AMAT del Rang (Gillette d'), dame de Lautrec [VI, 435 b
AMATZ (Jean), maire de Villeneufve en Languedoc, 1562 {Bull. III, 228).
1. AMAURY (Daniel), de Picardie, maître chirurgien, réfugié à Francforts.-Oder, 1698.
2. AMAURY (Guillaume), d'Orange, assisté à Genève, 7 sept. 1703. — (Marguerite), assistée àLondres, 1702. — (Claude), de Guise, 48 ans, Sara sa femme et trois enfants, assistés à Londres, 1702-1705.
— Daniel Amory, naturalisé anglais, 1682. Plusieurs autres, assistés à Londres jusqu'en 1723, écrivant aussi leur nom Amory.
AMBARBE (P.), à Gampagnac. 1672 [IV, 394 b].
AMBESAIGUES (Honorât d'), ancien de Pézenas, 1562 (Bull. III, 228). — (la demoiselle d'), vers 1590, à Béziers [X, 225].
AMBESIEUX de Galignon (D'),poëte, né en 1729 [III, 104 a).
AMBLARD, capitaine, 1577 [II, 181].
— (Jean), pastear de S.-Glaud en Saintonge [VII, 375 a1]. — (P.), des Gévennes, déporté, 1687 [X, 432]. — (Pierre), de Paris, reçu habitant de Genève, 10 avril 1702.
Le pasteur de S.-Claud, après avoir vu sa paroisse supprimée, s'était retiré, en 1685, chez le seigneur de Suaux, dont l'habitation n'était qu'à une demi-lieue de distance, mais en Poitou. M. de Gourgues, intendant de Limoges, serviteur brûlant de zèle, supportait aigrement ce voisinage, lorsqu'il reçut une lettre signée du roi en date du 29 juin 1685, où l'on signalait l'abus grave consistant en ce que, dans les lieux où l'exercice était interdit, les huguenots ne faisaient plus baptiser leurs enfants. Plutôt que d'être donnés au curé, beaucoup d'enfants mouraient sans baptême. Or, cet homme impitoyable aux souffrances des vivants, Louis XIV, troublé par la pensée des morts et des damnés , écrivit à l'intendant, qui, du reste, l'en avait sollicité, de désigner des ministres pour remédier à l'abus. « Mon intention, disait-il, est que vous observiez, dans l'establisse-
» Ou 33S bis. Dans l'impression du t. VII de llaag on s'est trompé en paginant la feuille 24 ; au lieu de la paginer 369 à 384 on a mis une seconde fois 829444.
ment que vous ferez des ministres pour baptiser les enfants nouveaux-nez, de ne pas choisir pour cela les plus habilles, mais bien les moins accréditez parmi ceux de la dite Religion, afin que l'on prenne moins de confiance en eux et qu'ils ne soyent considérez que pour administrer les baptêmes. » Amblard fut nommé pour Angoulême, et Roch, pasteur de Jarnac, pour Ruffec. Aussitôt ce dernier s'enfuit à Genève. L'intendant mit en son lieu et place le pasteur Villemandi. Villemandi, s'esquivant à Saumur, sut gagner l'Angleterre. Il ne resta plus d'autre ressource au zèle de M. de Gourgues que de nommer le pasteur de Jarnac, Lechantre. Ce n'était pas que ces ministres fussent « les moins habiles et les moins accrédités, » suivant cette fausse conception du roi qu'il existerait dans le corps pastoral, comme dans l'Eglise romaine , une sorte de bas clergé ; mais M. de Gourgues écrivait lui-même qu'il avait bien été forcé de prendre ces deux- là, car il ne restait pas un seul autre ministre non décrété (non interdit) dans le Limousin. « Ils prennent plaisir à s'absenter pour ne pas exécuter l'arrêt, » ajoutait-il avec amertume. Malheureusement, ni Amblard, qu'il menaçait de l'amende et de la prison, ni Lechantre n'étaient de sa province, et il fallait que son abus de pouvoir fût criant, car on lui écrivit des bureaux du gouvernement, à la date du 2 sept. 1685 : « Quant aux ministres de Jarnac et de Seaux qui refusent d'obéir à vos ordres pour les baptêmes, M. de Ruvigny a dit à Mgr de Croissy qu'ils n'estoient point de vostre département et qu'il y en avoit deux autres dans la province deLimo^v> que vous pouviez, Monsieur, employer au lieu de ces deux-là. »
AMBLELLES (de Villeneuve d'), famille cévenole [IU, 163 b ; VI, 28 a ; VII, 60 a; IX, 507 b]. Voy. Villeneuve.
AMBOISE (Antoinette d'), mère d'Antoine de la Rochefoucaud, capitaine huguenot v. 1568 [VI, 357 b]. - (Marguerite d'), 1634 [III, 246 b].
AMBOIX DE LARBONT (d'). On dit cette maison d'origine catalane et l'une des familles cathares ' dont les des-
» Les cathares, c'est-à-dire tes purs, était le nom que se donnaient les prêtres et les Mêles de l'hérésie alhi-
AMBOIX
cendants subsistent encore. Toujours estelle pyrénéenne, ainsi que le prouvent et la forme de son nom . qu'on prononce dans le pays Amboux de Larboust*. et son fief situé dans la montagne de Sérou et le rameau de buis, arbuste indigène, son emblème héraldique (Nap. Peyrat. Les bords de l'Arise. un vol . in- 1 2] . = A rmes : D'or à un brin ou branche de buis, de sinople.
