou Alpron (Jacques), juif converti au protestantisme. Il enseignait la langue hébraïque à Loudun, lorsque le bruit des succès qu'il obtenait dans son enseignement, souleva les bigots contre lui, et le 17 janvier 1665, une lettre de cachet ferma son école [Hâag I, 66]. Il la transporta à Saumur où il était en 1678, car le 12 janv. de cette année, Philippe Mesnard sieur d'Aire, écrivait à Bayle qu'il était logé à Saumur « chez M. Alpron, juif converti, « habillissime dans toutes les langues « orientales et fort profond dans la doc- « trine duTalmud, savant au reste italicè « et kupamd, qui a l'art de tien montrer « ce qu'il sait, enfin qui a de l'esprit et « du brillant. » En 1685 il obtint de passer quelques jours à Paris [LU, 83 b], sans doute avant de quitter le royaume.

ALPHAN (Anthoyne), natif de Seyne en Provence, reeu habitant de Genève, 13 juin 1558.

ALRAN (Jeanne \ emprisonnée en 175-2 [X, 405].

ALTAINVILLE, officier du duc de La Force, emprisonné en 1698 (Bull. III, 166).

ALTEMPS(Jehan d'), pasteur à Montpesat, v. 1567 (Bull. IX, 297).

ALTERIOUD (Jeanne), emprisonnée à la tour de Gonstance, 1739 [X, 442 .

ALTEYRAC (famille d'), 1674-1687 [VI, 56 b; IX, 343 b].

AJLTH1ESSER — AMALRI

ALTHIESSER (Symphorien) et non Altbiesser [Haag I, 67 ; — II, 5 16] , plus connu sous le nom. latin de Pollio.

C'était un théologien strasbourgeois né dans la seconde moitié du XVe siècle, et qui, remplissant une cure dans la ville, fut chargé, par le chapitre, en considération de son éloquence, de soutenir la polémique contre les réformateurs au nom du clergé catholique (1552). Jamais attente ne fut plus cruellement trompée. Althiesser rivalisa dans la prédication de l'Evangile avec celui qu'il était chargé de combattre. Il fut destitué et devint pasteur aux environs de la ville.

ALUIE (d'), pasteur de Chàtelleraut réfugié, 1572, à La Rochelle [II, 193 b].

Aluinbusc (J. d'), voyez Houdetot.

ALUSSON, « mercier de S.-Lambert du Lattay en Anjou, » reçu habitant de Genève, 20 sept. 1572.

ALYE (Jacques), massacré en Provence, 1562 [X, 470].

ALZARD, du Dauphiné, 1683 [III, 28 a].

AMADINE (Anne d), de Bellocq, prisonnière au château de Pau, 1688.

AMAIL (Jacques) et Marie sa femme, naturalisés anglais, 21 mars 1688.

AMALBERT (Dominique), de Vintimille, étudiante Genève, 1599.

AMALRI (Jean), dit Sanglar ou Senglar, de Montpellier, un des plus braves chefs protestants du Languedoc [Haag I 67 b ; — 18 b ; VI, 444 b] . Il s'était déjà acquis une certaine réputation, lorsque Baudiné l'envoya, en 1562, commander Agde , alors' menacée par Joyeuse, en place du capitaine Condormiac qui venait de mourir. Ce fut le 30 oct. que les catholiques parurent sous les murs de cette ville, et ils la serrèrent de si près qu'il fut impossible à Calv-et , enseigne de Sanglar, et à Antoine Dupleix dit Gremian, d'y jeter le renfort qu'ils amenaient. La ville manquait de munitions ; la garnison était extrêmement faible , et pour comble de malheur, la mort du capitaine de Lom, autrement dit Pareloups, et l'absence de son lieutenant Perrean laissaient le gouverneur sans officier capable de le seconder. Mais le courage de Sanglar, soutenu par la résolution des habitants, suflit à tout.

Les assiégeants ouvrirent le feu le

1er novembre. Une batterie de six pièces de canon battit en brèche les faibles murailles de la ville, et l'assaut fut préparé. Les habitants, encouragés par leur ministre, nommé Tori*eau, « homme plein de zèle et de courage, » dit Bèze, se disposèrent de leur côté à recevoir bravement les assaillants. L'assaut dura quatre heures avec un acharnement inouï. L'ennemi, repoussé sur tous les points, battit en retraite, laissant un grand nombre de morts sur la place. La nuit entière fut consacrée par les assiégés à réparer la brèche; hommes, femmes, enfants, tous s'y employèrent. Le lendemain se passa en escarmouches dans l'une desquelles le ministre Torreau reçut une blessure dont il mourut quelques jours après.

Dès le commencement du siège, un soldat, nommé Trencaire, s'était chargé d'aller chercher du secours à Béziers.

L'entreprise était périlleuse : il fallait traverser le camp ennemi, passer l'Hérault à la nage et franchir plusieurs lieues d'un pays sillonné en tous sens par l'ennemi. L'intrépide Trencaire surmonta tous les obstacles : il obtint des protestants de Béziers qu'ils enverraient au secours d'Agde cent vingt arquebusiers commandés par le capitaine Angles et portant chacun, outre son fourniment, une livre de poudre. Cette petite troupe, guidée par lui, entra dans la ville à la faveur de la nuit, le 3 novembre. Le même jour, le canon de Joyeuse ouvrit une nouvelle brèche; mais les assiégés reçurent avec tant de vigueur ceux qui se présentèrent à l'assaut, que la retraite fut bientôt sonnée. La nuit suivante, Joyeuse, averti de l'approche de Baudiné, leva son camp en toute hâte et se replia sur Pézenas avec son artillerie et les débris de son armée.

