‹ La France sous Louis XVI; (volume 2)Chapitre 122 sur 142 · DÉSORDRE ET CONCUSSIONS · texte numérisé non relu

DÉSORDRE ET CONCUSSIONS

testalions du conseil supérieur de Tîle forcèrent M. de Souiilac à sévir. L'état-major fut arrêté, un conseil de guerre réuni, et l'instruction durait depuis onze mois quand l'ordre vint d'envoyer d'Oms en France pour y rendre compte de sa conduite. D'Oms était sur le point de s'embarquer lorsqu'il mourut subitement. L'administration prélendit qu'il avait succombé à un coup de sang, mais le public attribua sa mort soit à un duel^ soit à un assassinat commis par un ordre supérieur. L'armée de terre n'était pas plus exempte que la marine de pareilles souillures malheureusement inévitables en temps de guerre et surtout dans des pays où des hommes appartenant à une civilisation avancée se trouvent en contact avec des peuples barbares, s Je reçois^ écrivait de Castries à Souiilac, les détails les plus affligeants sur l'inconduite des officiers supérieurs et l'afTieux désordre régnant dans la petite armée de l'Inde... La conduite scandaleuse de la plupart des officiers de terre et de mer exige que l'autorité continue à être réunie dans la même personne. Ad cas où M. de Bussy viendrait à manquer, cette autorité ne peut être mieux placée que dans les mains de M. le bailli de Suffren... Par malheur, ainsi que je l'avais prévu, les demandes qui ont été faites à Hyder~Ali-Khan autant que la funeste conduite de M. Du Chemin, ont contribué à nous aliéner l'esprit de ce prince. Je n'ai aucun reproche à vous faire : le choix de M. Du Chemin était justifié par • son grade et sa réputation militaire. Vous iie pouviez prévoir qu'il le ternirait par un esprit de cupidité qui ne s'était pas encore développé. Je gérais surtout

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des excès et des insubordinations des capitaines des vaisseaux du roi... Sa Majesté est décidée à les punir sévèrement. Il sera surtout nécessaire de vérifier les demandes de fonds pour les étals- majors. Les dépenses atteignent l'exagération. »

non de Les craintes de M. de Gastriessur les conséquences

que pourraient avoir l'irritatjon de Hyder-Àli étaient qMH^d^ï^'^L vaincs, car le sullan de Mysore n'existait plus au départ de sa missive. II avait expiré le 7 décembre 1783. « C'était, écrivit Bussy à Versailles, un homme qui réunissait de grandes qualités et de grandes vues. 11 avait été lui-même l'artisan de son immense fortune; il n'y était parvenu, il est vrai, que par les plus grands crimes, aussi, à mon arrivée, avais-je . trouvé un traité prêt à se conclure entre les Marattes, le Souba du Deckan et les Anglais, pour détruire la puissance de cet homme qu'ils qualifiaient de brigand. La manière dont il a fait la guerre dans cette province justifie cette expression. Tous les paliagars et rajahs de la province étaient favorablement disposés pour la nation française, mais Hyder- Ali les ayant chassés, ruinés ou détruits, le peu qu'il en est resté s'est misa l'abri de ses cruautés en se retirant dans les bois et dans les montagnes et s'est réuni aux Anglais. Il est donc très vrai de dire que la France ne pouvait point compter sur un pareil homme qui n'a jamais fait corps avec les puissances asiatiques... Hyder-Ali Khan n'était qu'un aventurier sur le compte duquel les Français répandus dans l'Inde pendant la paix ont donné au ministère. de fausses notions. j> l'ippo Saëb avait succédé à son péeé Hj^dor-Ali

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