‹ La France protestanteChapitre 9 sur 303 · ACHARD · texte numérisé non relu

ACHARD

son ministère. On lui en fit un crime, et Ip 29 juillet, le conseil privé rendit un arrêt qui ajournait ce vieillard à comparaître dans deux mois, en lui défendant de prêcher ou d'administrer les sacrements. C'est par de tels actes que le gouvernement préludait à la révocation définitive de l'édit de Nantes.

On trouve un Paul Accauraf. min. du Pradell669 (reg. XVII de Nimes , d'Annonay, 1670, 1672 [V, 519 a: VI, 33' b].

ACONRAT ou Ancorat. Ces deux noms, que la consonnance rapproche d' Accauraf. sont donnés par Crespin (673 b)àun malheureux religionnaire dont il dit qu'en 156*2 le gouverneur du pays de Foix, nommé Pailles {lisez Pailhès) « ayant fait venir un juge de ses terres qu'il créa prevost, et se desbordant du tout, de dix prisonniers qu'il avoit pour lors, il en fit mourir deux d'une cruelle sorte, leur faisant couper bras et jambes et finalement la teste. L'un d'iceulx estoit nommé Ancorat (dans la table Aconrat l), qui avait esté capitaine de ceux de la ville (de Foix], homme paisible et irrépréhensible en sa vie. L'autre estoit un gentilhomme dit à'Amboys. » — Vov. Amboix de Larbont.

1. ACÉRÉ DES NOYERS (L 1683 [V, 270 a. Voy. VIII, 529 a: IX. 313 a, 423 a]. Aux renseignements qui précèdent, MM. Haag ont ajouté depuis, d'après les registres de Charenton :

2. ACÉRÉ (Marc-Antoine), banquier, conseiller secrétaire du roi, qui épousa Anne de Burges dont il eut : 1° Anne, née le 30 avril 1628; 2° Catherine, née le iernovembre 1630; 3° Paul, né le 10 décembre 1631, sieur des Forges, marié en 1671 à Emilie de Rogemont dont il eut : Paul. 1673; Emilie, 1674: Anne, 1676; Elisabeth, 1680; Jacob, 1681 ; 4° Jacob, né le 30 janvier 1633; 5° Alexandre, bapt. le 12 août 1635; 6° Louis, bapt. le 5 novembre 1636 : 7° Samuel, bapt. le 7 avril 1638; 8° Dorothée, bapt. le 24 juin 1640 ; 9° Isabelle, bapt. le 22 juillet 1643: 10° Pierre, bapt. le 10 juin 1646; 11° Prégent.néen 1649,m.en 1652; l2°Jacob,né le 5 septembre 1651, sieurde Marmande.

3. ACÉRÉ (Marguerite , de Lyon. réfugiée vers 1693 à Zurich (Mss. de Berne ;

1 Uaag le rite [III. 92 b) sous le nom J Acontat.

hist. Helv. VII, 9). — (Samuel), sieur de La Colombière, réfugié à Lausanne, 1689 [VUI, 163 a] et Bull. Xlll. 152.

1. ACHARD (Jehan), de Crest-Arnauld en Dauphiné, reçu habitant de Genève. 8 mai 1559. — (Ciprian) « natif du Pague (Le Pègue, Drôme), près Vaudereas eu Provence, » id. 10 juillet.

2. ACHARD (P.), condamné, 1569, à Bordeaux | II, 416 a!. — (Jacques, fils de feu Guigue), reçu habitant de Genève v. 1609. — (Antoine), galérien, 1686 [X, 408]. — (Matthieu", emprisonné, 1701 [X. 443]. — (Marguerite), fille de feu Jacques, de Die, réfugiée à Genève, 1689.

— (Lucrèce), de Die, id., 1696. — (Paul), galérien, 1745 [X, 404, 426j. Celui-ci, né àChâtillon en Dauphiné, en 1710, et cordonnier de son état, fut l'un des deux (voy. Riaille) derniers protestants ayant vécu comme tels aux galères; il fut libéré au commencement du règne de Louis XVI en 1775 (Bull. I, 180, 321).

3. ACHARD (Antoine), pasteur à Berlin, 1696-1772 Haag I, 15. — IV.

117 b . — (Fr.-Charles) de l'Acad. des sciences de Berlin, 1754-1821 [L, 15].

— Autre Achard de Berlin, 1728 [V, 141 b]; — de Genève, 1789 [IX, 417 aj.

Cette famille vint, de Die, se réfugier à Genève. Jean-François, fils de feu Timothée, fut reçu habitant de Genève, le 30 janvier 1697, et Abraham, son parent, fut admis à la bourgeoisie, avec ses deux fils, le 17 juillet 1699. Antoine, l'un d'eux, qui s'établit à Berlin et y acquit la plus honorable notoriété, était né à Genève en 1696 et y avait fait ses études. Consacré au saint ministère en 1722, puis appelé à Berlin pour y remplacer le pasteur David Ancillon, il devint pasteur de l'Eglise du Werder1 conseiller du consistoire supérieur de l'Eglise en 1738, conseiller privé du directoire français en 1740, membre de l'Académie royale des sciences en 1744, enfin inspecteur du collège français et directeur de l'hospice appelé Maison française. Non moins distingué par son éloquence que par son savoir et son érudition, il a laissé un grand nombre de Sermons, dont les plus remarqua blés ont été traduits en allemand et pu-

1 La colonie française réfugiée à Berlin r était répartie sur cinq paroisses : le Werder, I riedricbsstadt, borotlieenstadt, kœnigstadt et Cologne.

AGHARD — ADAM

bliés à Berlin, 1774, en 2 vol. in-8°. Les Mémoires de l'Académie de Berlin contiennent de lui divers traités philosophiques et entre autres le plan d'une nouvelle métaphysique, inséré dans le volume de 1747.

Antoine eut un fils, Frédéric-Charles Achard, encore plus distingué que son père dans la carrière des sciences. C'était un très-habile chimiste, qui naquit à Berlin le 28 avril 1754, et mourut en Silésie le 22 avril 1821, laissant un grand nombre d'ouvrages estimés. — D'autres membres de la même famille servirent en Prusse dans la carrière militaire; notamment, au XVIIIe siècle, un major du régiment de Gzekuli {Erman IX, 1) ; un autre, propriétaire de la terre de Mondschùtz, était colonel et mourut en 1775.

4. Guillaume Achard, adjoint « en survivance » à son oncle, comme pasteur de l'Eglise du Werder, en 1744.

5. On conserve aussi dans les registres de la colonie française de Berlin la mention de plusieurs manufacturiers ou artisans du nom d' Achard , réfugiés en Prusse, dans les premières années du XVIIIe siècle. Ils étaient d'Orange. Ni les uns ni les autres n'ont plus aujourd'hui aucun descendant à Berlin. Mais la branche de Genève existe encore.

6. AGHARD, pasteur de Poyols, 1659; etprobabl.d'Aoste, 1664(BuW. XV, 578).

7. ACHARD (Claude), emprisonné et poursuivi, avec J. Jean, J. Barnier et E. Arnaud, pour avoir chanté des psaumes en français, narguant ainsi l'évèque de Gap ; 1741 (Arch. gén. Tt).

8. ACHARD (Victor d'), sieur de Sainte-Colombe en Dauphiné, reçu habitant de Genève, 26 septembre 1572. = Armes : De gueules à trois heaumes d'argent, grillés et embellis d'or.

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