ABRAHAM
ABRENETHEE
ham, naguières prieur des Carmes en la ville <Y Arles; publiquement faicte en l'église reformée d'Uzez ; La Rochelle; Haultin, 1600; 8 p. in-8°.
C'était certainement le sentiment d'un grand devoir accompli qui faisait dire à l'auteur de cette déclaration : « Si Platon remercioit Dieu d'être né au temps de Socrate, nous devons louanger le nom du Seigneur de nous avoir fait naître en ce siècle resplendissant de la clarté de l'Evangile. » Il remercie Dieu de l'avoir éclairé et adopté pour son enfant. Il se félicite d'être maintenant dans la maison du Seigneur et dans la liberté de sa conscience. «S'il plaist à Dieu, dit-il, de sanctifier mon souhait et bénir mon labeur, commej'ai servi de canal aux mensonges etfallaces de Satan, je servirai de trompette pour publier la vérité de l'Evangile... Que Dieu me fortifie et achève son œuvre en moi. — A quoi tout le peuple répondit « haut et clair » : Amen. » Le 9 de janvier 1600.
Une telle Déclaration devait exciter contre son auteur de violentes récriminations de ses anciens coreligionnaires.
P. V. de Gayet publia pour le réfuter : Les Hélas du P Abraham de S. L&up (Paris, Fr. Jacquin, 1 601 . in-8°, 30 j daté de S.-Martin-des-Champs à Paris, le -2 avril 1601), opuscule où l'auteur commence par s'élever contre «ce misérable siècle auquel chacun abuse de la licence effrénée de sa propre cupidité. » Un cordelier de Bordeaux, le frère Nicolas Auhespin, lit imprimer la même année un pamphlet intitulé : Le Fouet des Apostats (Paris. 1601 ; 210 p. in-1'2 dans lequel il accable Abraham de son ironie : « Suit un certain p. Abraham, apostat d'Arles, lequel faict l'estonné et dolent comme s'il estoit. au milieu de la mer. Je rois bipn, dit-il, qu'il me faudra marcher sur des espines. Pauvret qui as le cuir si délicat que feras-tu passant à travers ces épines? Geste haire, ces fouets, ces jeusnes, la dure paillasse et les autres mortifications de ta religion te ruineront ! »
L'ancien prieur des Carmes fut pasteur de Sumène, 1600-25 : puis de Colosnac etdeS.-Marcel, 16:6-37 [VII, 533; VIII.
'i0l aj. 11 était de Langres.
&. ABRAHAM Bernard), d'Aimar-
gues, 165? ; étudiant à Saumur ; ministre d' Aiguës-Mortes, 1658 [VI. 311 b; VIII, 367 a], de Poussan 1658-60.
6. ABRAHAM (le capitaine), chef camisard. Vov. Mazel (Abraham).
ABRENETHÉE Adam d' , savant écossais Abernethy de son vrai nom , que MM. Haag ont mentionné [III.
434 b], comme s'étant exilé lui-même de sa première patrie, avec plusieurs autres puritains (Thomas Dempster , Jacq.
Combarius et Hugues Piantré), lesquels refusaient de se soumettre aux cérémonies du culte anglican introduites par le roi Jacques leT. Cette pléiade d'Ecossais, à son arrivée en France, trouva place à l'école de théologie ou collège de Nîmes. Le principal du collège, Pierre Cheiron. les appela et donna une forte impulsion aux études dans cet établissement par l'adjonction de ces austères et savants étrangers. Abrenethée était docteur en médecine de la faculté de Montpellier et commença, dès le mois de novembre 1600. par faire une classe au collège de Castres. En même temps il était précepteur du fils de Pierre d'Augier, baron de Sabran, irouverneur de la province. De Castres où il ne resta que six mois, il passa au collège île Nimes. où admis à la chaire de philosophie en 1601, à la suite d'un brillant concours, il professa jusqu'en 1607. Puis il entra au collège de Montpellier, où il enseignait lorsqu'il eut un procès avec un étudiant, son compatriote, qui avait falsifié le chiffre d'une obligation souscrite par le professeur, et il obtint du jugemage de Montpellier la permission de faire imprimer un récit de l'affaire, brochure de 8 pages in-8°, d'où sont tirés ces détails et qui porte pour titre : Verifatis (estimonium mendacio et calumnia- oppositum, in gratiam V. Cl. Ad.
