RIGAUD
ARDRES (N. d' ), gentilhomme des environs de Senlis, secrétaire de confiance du connétable de Montmorency [Haag I, 121 ]. Ce fut en cette qualité qu'il assista, en 1559, à l'assemblée de Vendôme où les chefs de l'opposition contre les Guises, c'est-à-dire Antoine de Navarre, le prince de Condê son frère; Coligny, à'Andelot, OdetdeChâtillon, François de Vendôme vidame de Chartres ; Antoine de Croï prince de Portien, tous parents ou amis, se concertèrent sur les moyens de renverser un gouvernement odieux. Les avis furent partagés. D'un caractère plus ardent, Condé, d' Andelot et le vidame de Chartres voulaient qu'on courût de suite aux armes sans laisser aux Guises le temps d'affermir leur autorité. Les autres, et d'Ardres fut du nombre, proposèrent des remèdes moins violents, en représentant que s'il n'y avait rien à attendre du roi, on pouvait tout espérer de la reine mère qui n'hésiterait pas à se joindre à eux si elle trouvait ses sûretés dans leur parti, et qu'on verrait crouler en un clin d'oeil la puissance des Guises, du moment qu'elle leur retirerait son appui. Ce dernier avis l'emporta; mais on ne tarda pas à s'apercevoir qu'il n'était pas le plus sage. Il fallut quelques mois après revenir au premier, et Condé leva l'étendard de la guerre civile en s'emparant d'Orléans. D'Ardres n'hésita pas à aller le rejoindre, quoique le