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380 rjVnB DEUXIÈME.
La clandestinité flétrie par Malesherbes, dans ses représentations de la Cour des Aides cinq années avant, était donc réclamée comme un droit, au moment où la nation était impressionnée par une multitude de détentions arbitraires ordonnées par des lettres de cachet, où la férocité de certains jugements et les horreurs, à peine entrevues de certaines prisons d'État, pouvaient justifier to^ites les craintes et faire prévoir toutes les injustices.
Le clergé et 108 La uatiou uc fut pas plus surprise qu'émue de la
protestants.
parole ardente de Tarchevéque d'Arles s'écriant à propos des protestants : a L'hérésie, devenue chaque jour plus entreprenante et plus fière à l'ombre d'une longue impunité, ne se lasse point de déchirer le sein infortuné de cette mère tendre (l'Église gallicane)... Pendant les beaux jours du règne de Louis XY une administration prévoyante et ferme avait, par les voies purement réprimantes, contenu et même éclairé nos frères errants... quand des vues différentes relâchèrent insensiblement les ressorts salutaires d'une police combinée avec tant de sagesse... on remarqua, dans les entreprises des protestants,... une progression effrayante... Autrefois les protestants étaient exclus rigoureusement des charges, emplois publics, administrations municipales et autres propres à donner de l'influence et du crédit... Aujourd'hui admis aux fonctions de procureurs, notaires, avocats..., chargés du gouvernement des écoles publiques, rien ne les empêche de faire germer les préjugés dans l'âme des jeunes citoyens. Autrefois les protestants ne tenaient point d'assemblées pour cause de religion ou les tenaient secrète-
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