Abrenethei. inclyta' l'niversit. medieea* Monspeliensium doctoris et lycan regii apud eosdem moderatoris in eoque philosophie professons primario. Monspelii ex typ. Ant. Candidi, 1611.
En 1616, l'évèque de Montpelllier ayant repris possession du collège de cette ville, Abrenethée, en sa qualité de calviniste, dut se retirer; mais ce ne fut pas sans résistance. Le gouverneur de la ville se vit obligé de lancer contre lui
ABRENETHÉE — ABRIA
un décret de prise de corps ; Abrenethée en appela au parlement de Toulouse, et ce fut sans doute afin de se créer une nouvelle situation qu'il concourut en 1617 pour la chaire de chirurgie et pharmacie, créée par Henri IV en 1598, à la faculté de médecine de Montpellier, et que la mort du professeur Dortoman venait de laisser vacante. On a la thèse qu'il fit imprimer en cette circonstance (Quscstiones medicse cathedralitiœ XII, etc.). H ne fut point nommé, mais il avait neuf concurrents, et le concours fut des plus sérieux. C'était un esprit aussi varié que solide. On conserve aussi de lui (à la bibliothèque de Montpellier) un petit volume de poésies latines1, dans lequel il traite de sujets religieux, ou d'histoire naturelle, ou seulement littéraires, et décerne à sa patrie d'adoption, Montpellier, les plus poétiques éloges 2.
A la mort de Cheiron, arrivée en 1619, Adam d'Abrenethée lui succéda comme principal du collège de Nimes. Mais son administration fut malheureuse. Il n'eut pas, dit-on, la main assez ferme pour maintenir les règlements et le duc de Rohan lui retira même ses fonctions, au mois d'octobre 1627, comme suspect d'intelligence avec la cour de Louis XIII, le remplaçant par Samuel Petit.
Abrenethée était né à Edimbourg, où il avait été reçu maître es arts le 7 août 1594; il avait obtenu des lettres de naturalité française en oct. 1624. 11 épousa Jeanne Plantavif de La Pause et mourut avant 1653.
On lit dans les « Jugements de la noblesse, » que d' Aubaïs et Ménard ont insérés parmi les Pièces fugitives , que de ce mariage naquit : « Daniel d'Abrene- « thèe , ministre demeurant au Gaila, « dioc. de Nîmes, à qui le chancelier « d'Angleterre étant à Montpellier donna « un certificat le 24 oct. 1668, portant « témoignage de l'ancienneté de la fa-
1 Intitulé : Musa campestris, castitateui styli poeticœ juventuti proponcns, duobus libris. Accessit et Galliœ Parnussus Monspcliensis, colonia Musai uni, etc. Monspelii, typ. J. Gilleti, I609,in-I2; deux parties de 7« pag. chacune.
■ Après avoir parcouru la France et même mis le pied en «civique, en Suisse, en Espagne et en Italie, il n'a trouvé la vraie poésie qu'à Montpellier. «< llic l'arnassus litteraris incœ peregrinationis. Jam meautbore desinat dtel florentisaima ha;o ventre etvttaa NonapeamiIus ci exindè nommai i inceptet Monsparnassulus *
« mille des Abrenethées, dont le chef, « qualifié lord Salton, est un des lords « d'Ecosse. Le comte de Sidney étant à « Montpellier lui en donna un autre, le « 6 du même mois, qui prouvait la même « chose et que lord Salton avait servi en « France. Il épousa le 12 oct. 1653 « Françoise Lautier et fut maintenu « dans sa noblesse le 12 déc. 1668. »
On a conservé, de Daniel Abrenethée [V, 43 b], un sermon intitulé : La voix tonnante de l'Evangile qui exhorte à se convertir sans delay. Sermon sur les versets 7-11 du chap. III de S. Paul aux Hébr.; prononcé à Charenton, le dimanche ^juillet 1663, par D. Abrenethée, ministre du S. E. au Cailar, près de Nîmes; Charenton, 1663, in-8° de 79 pages, plus 7 feuillets pour le titre et la dédicace à MM. de l'église de Beziers.
