‹ La France sous Louis XVI; (volume 2)Chapitre 100 sur 142 · UNE RÉFORME ET UN ËLOGE PAB MONTBARREY · texte numérisé non relu

UNE RÉFORME ET UN ËLOGE PAB MONTBARREY

manières de choisir tes administrateurs d'un grand pays, « surprise du discours de M" de Polignac, du ton noble et froid dont elle t'avait tenu..., se radoucit, et chcircba à réparer ce qu'elle venait de faire... Mais M"' de Polignac demeura inébranlable et il se passa une scène étranger Marie-Antoinette en larmes se jeta aux genoux de sa favorite pour la conjurer de liii pardonner. M"* de Polignac laissa couler ses pleurs à son tour, serra la reine dans ses bras, et tout se termina par une union plus étroite et une résolution plus forte que jamais de la part de la reine de protéger M. de Ségur '.

Pendant la durée de ces intrigues, Montbarrey, i^»pr impressionné comme le public, de l'espèce de pnaet désarroi qui se gli^ait dans toutes les adminis- èin^èi trations, feisait ses plans de réformes pour réta- *'™'° blir la splendeur de l'État. Ce plan très anodin et peu original consistait à faire une liste de toutes les fonctions rétribuées et inutiles et à conseiller au roi de tes supprimer à la mort de chacun des titulaires. « Je ne me dissimulai pas, dit-il, que je me

* Nous croyons ntumêin poor ifflrffler l'csiitee de dépendinct de la reine Tii-i-(i« de la dueheue da Polignac qne song riconle BesenTal, de citer Te fait EuÎTant rapporté par le comte de La Mark. (Cerreapondance entre le comle de Mirabeau et le cemle de La Hark, lome 1, Inlrodoction |»ges bl et 58. Fragment des mémoiieB du romie de La Marti cilé par l'éditeur.) » La reine sa hasarda une fois i exprimer b H'* de Polignac ia déplaiaaaee que lui inspiraient ptutienra personnes qu'elle rencontrait cbei elle. H** de Polignac soumise à cenx qoi la domlnaieut et malgré ta douceur habituelle, n'eut pas honte de répondre ï la reine : Je pntie qve ■parce que Votr^ Majeité t'eut bien venir dans mon salon, ce n'eit pal UM raittmpour qu'Elle pr^imile en exdure met amis. Ceci m'« été raconté en 1790, par la reine elle-même qui ajouta i Je n'en Teux pas pour cela ï H~' de Polignac; ilana le fond, elle est bonne et elle m'aime; raiis *et ilentours l'iTaient subjugaée.

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préparais un nombre inSni d'ennemis. . . Je me déterminai enfinâ mes risques et périls et, sans en prévenir M. de Maurepas, je demandai une audience parUcu- Hère^ Sa Majesté... Après un court exposé je lui lus mon mémoire qu'Elle parut approuver... Je ne dus pas lui taire qae mon plan pouvait produire le plus grand mécontentement... Le roi me donna sa parole qu'il me garderait te secret, s» Le roi lui garda tellement le secret, qu'il laissa remplir comme à l'ordinaire les emplois qui venaient à vaquer, mais il eut un moment de résistance pour la nomination d'un emploi important. Montbarrey en conclut que cette volonté extraordinaire dans Louis XVI l'ayant fait soupçonner comme l'auteur d'un plan que voudrait suivre le roi, lui aliéna Maurepas â qui lui sut mauvais gré du secret qu'il lui avait fait, et que son amour-propre fut blessé de ce qu'il avait traité avec le roi d'un objet au^i important sans son intervention, v

L'éloge du roi qui « pour son malheur et, à la honte de son siècle vivant dans un temps de corruption si générale, que même d'honnêtes gens... n'étaient pas assez justes pour rendre à sa vertu simple et modeste le tribut d'hommages qui lui était dû, n l'éloge du roi, dans la bouche de ce ministre, devient presqu'une injure quand, à quelques pages de là, ce père de famille écrit, à propos d'une maîtresse, en décrivant les mesures qu'il prit en quittant le ministère : « Ma position étant changée, et ne tenant absolument que physiquement à la persmne que je m'étais donnée, je rompis ce commerce honnêtement et libéralement... Ma rupture fut

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