‹ La France sous Louis XVI; (volume 2)Chapitre 48 sur 142 · WASHINGTON DÉFENDU PAR LA NATION · texte numérisé non relu

WASHINGTON DÉFENDU PAR LA NATION

à la Terre-Sainte ou au port de l'Espérance... Que si ses efforts n'avaient pas répondu à l'espoir de ses concitoyens, personne n'en était plus sincèrement alBigé que lui ; mais qu'il croyait devoir ajouter qu'il viendrait un jour où un mystère impénétrable ne serait plus nécessaire au salut de l'Amérique. »

La nation et l'armée ne s'associèrent heureuse- coi»<r« pronqnéa ment pas à ce ténébreux complot. Un cri de colère «ipu^dioprins' éleva parmi les soldats et les principaux citoyens 'JS^itSw^ du pays, à la nouvelle de cette intrigue coupable. °?J^iB^^. Conway n'osa pas affronter l'indignation des soldats, et Samuel Adams, qui avait cédé à son exaltation patriotique, dut éviter de se présenter devant eux. Le Congrès maintint fermement le commandement dans les mains auxquelles il l'avait confié, et prit des mesures pour la réorganisation de l'armée '. Washington la demandait avec d'autant plus d'instance que la nouvelle de renforts envoyés d'Angleterre, lui faisait vivement désirer d'attaquer Howe avant leur venue. L'armée n'était mise en état d'agir que vers la fm de mai, mais la lenteur des Américains fut compensée heureusement par celle de leurs adversaires qui remplacèrent le général Howe par Clinton, et se trouvèrent fort embarrassés dans le r

recrutement de leur armée. A peine Clinton était-il

< Archiva du minittire de la marins (Ctrion T7). Lettre de Sîlai- Deaa i H. d'Eclaing, à bnrd du Languedoc, 11 mai 1773. — Biitoire de ta giurre de l'indépendance det Était-Unis, par Botta, tome IJI, p. U9 etiuiv., 167et!UiY., 171 el «niv., IVTet sniv., 181 el ïui».. 188 et suiv., 190 et SDLT.. 195 et euiv., !98 el euiv. ~ Mémoirei, correipondancei et manuKriU du général Lafayelte, tome 1, p. 37 et suiv,, 39 et iniv., n et iULV.., 131, 135 et tniv., 140 et laii., 143, 199 et iuIt. — Biitory of the Teign o{ Gecrse lU, bj Edward BtiPsi. L»di, I8!J0, Jo-4, tome 1, p. 358 et luii.

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installé à Philadelphie, que l'Angleterre apprit ie départ d'one flotte française pour l'Amérique. Mindct Jugeant Talliance entre les colonies et la France m congTi. n prête à se conclure définitivement, les ministres de dDc^^ti. la Grande-Bretagne envoyèrent à la hâte Tordre i "'" im"'"*' leurs représentants dans le nouveau monde, lord Carlisle, William Ëden, le gouverneur Johnston et le docteur Fergusson, de faire les derniers efforts pour réconcilier la mère-patrie avec ses colonies. \h proposèrent au Congrès de « cesser toute hostilité sur terre et sur mer, de rétablir la liberté du commerce et de l'étendre autant que pourrait l'exigerl'intérêt des parties. Il n'y aura, disnient-ils, aucunes forces militaires dans les différents États de l'Amérique, sans le consentement du Congrès... Les mesures les plus efficaces seront prises poiir payer les dettes de l'Anfiériquc et donner crédit et ' valeur à la circulation du papier... Les différents États enverront en Angleterre une députation dont les membres siégeront et auront voix au Parlement de la Grande-Bretagne, et ceux envoyés d'Angleterre auront te même privilège dans les assemblées des Étals... Les assemblées auront le droit de disposer des revenus des provinces, de faire leur établissement civil et mihtaire. » Ils ajoutaient à la suite de ces larges concessions : a Dans notre inquiétude de conserver ces intérêts essentiels et sacrés, nous ne pouvons nous dispenser de faire attention à l'insidieuse interposition d'une puissance qui, dès le premier établissement des colonies, agissait avec inimitié contre elles, mais qui, prévoyant la pacification de ces colonies avec la Grande-Bretagne, est venue

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