L'orateur, admis au saint ministère en 1651 , avait desservi l'Eglise de Béziers avant celle du Caviar et dans ce sermon prononcé à Charenton, il dit à ses auditeurs, en parlant d'un de ses parents qui nous reste inconnu : « Je veux avoir toute ma vie du respect pour la mémoire de celuy de mes oncles que l'on vous a veu tant chérir et tant honorer tandis qu'il fut votre pasteur, et de qui même vous avez tant regreté la chute depuis le triste et malheureux jour qu'il cessa de l'être... Souvenez-vous comment cette divine Providence a voulu que ce fatal jour où elle fit éclater la voix publique de sa désertion, le quel fut le dimanche qu'on appelle des Rameaux, ait esté 40 ans après le mesme ou elle vous a fait entendre ce premier essai de ma vocation... dans la mesme chaire qu'il avait désertée. » En 1684 [III, 32 a], le pasteur du Caviar était encore ou celui-ci ou un autre Abrenethée, et il y en avait un au refuge en 1698.
Les d'Abrenethée portaient pour armoiries : d'azur, au lion d'argent armé et lampassé de gueules, écartelé d'or:
au chet'émanché d'argent.
l'r. Michel, les Ecossais eu France et les Français en Ecosse ; Londres, •! vol. in-8. I8IU.
ABREVEUX (Claude), blessé à Vassy [Vil, 504 a].
ABRIA (Didier), curé de S. -Gorgon, à Metz, fut un dos premiers adhérents à la Uéformaliim dans cette ville.
ABRIA — ABRIC
Il y faisait partie en 1524 et 1525 du petit groupe des amis intimes de Pierre Toussain et de Guillaume Farel; mais on apprend par plusieurs lettres de Toussain à Farel (1525 et 1526, voyez Corresp. des Réf. par Herminjard ) , qu'emprisonné neuf ou dix jours à Metz, puis en fuite à Paris, le prudent curé se tira tout doucement d'opinions et d'amitiés trop périlleuses.
1. ABRI (Antoine d*}, duVigan, lieutenant au service d'Allemagne, né en 1669, m. en 1 734 à Berlin (Erman IX. 1).
•2. ABRI ou ABRY (Guillaume), pasteur de Champdeniers. réfugié en 1572 à La Rochelle [11, 193 b. note], et de nouveau pasteur à Champdeniers en 1590 (Bull. IV. 322), puisa Melle. 1593.àChevreuxjusqu'en 1596 et à Lusignan, 1597.
— (Claude), natif de Yezeliz en Lorraine, reçu habitant à Genève, 1er septembre 15*51 [II. 193].
1. ÀBRIG ou ABRILH (Guigon).« tué en sa maison, à Antibe, puis traîné et jette aux chiens, » 1562 [X. 469]. — (Guillaume). « Guelhermus Abricus (et non Aboicus; Nemausensis, » étudiant à l'Académie de Genève, en 1563.
2. ABRIC. C'est ainsi que se nommait le héros camisard dont MM. Haag ont raconté l'histoire à la page 109 de leur tomeV, et Fidel qu'ils ont cru un nom de famille, n'était que son nom de baptême.