Cette belle défense valut à Sanglar le titre de gouverneur d'Agde que lui conféra quelques jours après le comte de Crussol, frère aîné de Baudiné, qui venait d'être élu « par les Estats des villes et diocèses protestants tenus à A' ismes. chef du pays, conducteur, protecteur et conservateur jusquesàla majorité du roy. »

Dans la seconde guerre civile, en 1 567, nous retrouvons le capitaine Amalri à Montpellier, où il contribua, sous les

AMALHI — A MAT

ordres de Baudiné. à la prise du fort S. -Pierre Voir Airebaudouze) : aussi fut-il compris dans l'arrêt rendu à ce sujet par le parlement de Toulouse et condamné à mort par contumace. En 1573, il prit une part active à la belle défense de Sommières contre Damville. Deux ans plus tard, il servait sous les- ordres de ce maréchal, alors l'allié des protestants, qui lui confia le gouvernement de Sommières. lorsqu'il s'en fut emparé malgré les efforts du duc d'Uzès. Damville. infidèle à ses engagements, s'étant rapproché de la cour. Sanglar. à la tète des religionnaires de Béziers. vola au secours de Montpellier, qui était menacé par les catholiques; mais, fait prisonnier dans une reconnaissance, il fut pendu par ordre du maréchal. Sa tête placée au bout d'une pique fut promener en triomphe par tout le camp.

1 . AMALRIC (Isabeau). dame de Barjac: v. 1580 I. 247 b}. Voy. Durfort. — (Pierre), réfusié à Genève. 1685.

2. AMALRIC (Guillaume d'). consul de Sommières. 1611 [VII, 533 b], sieurde

illargues, 1613 IX. 136 a]. — Marguerite (d';. 1600 [IX, 136 b]. - (Antoine). d'Alais. ayant refusé les sacrements dans la maladie dont il est convalescent est condamné comme relaps aux galères perpétuelles . quoique les médecins le déclarent trop faible; il abjure dans sa prison. 1699 (Arch. gèn. Tt).

AMALYY Paul), seigneur de Farinières. docteur en droit, premier consul de Puylaurens en 16-23. étaitfilsde Jean, qui lui-même, avait occupé dignement cette charge pendant les guerres de religion. Il était marié avec Catherine de Roux et eut plusieurs enfants dont trois connus : Jean, seigneur de Farinières; David, dont nous allons parler, et Paul, collecteur des deniers royaux.

David d'Amalvy lit ses études à l'aca- ! demie de sa ville natale sous la direction du pasteur Bonnafoits. bien connu alors par son savoir et sa piété. En 1676, il était ministre de Réalville, en résidence à Négrepelisse d'où sa femme, Marthe Monteil, était originaire. Leurs enfants furent : Isaac. Jeanne et Marthe. (Testament de Bonnafous et autres documents particuliers. Pradel.)

AMAX ou Amand (Paul), de Sedan.

marchand manufacturier de l>as. sa femme, trois enfants à lui. et trois autres enfants de ses beaux-frères de Metz, son frère, sa sœur, son père, sa mère, une servante et deux apprentifs. réfugiés à Berlin. 1698. — (Jaques), de Sedan, secouru à Genève (1699). pour retourner en Allemagne.

Papiers Dietcrici, et de la Bourse françoise.

AMAXDY Laurent . rubantier. du Luc en Provence, reçu habitant Anève. juill. 1558. — (Charles), du dioc.de Fréjus. ïd.. 8 mai 1559.

AMAXJOU de la Zardoxmère. tué à La Rochelle, 1573 [IV. 395 a].

AMAXZÉ ou Amanzav. capitaine.

isiné 1568 [II. 360 a, note]. — Isabelle d), 1584 [Aid.].

AMARD(Je\n . -.-Bonnet en Dauphiné. avec sa femme et trois enfan t sistés à Genève pour aller à Berlin. 1700.

1. AMARYk Leonardus^THar/w-snormanus. » étudiant à Genève. 1563.

•2. AMARY.past.de Bressuire. réfugié en i:>7-2 à la Rochelle [H, 193 b. note].

1. AMAT, « Johannes Amaius Montispesulanidioces., j>étud. à Genève. 1 563.

%. AMAT de la Rose, médecin, membre du consistoire de la Roche-Bernard en 1563. Voir Crevain, p. 139.

3. AMAT (Pierre', ancien de Yilleveyrac (Hérault), chargé en vertu d'un contrat à lui passé par les autres anciens, ses collègues. 4 sept. 1678. de la levée des cotisations pour l'entretien de M. X ester Brun, ministre de l'église de S.-Pargoire, où ceux de Villeveyrac. prives «le leur temple, vont entendre la prédication.

Minutes de J. Nicolas, notaire de Viaeveyrac.

i. AMAT. de Chamberigaud, chantre et lecteur dans le camp des Camisards, 17i»', Bull. XVI. n

5. AMAT (Isabeau , chargée de son vieux père, assistée à Genève. 1692. — (Joseph), d'Orange, id., 1698. — (lsaac\d'0range, assisté ta Genève pour chercher un refuge en Suisse. 7 se; 1. 1 703. — (Sa veuve) et un enfant, id., le même jour. — (Jean), de Maringue en Auvergne, laisse à Genève sa femme et son fils, qui enseigne les langues, et reçoit un secours pour aller en Allemagne. 17U4. — (Jean), sa femme et ses enfants, assistés à Londres. 1721 : mort le "25 déc. 17-21.

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