‹ La France sous Louis XVI; (volume 2)Chapitre 5 sur 142 · I.e PUBLIC ET LE£LERGÊ. H · texte numérisé non relu

I.e PUBLIC ET LE£LERGÊ. H

payer les dettes de l'État >, et un plaisao), résumant l'anecdole, s'écria :

Qoel Mindile énomie 1

Piiur ré|;tr ion iréior, quoi I Louii a aoinmé Ud cohDt de Genève, un roiudii réfonntt

C'est qu'iJ ('entend i la referme.

Plus tard, quand l'archevêque de Paris, Christophe de Beaumont, a pris son parti d'un pareil choix et consenti à s'asseoir à la même table <iue Necker, les plaisanteries recommencent.

>oui l'aTona vu, scandale tpouvanUble I Necker asaii avec Chmlopbe à table, El vingt prtiati aevourant I l'envi De Tougea bords le neeiar djieclable :

L'Ëplite en plenre, et le diable eit ravi.

La loterie en rentes viagères réussit à merveille, par suite de l'entente établie entre des banquiers et des agents de change pour enlever un grand nombre p de billets et provoquer un agiotage effréné. « Si vous avez l'intention de vous intéresser à la loterie de 24 millions, lit-on dans une lettre du temps, vous serez privé de tous les avantages qu'elle offre, car, dès ce midi, il n'y avait plus un seul billet à acheter. » L'édit portait, dans son préambule, l'empreinte de l'homme d'affaires qui s'attache à ta réussite d'une opération du jour, sans prévoir les conséquences qu'elle^ aura le lendemain, et non d'un homme d'État dont les actes sont comme les anneaux d'une chaîne qui lie à la fois le passé, le présent et l'avenir. Le roi disaii qu'il va augmenter ses revenus par des moyens qui a ne tomberont point

:dbvGoogIe

i2 LIVRE PREMIER.

à la charge du peuple, qui ne conirarieront ni le eotiimerce, ni l'agriculture, et qui non seulement subviendront, dès celte année, aux besoins,... mais donneront un excédant indispensable même dans les temps ordinaires ». Il assurait les prêteurs qu'ils seraient fidèlement payés de leurs intérêts et que des mesures étaient prises pour que jamais leui^ créances pussent courir des risques. Indépendamment du désir de conserver la paix, afârmait-il, < (m a pour des temps extraordinaires des secours extraordinaires ». Ce langage fit dire qu'il fallait a: que M. Necker ait donné au roi le secret de la pierre philosophale ■ ».

Pendant cette sorte de retour vers tes anciens errements du gouvernement, pendant cette tendance que montrait Necker à s'éloigner du principe de Turgot, qui, voulant extirper le mal, refusait de le perfectionner, c'est-à-dire de le rendre moins aigu, les craintes de ce grand ministre tendaient 4 se réaliser. Chaque jour des cris de colère

■ Corrétpondanct teeriu inMite sof Louî* XVI, Harie-Antolaette, U cour el la rilte, de 1777 i 1792, publiée par Leacnre. Paris, 1866, iii-8, tome J, p. 2 el luiT., 4, 5, 7, 13, !4.— Recata^énétoXàeianexeimet loi* (raitsaUtt, par lumbert, tome XXIV, p. 280 el aaiv., 264, 325 et va\i.

— Arckiwi nalionaUt, OMÎl, 18 juin, 16, 25 juillet, 15 uot., 1" dtc 1776; 0'Î30, 31 mar», ÎI sept., I", 3 oof„ l loûl, 22 <i*c. 1776;

— 0'Ï32, îl mart, 12 jnJB, 2 août, 21 «ept., 15 noï.mb., 1" d*e. 1776; 0'1«, 15, 29 jinï., 17, 18 juin 1177 ; 0'418, 15, 25 janv.. 3 avril 1TI7; X 8558, 7 janv. 1777. — Corra^ondant* tteritt entrt Jforw-ÏWr^w «I U eotate de Mercy, tome 11, p^407, 414 — CeiUeiùM complète de tout Us ouvrages pour el contre M. JWcJicr. Ulrechl, 1781, in-8 (suite des OtïenaltoTu du citoyen), lome I, p. 25, — JBmoirM tur la Tie el let oarragei de Turgot, lumnll, p. U8, — Œuorrt de Turgot, lome I, p. 114 et unii. — Mémoirei leereU pour itrvir d fMtiDiK de la ripubUque dei Ultrii «n Franc*, tome IX, p- 214, tome X, p. M.

ixjbvGoogle

Page 1