Fidel Abric, de Mandagout, près Le Yigan, était un Camisard de la troupe de Castanet. Quelques jeunes filles de Ganges. raconte La Baume, chantant un jour des psaumes, un cordeher, qui vint à passer, leur imposa durement silence, et sur leur observation que « chanter les louanges de Dieu n'était pas un crime », il courut les dénoncer comme hérétiques relapses au magistrat qui s'empressa de dresser procès-verbal. Mais la difficulté était de faire parvenir l'acte d'accusation à Basville, les Camisards infestant tous les chemins. Animé par le ressentiment ou un zèle aveugle, le cordelier s'offrit, et un de ses confrères consentit à l'accompagner. « Ils louèrent d'un nouveau converti, dit La Baume, deux chevaux de louage et se mirent en chemin (25 sept. 1704 : mais le nommé Fidel, étant averti de leur départ, les attendit auprès du logis du Bosc, paroisse de Notre-Dame-
de-Londres, avec sept ou huit Camisards ; il les arrêta avec un capucin qui tenoit le même chemin ; il les conduisit tous trois dans le fond d'un bois, tout près de cette hôtellerie, et dit aux cordeliers de se préparer à la mort et de se confesser l'un l'autre, puisqu'ils croyoient la confession bonne. » L'historien ajoute que « ces bons pères se mirent à genoux et implorèrent la miséricorde de Dieu, tandis que Fidel demandoità haute voix à ce même -Dieu d'agréer le sacrifice qu'il alloit faire de ces deux idolâtres. » Les deux cordeliers furent fusillés sans pitié: mais le capucin, qui n'était pour rien dans la dénonciation, fut renvoyé avec les chevaux ; seulement Fidel lui enjoignit de dire au gardien des cordeliers que s'il continuait à inquiéter les protestants sur des affaires aussi innocentes que celle de louer Dieu, il Tirait poignarder dans son couvent. N'y a-t-il pas quelque chose de grand dans ces sauvages représailles? Etait-ce la soif du sang qui poussait les Camisards au meurtre, comme on les en a accusés?
N'était-ce pas plutôt l'espoir d'obtenir de la terreur ce que leur refusait l'équité, et souvent le désir de sauver quelqu'un de leurs coreligionnaires, comme dans ce cas, où il s'agissait pour ces malheureuses jeunes filles du plus terrible châtiment'/
Quelques semaines après, le 20 oct., Fidel ht sa soumission et se retira à Genève; mais il rentra en France avec Elie Marion, au mois de fév. 1705. Surpris à Sumène, il aima mieux, à l'exemple de Bourgade, dit La Veille, de S.-Andréde-Valborgne , et du terrible Porte- Effroi, se faire tuer en combattant, que de se laisser prendre et de périr sur la roue. Basville ne put exercer sa vengeance que sur son cadavre qui fut brûlé à Sumène. le 1 1 mai. La femme de Mazot, qui l'avait reçu chez elle, fut pendue et sa maison m
3. ABRIC. de Mandagout. emprisonné en 1759 [X. 4411. Cette famille est encore représentée de nos jours par M. Léon Abric. ancien pasteur de Mandagout, et M. C. Abric, pasteur de Logrian. On a. de Mme Abric -Encontre :
Les Femmes de la Réfoi-mation, trad. de l'anglais; Paris, 1865-69, 3 vol. in-18.
ABRIG — AGCAURAT
ABRIS, gentilhomme du G-evaudan, 1575 [III, 212 b].
ABZAG (Gaston d'), de Campagnac, 1551, et sa famille [111, 178 a. Voy. encore : III, 354 a; V, 74 b, 307 a, 438 a, 515 b; VI, 163 a, 244 a ; VIII, 294 b]. = Armes : D'argent à la bande d'azur chargée d'un besant d'or.
ABZAG D'URTUBIE. Pierre d'Urtubie, troisième fils de Jean d'Absated'Urtubie, d'une famille du Guipuscoa, s'établit en France et s'attacha au service de Jeanne d'Albret et de son fils, en qualité de capitaine de ses gendarmes. 11 se fixa en Picardie où il épousa Antoinette de Bénard. Leur fils Antoine, lieutenant au gouvernement de La Gapelle et de Goucy, épousa en 1566 Louise de Rives, dont il eut 1° Abdias, tué à la bataille d' Auneau ; 2° Jonathan, estropié à cette bataille, tous deux morts sans postérité; 3° Daniel, qui suit ; 4° Jacqueline. Daniel s'éleva au grade de maréchal de camp. Il avait épousé Charlotte de Moussy, dont il eut Josias et Charlotte, femme d'Albert de Vateville, capitaine d'une compagnie suisse.
