FAVEUR ACCORDÉE AU DUC DE CHARTRES
une des qualités les plus nécessaires du gentilhomme "■" ,'^^j /^^'J" chercha dans une faveur royale une réponse à une coionei-Béoèmi outrjgeuse impulation. a. Le duc de Chartres, écrit ir^pe» KgÈre» Mercy, inculpé d'avoir nui au succès du combat naval """""^ " d'Ouessant, et qui, par cette raison, se trouvait engagé dans de fôcheuses tracasseries avec les chefs de la marine française, eut recours à M. le comte d'Artois qui, détermina la reine à appuyer le duc de Chartres de toute sa protection. Il y fut question des moyens dé retirer honorablement ce prince du sang du service de la marine el de lui procurer à titre de récompense, quelque grâce signalée. On imagina i cet effet de faire créer la charge nouvelle de colonelgénéral des houssards et troupes légères. Le roi répugnait beaucoup à de semblables projets et il fallut tout le crédit de la reine pour les faire réussir. Cette auguste princesse y mit toute la suite et la chaleur possible ; cela ne produisit pas un bon eiïet dans le publie, tandis qu'il en résulta un très mauvais en ce que la reine, uniquement occupée de l'objet dont il s'agit, parut oublier pour le moment, ou au moins négliger les grandes affaires qui intéressent essentiellement son auguste maison » ' .
* BataiUe dt terre «( de itur, par le contre-a mirai Booet Willaumoz ; il cit« lei docooienU du minitlère ila U marina, comme lei letirea aulograpbeade d'Onilliera, le résumé du Journal de bord de la Bretagne, le bnllelio pDblii i Br«l le lendemain de la bataille, un rapport enTojé de Londres à Sarllnei, le réaumd d'un article de la Gaiette ie France dans leqDet est publié un article de la Caiette de Londres, du 3 août 177H. Lettre du ctimte de Genli» à Lsmolhe-Piquel, du 28 septembre 1778, el réponae de Lamolhe-Kquet, du 27 leptembre,— Correspondance tecrète inédite aur Louit lYl et Marie-Antoinette, publiée par Lescure, tome I, p. 186, 19S, !0I et auiï., 204, S05, 273, 276, 277. — Kimoires lecrels pour $erviT à l'hiiloire de la république des lettret, tome XII, p. 60, 62, 66, 69. — Correepondanee leerite tmfrt Mariê-Théritt tt U eomu
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Si la reine prit une si grande peine pour satisfeire l'ambition du duc de Chartres, c'est qu'elle avait oublié ou pardonné le refus des princes du sang» trois années avant, de faire une visite à l'archiduc Maximilien lors de sa venue à Versailles. Si le duc de Chartres cherchait à se retirer avec honneur de la marine c'est qu'il avait renoncé, au moins momentanément, à succéder à ta charge de grand amiral exercée par son beau-père le duc de Penthièvre. La brouille qui se produisit plus tard entre la reine et lui ne vient nullement de discussions suscitées par l'étiquette ni de l'ambition déçue du prince pour une haute fonction dont l'éloignait les dissentions intestines des officiers de la marine. Les historiens qui invoquent de pareilles origines se trompent à la fois et sur elles et sur le caractère de personnages qu'ils abaissent à plaisir en donnant de pareilles causes k leur inimitié ou réhaussent sans raison en leur attribuant des haines implacables que repoussent leurs caractères frivoles. La lettre de Mercy ne nous apprend rien de neuf en nous montrant les finances obérées de l'État chargées de consoler les déboires de l'amour propre d'un prince; mais sa plainte sur l'oubli momentané de plusgraves intérêts, nous initie à la façon dont se traitent les affaires d'une nation quand elles sont subordonnées à des affections de famille.
L'empereur Joseph, dans ses rêves de conquêtes
de jr«rcv,tDiDein, p.264,27I, 355.— JrcfticM naiicmal». K, 164, 1T78. Créalion de ta charge de colonel -général des bussards et Iroopet légère* en favi^ur du duc de Charlrei. Mémoire du due de Chartm an roi, OÙ il expoie Ml lilret i une pareille favtur, *aat date <1T18).
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