L'un des membres de cette famille avait été rompu vif et décapité pour la religion, en 150-2, à Pamiers voy. III. 92 ). et ci-dessus, col. -29). Un autre Amboix de Larbont. se distingua comme commandant du Mas-d'Azil. en lf.?:.. lorsque cette place soutint victorieusement un siège contre l'armée royale, commandée par le maréchal de Thémines. Dans ce siège mémorable, où les femmes combattirent comme des hommes, douze mille soldats catholiques furent d'abord arrêtés un jour et une nuit à la ferme de Chambonet par un laboureur. Jean du Tehl. avec six de ses neveux et cousins bien armés et surtout bien résolus : ils furent arrêtés encore aux approches du Mas-d'Azil. au village des Bordes, par cinquante jeunes gens dirigés par le capitaine Pierre Peyrat et dont cinq seulement échappèrent à la mort. Enfin, au Mas même, qui comptait sept cents défenseurs mâles, auxquels le duc de Rohan fit parvenir un secours de cinq cents hommes commandés par l'amiral de S.-Blancart et le capitaine François tDusson, les soldats de Thémines furent Obligés de' se retirer (1"2 oct. 1625] après six semaines de siège et plusieurs assauts meurtriers. Larbont prit du service plus tard dan> les armées de Louis XIII et fut blessé en Espagne au siése de Leucate 1637). Il mourut en paix, au Masd'Azil. De sa femme, tille de Tristan Dusson, sœur de François, il eut un fils, plus connu sous le nom de M. de Pradals, qui fut l'ami de Bayle. Vie de Bayle par Desmaizeaux.)
En 1090, François il' Amboix, chef de la branche ainée de la famille, se réfugia
geoise si odieusement étouffée dans le sang aux XII' et Xlll» sM
! MM. Haag Pont orthographiée ainsi, l'avant citée nne fois |l\, va a]. Dans les Mem. de Ro/um, on rappelle Caiboutt, par une faut.- typegrapfcMfv.
en Irlande avec sa femme, Catherine de Barricave, suivi des frères et sœurs de cette dernière -.Guillaume, Rose. Jeanne, Madelaine, Marguerite et Anne de Barricave. Une sœur unique de François, nommée Marie d' Amboix, fut élevée dans la religion catholique, et. aux termes de ledit de déc. 1689, elle fut mise en possession de tous les biens de ses parents fugitifs pour la religion. Elle prit le voile au couvent de Fabas. en et ne se constituant qu'une dot de 2,540 liv. , elle fit donation du reste de la fortune à son oncle Paul d'Amboix.
chef de la branche cadette et souche des d'Amboix d'aujourd'hui.
Deux branches nouvelles se formèrent alors de cette dernière. L'ainée eut pour chef Jean-Paul d'Amboix. capitaine au régiment du Roi. né en 1 730. mort en 1820, lequel eut de sa femme. Jeanne- Marie de Bonvilar. cinq fils et une fille morte jeune. Deux de ses fils émigrèrent et moururent à Quiberon. Des trois autres : Jean-Jacques-Charles dit : MT de Larbont. né en 1761. mort en 1836, Edmond. 1781-4856, Vic-roR. 1779-1859. ce dernier seul se maria. Il fut maire du : Azil et membre du conseil gébéral de l'Ariéire. de 1816 :tua-
tion dans laquelle il rendit de nombreux services aux églises réformées de son département. Il eut d'Amélie de Maysonnade de Larlenque deux (ils : I Albert, né en 18T2, marié en 1H38 à Marie- Thérèse-Inès de Chapel-Cardet, dont il a eu une fille et un fils. Alfred, capitaine d'état- major: '2e Léopold. né en 1813, maire du Mas-d'Azil en 1851, mort célibataire en 1860. et deux filles. Mme de Falguerolles et Mmede Briançon. M. Alfred d'Amboix a épousé récemment MMe Cécile, fille du comte Robert de Pour talés.
La branche cadette eut pour chef Jean- Pierre, frère unique de Jean-Paul. Xéen 1739, il eut de Suzanne Pons deux fils et trois filles. Les deux fils. Henri, né en 177"!. et Philippe, né en 1777. mort au Mas en 187-2. partirent en 179*2 avec leur père, comme volontaires, pour l'armée des Pyrénées-Orientales. Le père, devenu chef de bataillon, fut tué au combat de Peyres-Tortes en 179:,. Henri, maire dn Mas-d'Azil pendant les (lent
AMBOIX — AMIEL
jours et de 1830 à 1839, année de sa mort, se maria en 1808 avec M"e Joséphine Boubila, dont il eut : Adrien, en 1809; Aurélie, en 1810 (morte en 1855); Lucie, en 1818; Mathilde, en 1811, mariée en 1839 au pasteur Lacroix, de Saverdun. (Goudère, past. du Mas-d'Azil. — Cazenove.)
AMBRES (J.-J. de Voisins, baron d') ; voyez Voisins et [IX, 532 b. — Voy. encore : III, 392 a; IV, 134 a; V, 396 a; VI. 360 b].
AMBRIOL (peut-être Aubriotf), ancien de Mas-Saintes-Puelles, 1614 [VII, 64 a, note].
AMBROIS (Lucrèce d'),1558 [111,47].
Ambrois, à Bourges, 1572, apostat [IV, 300 a].
AMBRUN, ministre. Le catalogue imprimé de la bibliothèque de La Rochelle mentionne, sous ce nom d'auteur, un ouvrage intitulé : Réponse à l'histoire critique dit Vieux Testament; Rotterdam, Leers; 1685, in-4°. (Bourchenin.)
AMELIN (Philibert), natif de Tours, martyr; voy. Hamelin.
AMELIN (Marguerite d'), 1588 [II, 122 a].
AMELLE (Catherine), d'Antibes; déterrée après sa mortetdonnée aux chiens,
AMELLY, à Valence, 1562 [El, 106 a].
AMELY (Olivier), pendu en effigie à Montauban, 1560 [III, 104 b].