‹ La France révolutionnaire, 1789-1889Chapitre 111 sur 112 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

La conclusion de cet ouvrage sera franche, comme le reste de l'œuvre.

Nous pouvons accepter, dans ses grandes lignes, le vrogramme de la Révolution, à la condition qu'il sera appliqué par le Christianisme.

Liberté, Égalité, Fraternité. C'est un noble, grand et sage programme; aussi la Révolution fut-dle incapable de l'appliquer. Il lui servit au contraire, chose étrange, à commettre tous les crimes, comme aujourd'hui encore à pratiquer tous les vices, à encourager toutes les vilenies.

Nous, chrétiens, nous sommes les maîtres de la civilisation! Là où

nous sommes libres, elle prospère; où nous sommes contraints, elle dépérit. Nous avons la vérité et la vie. La France s'affaiblit quand elle s'éloigne de nous, elle mourra si elle s'en sépare.

Nous croyons que la France doit vivre et qu'elle vivra. L'Europe a été en aussi grand danger, lors de l'invasion des Barbares, qu'elle Test aujourd'hui. La France a été en plus grand péril lors de l'invasion des Huguenots. Le Christianisme a christianisé les Barbares, et nous avons eu la grande Renaissance féodale du treizième siècle. L'Église a catholicisé la Renaissance, et nous avons eu le grand siècle royal. Le catholicisme civilisera la Révolution, et nous aurons la Renaissance démocratique du vingtième siècle.

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