‹ La France sous Louis XVI (volume 4)Chapitre 124 sur 177 · II · texte numérisé non relu

II

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comte de Maurepas, lettre imprimée au Temple, disait le public, et répandue sous les auspices du comte d'Artois. Elle fut suivie de près d'un tableau comparatif entre les opérations financières de Law de 1716 à 1720 et celles de 1776 à 1780. Au mois de juin, Augeard publiait encore des observations sur l'administration de M. Necker par un citoyen français. Maurepas, impressionné de tout ce qu'il entendait dire autour de lui^ entretenait souvent le fermier général de ses inquiétudes,, de la pénurie des sujets qui pourraient diriger les finances de la France. « Je partageais ses peines bien véritablement, nous dit Augeard. Je lui offris mes services^ en le priant de ne jamais me nommer, ni me compromettre. Je l'engageai à faire de petites notes de tout ce que lui dirait Monsieur Necker, et comme j'étais obligé d'aller ordinairement deux fois par semaine à Versailles, pour ma charge, je lui disais, avec toute franchise possible, ce que je pensais sur les différentes besognes, projets et propositions de ce jongleur. » Ce fut probablement à la suite de ces entretiens avec l'homme qui avait traité Turgot d'ignorant, que Maurepas effrayé d'une situation financière qu'il n' était pas plus capable de comprendre que son conseiller, vint effrayer les ministres de ses doléances frivoles.

Lettre de a Votrc Majcsté a entendu hier, écrivit Vergennes

Louh XVI au roi, les détails que M. le comte de Maurepas lui vl^^iemhAm. A f^îts de la situation des finances, ils sont véritablement alarmants, et semblent ne laisser d'autres ressources que la paix et la paix la plus prompte. L'Espagne ti 'en éprouve pas uti besoin aussi pressait que la France, et sa tendance y est bien décidée.

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