‹ La France protestanteChapitre 70 sur 303 · ANDRÉ · texte numérisé non relu

ANDRÉ

(Gabriel), déporté, 1687 [X*, 431].— (Antoinette, fille de Pierre), de Galvisson, avec son mari Jean Peirin, de S.-Ambroix, id. 1691. — (Pierre), de Poussan, réfug. à Yverdun, \%^~l.— André, dit La Gaillarde et ses deux enfants, réfugiés, 1695-97. — (Pierre), de S.-Ambroix, assisté en passant à Genève pour se réfugier en Allemagne, 1698. — (Moyse), de Metz, serrurier, sa femme et deux enfants réfugiés à Berlin. — (....), de Nîmes, manufacturier avec six compagnons et apprentis, réfugiés à Magdebourg. — (Isaac), de Chastillon en Dauphiné, cordonnier à Berlin. — (Louis- Guillaume), cordonnier, sa femme et deux enfants, à Magdebourg. — (Simon), tailleur, sa femme et trois enfants, à Magdebourg. — (Jean), cardeur de laine, à Spandau. — (Jacques), avec quatre personnes, à Grambzow. — (Pierre), de Rivière en Languedoc, peigneur de laine, sa femme et un enfant, à Magdebourg ; tous en 1698 et 1700. — (Charles), de Nîmes, reçoit à Genève un secours pour gagner Magdebourg, 1701.

— ( ), de Gap, famille de trois personnes assistée en passant à Genève pour gagner l'Allemagne, 1701. — (Marguerite), de Saumur, 56 ans, et Esther, sa fille, assistées à Londres, 1705. — (Jean), de Chastillon en Dauphiné, assisté à Genève, 1709. — (Esther, Charles, Françoise), réfugiés et assistés à Londres, 1721.— (Antoine-), des Cévennes, galérien, 1703 [X, 419].— (André), galérien, 1705 [X, 420|.— (Anthoine), de Genouilhat, (fils d'André), galérien, manœuvre, reçu habitant de Genève, 7 oct.

1721. — (Pierre, fils de feu Guill.), de Nîmes, meunier, reçu habitant de Genève, 14 mars 1713. — (J.\ galérien, 1705 [X, 423]. —(....), déporté, 1720 [X, 404]. — (Claude), galérien, 1720, Bull.

XV, 303. — (Louis, fils de feu Pierre), de Sauves en Languedoc, reçu habitant de Genève le 12 novembre 1725. — (Jean, fils de Claude), de Livron en Dauphiné, reçu habitant de Genève le 15 août 1730."— (Pierre, fils d'André), de S. -Germain en Languedoc, id. 5 avril 1737. — (Louis), de S.-Just, galérien, 1746 [X, 426].

8. ANDRÉ [Haag, I, 96; — X, 433], notable habitant du Pont-de-Mont-

vert , victime des persécutions dans le Midi. Il avait été obligé de s'enfuir dans les montagnes, en 1685, pour échapper aux terribles convertisseurs du cruel chevalier de Gène. Poursuivi par les dragons , traqué dans les forêts comme une bête féroce, il eut le malheur d'être découvert. Il se rendit sans résistance, seulement il refusa de se laisser enchaîner comme un malfaiteur, protestant qu'il était disposé à suivre le soldat qui l'avait arrêté. Pendant cette contestation, survint un autre dragon qui y mit un terme en le frappant mortellement. Avant d'expirer, le malheureux André demanda à serrer la main de son meurtrier, lui donnant l'assurance qu'il lui pardonnait. Son corps fut traîné sur la claie, ses biens confisqués, sa femme et ses enfants, dont le précepteur, nommé Blanc, fut égorgé, chassés de leur demeure, et sa maison cédée au fameux abbé du Chaila, archiprêtre de Mende et inspecteur des missions dans les Cévennes. Cette maison, alors la plus apparente du bourg, existe encore aujourd'hui; on y a établi une auberge. M. Peyrat, qui l'a visitée récemment, en fait la description dans son Histoire des pasteurs du désert : « Elle est située, dit-il, à l'extrémité septentrionale du pont, où le Rioumal tombe dans le Tarn; elle est isolée, et hormis ses deux portes au levant et au couchant, elle n'a point d'ouverture sur la rue, ce qui lui donne l'aspect sombre d'un couvent; au midi, sa façade regarde sur une étroite terrasse abaissée de quelques marches au-dessous du rez-de-chaussée, mais élevée de plusieurs pieds au-dessus du Tarn qui murmure incessamment dans son large lit obstrué d'énormes cailloux roulés et polis par les grandes eaux. Un puits, destiné à l'arrosement de quelques fleurs, est creusé au milieu de ce parterre, clos d'une haie vive au couchant. » Le voyageur insouciant qui s'arrête aujourd'hui dans cette paisible auberge, frissonnerait d'horreur si quelque nouvelle py thonisse d'Hendor faisait passer sous ses yeux les scènes effroyables dont ces lieux ont été témoins. « Les prisonniers qui avoient le malheur de tomber entre les mains de l'abbé du Chaila, lit-on dans l'Histoire

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