‹ La France sous Louis XVI; (volume 2)Chapitre 49 sur 142 · LES DÉLÈGUES ANGUIS ET LE CONGRÈS · texte numérisé non relu

LES DÉLÈGUES ANGUIS ET LE CONGRÈS

leur offrir alliance, afin d'empêcher cette réunîoD et et prolonger une guerre destructive. Nous espérons que les habitants de l'Amérique du Nord, liés avec nous par les nœuds du sang, parlant le même langage,... ôteront de leurs idées de devenir une augmentation de force à notre dernier et mutuel ennemi, et préféreront une ferme, libre, et perpétuelle union avec un État frère à une infidèle alliance étrangère. » Us terminaient en proposant une réunion avec des commissaires délégués par le Congrès, soit à New- York, soit à Philadelphie, soit à York-Town, prenant le ciel et tout le monde à témoin que si les horribles dévastations de la guerre continuaient il ne serait pas po^ible d'en imputer les malheurs à la Grande-Bretagne.

A ces insinuations contre la France destinées à jeter la défiance entre deux alliés, le Président des députés de l'Amérique répondit immédiatement : « Il n'y a que l'ardent désir d'épargner une plus longue effusion de sang qui ait pu nous engager à lire un papier contenant des expressions si irrespectueuses à Sa Majesté très chrétienne, le bon et le grand allié de ces États, et à entendre des propositions si contraires à l'honneur d'une nation indépendante. Les. actes du Parlement résidant à Londres, la commission de votre souverain et voire lettre traitent ces pays-ci, comme s'ils étaient sujets de la couronne d'Angleterre ets'appuient sur une idée de dépendance qui est entièrement inadmissible... Le Congrès est disposé à finir toute hostilité malgré lesJnjuste's prétentions qui ont amené la guerre et la manière dont elle a été conduite, il sera prêt à entrer en arran-

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238 LIVRE Deuxième.

gement de paix et de commerce, quand le roi aura montré la BÎDcérité de ses dispositions par une entière reconnaissance de notre indépendance et la retraite de ses flottes et de ses armées, m

Les commissaires anglais poursuivant leur but ne se rebutèrent pas. < Vous nous proposez deux alternatives, écrivirent-ils de nouveau au Congrès,... l'une est la reconnaissance formelle de Tindépendance des Étals de l'Amérique : nous ne disputerons pas avec vous sur les mots, mais en laissant au peuple de l'Amérique du Nord l'entier privilège de disposer de ses propriétés et de se gouverner sans avoir d'autres rapports avec la Grande-Bretagne que ceux nécessaires pour conserver une union qui fait notre sécurité mutuelle, nous pensions que nous avions reconnu autant qu'il peut se faire son indépendance,... l'autre alternative, propose que Sa Majesté retire ses flottes et son armée.

< Nous ne doutons point des dispositions de Sa Majesté, d'éloigner tout sujet de mécontentement des colonies. Cependant, il y a des circonstances de précaution contre notre ancien ennemi, qui, jointes à la protection que nous devons à plusieurs personnes, qui par altaehement pour la Grande-Bretagne, se sont exposées dans cette guerre,... ne nous pennettent pas de commencer par cette mesure. La première avance à la paix dépendrait donc plutôt des regards favorables que vous apporterez à la réconciliation de vos propres citoyens avec ceux de ta Grande-fc-etagne,... vous renvoyez aux traités déjà subsistants, nous vous prions de nous informer de leur nature et de leur but, s'ils sont en quelque

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