DÉPENSES EXTRAVAGANTES. S«S
avait dislribuc aussitôt la partie utile du domaine, c'est-à-dire les revenus des terres, entre ses courtisans, et obtenu du roi d'étendre sa propriété sur une partie de la forêt de Saint-Germain. Le château de Maisons, bâti par le célèbre architecte Mansart, pour un surintendant des Tinances, n'ayant pas semblé suffisant à un fds de France, et le grand château de Saint-Germain lui paraissant trop gothique, il décida la reconstruction du palais élevé autrefois par Henri IV àGabrielled'Estréesqui sereliaità laSeine par trois terrasses soutenant autant de jardins et s'appelait le Château- Neuf, avant d'être tombé en ruine à quelques pas de l'ancienne demeure royale. Cinq cent mille livres furent dépensées à creurer des fondations et à amener des pierres pour un édifice qui ne devait pas même être commencé. Peu de temps après la constatation de ses dettes, le comte d'Artoisse faisait autoriser, par des lettres patentesdu mois de juin 1780, à faire, un emprunt en rentes viagères de deuxmiilions,aa taux de 10 p. 100, a pour le nouvel ordre mis dans sa maison et le paiement des acquisitions avantageuses qu'il avaitfaites. » L'année suivante, de nouvelles lettres patentes permettaient un autre emprunt d'un million aux mêmes conditions '.
' Comtpondanw turiU «ilrv Marit-TMrite tt It eonl* dt JTercy,
bmt ni, p. 390, 399, 300, 301, 303. 304, 305 et iuLt., 309, 31â. — Archicti natioftakt. 0U31, 3 juin 1780. L«tlre palente autariianl ua empniDtdc 2 millioni fMtlt totale (TArlait. O'DS, 35 jtntlcr ITSl, (atornaiit nu emprunt de un milliDn. 0'1Î9, «xemplion do droit de prilalare en bvenr da comte d'Ariaii pour le marquisat de Haisoni, 19 ivril 1T77. 0*23?. OrdoDDineB pour piiement du aeniee de i\x nroii pour K ■* Ëllubelh. de M0,8Ï6 liTre*. 2 loOl 1776; pijetnenl à la ducheaie de Civrac, 13 itril 1770. 01334, IG-IT mai, 30 juin, nOTembre et décembre 1T7B. 0<33a. Brevet di 6,000 liTrei de greliHcalion à II princeue de Beif hei, U féirier 1778, 6 juin, 3 et 36 upUmbre, 19 dicembre 1779. 0<336. InocDiation de la princesie Élieabeth, 13 Tivricr 1780, 35 juin 17S0.
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« Le passage du duc d'Angoulème aux hommes, » comme on disait alors, fit doubler la somme consacrée à cet enfant, alors âgé de cinq ans. Il dut coûter annuellement quatre cent mille livres à partir du mois de juillet 1780. Les capitaines des gardes du jeune prince demandèrent de suite une augmentation dans le personnel domestique d'un exempt et de cinq gardes sous le prétexte qu'il allait avoir un appartement séparé des autres princes et princesses. Le roi refusa d'abord, puis, comme il le dit, « après avoir examiné les différents motifs exposés dans les mémoires relatifs au service de son neveu,., les trouva fondés, n Deux mois après, il était demandé 68,098 livres pour premier établissement de l'écurie du duc d'Angoulème et de pareille somme pour le duc de Berry, alors âgé de deux ans, et de sa soeur, qui en avait quatre. Cinq mois après, le 1"' avril (781, le roi, quia accordé 650,000 livres annuelles pour l'éducation des deux princes, fils du comte d'Artois, augmente cette pension de 70,000 livres sur la demande de son frère et, le 4 avril , il ajoute 30,000 livres de plus pour les dépenses du duc de Berry et de sa sœur.
Les prescriptions de Necker pour le règlement de ta maison du roi en 1777 et pour l'obtention des grâces pécuniaires avaient été méconnues aussitôt que promulguées. I* chiffre des pensions accordées par le roi, du mois de mars 1778 au 1*' avril 1781,
0<4I9, 20 mai 1778. Le miDittrc de la mii^De au priace de Comté, 23 mii 1773. K, t61, u' 14, février 1779. Situation des flnances du comte il'Arloi» (travail tail pout Ini, ainai lue l'indique une note miie au ba* de la pièce). — Annales politiques de Lînguel, (orne XVI, 99 et siiiï. — Mémoirei secrets pour t tome XVr, p. 17, 75, 78, 103 et «niv.
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