Josias s'éleva aussi au grade de maître de camp. Il épousa Marie Gillon, dont il eut Bernard, capitaine en 1677 au régiment du Piémont, et qui servait encore en 1695 (Haag).
François d'Absatte, vicomte d'Urtubie [II, 168].
En 1702, Henri d'Abzact, Jeanne d'Abzact-La-Forêt, 56 ans, et Catherine d'Abzact, sa nièce, sont portés sur l'état des réfugiés assistés à Londres. Les deux dames le sont encore en 1705.
AGARIE (François), d'Orléans, 1568 [VI, 531 b. Voy/vil, 290 a; VIII, 314 a]. Voy. aussi Du Bourdet.
1. AGCAURAT (Pierre), d'Uzès en Languedoc, apothicaire, reçu «habitant»
de Genève en 1555 et bourgeois en 1559, avec ses fils Daniel et David; il entra dans le CG (grand Conseil de la ville) en 1573 et mourut en 1586. (Sordet.)
2. AGCAURAT (Paul), pasteur de Privas qui fut l'objet, en 1664, avec tout son troupeau, d'une persécution cruelle [I, 14; VI, 408 a; X, 314, 333, 346]. Inscrit (Paulus Accauratus Privasiensis) comme étudiant de l'acad. de Genève, en 1611, Accaurat, appelé par d'autres
à Coras, remplit les fonctions du saint ministère à Vais, à Aubenas (1620, 1626) et à Privas sa ville natale (1637). Il fut député par sa province au synode national de Castres, avec Daniel Arcajon, notaire du roi et ancien de l'Eglise d'Aubenas, et plus tard à celui de Charenton. 11 était encore pasteur de Privas en 1664. Son zèle que n'affaiblissait en rien son grand âge, — il comptait alors quatre-vingts ans,— lui avait fourni les moyens de reconstituer l'Eglise désolée de cette ville, lorsque le clergé catholique l'anéantit de nouveau. Une clause de la déclaration de 1629 défendait aux protestants de s'établir à Privas ; mais depuis cette époque on y avait dérogé de tant de manières qu'on pouvait la regarder comme révoquée de fait. Ce fut cependant sur cette clause que se fonda le clergé romain pour réduire à la mendicité , d'un seul coup, deux cents familles protestantes. Un arrêt du 22 fév. 1664, rendu à sa sollicitation, ordonna l'exécution rigoureuse de la déclaration de 1629, dôfendità toute personneprofessant la religion réformée de demeurer à Privas sous peine de mille livres d'amende, enjoignit à tous ceux qui y étaient établis d'en sortir, ne permettant d'y habiter qu'aux catholiques, aux nouveaux convertis et à ceux qui se convertiraient.
Les réformés s'adressèrent au roi pour implorer sa justice; mais le prince de Conti, gouverneur de la province, n'attendit pas l'effet de ce recours. Les protestants furent chassés de leurs .maisons, leurs biens pillés et livrés en proie aux catholiques. Pour se soustraire à ces violences, il leur était offert un seul moyen, c'était d'abjurer ; mais fort peu en profitèrent et. au bout de six mois, le clergé romain pouvait à peine se vanter d'une vingtaine de conversions. Il s'en prit au ministre de son peu de succès. Chassé de Privas, Accaurat s'était retiré avec Daniel du Solier, Pierre Chameran, Jacques Buraud, André Misonier, Isaac du Métier, Jacques et René Pages, Jean Chevalier, René et Pierre Bernard, Pierre Vidal. David Bonnet, Antoine Géniaux, Pierre Sibleyras, notaire, et quelques autres membres du consistoire, au village de Tournon, où il remplissait en plein air les fonctions de
ACCAURAT