‹ La France sous Louis XVI (volume 4)Chapitre 144 sur 177 · CORNWALLIS EN VIRGINIE · texte numérisé non relu

CORNWALLIS EN VIRGINIE

furent vite réparées. Les Américains quittèrent le champ de bataille en ordre et Green, décidé à continuer une guerre offensive, marcha sur Cambden.

Au moment où les Américains se rapprochaient de comwaiiià Charlestown, Cornwallis abordait le port de Wil- TayniiTsi. mington en faisant une marche pénible qui, sans lui faire quitter la Caroline du Nord, le rapprochait de celle du Sud. Fallait-il courir au secours de Lord Rawdon à Cambden ou forcer Green de revenir sur ses pas en allant rejoindre Arnold depuis quelque temps en Virginie et le général Philipps qui venait d'y arriver? Telle fut la question posée dans un conseil de guerre, à la suite duquel fut résolue la marche sur la Virginie. Après avoir laissé ses troupes se rétablir pendant le mois d'avril et une partie de mai, Cornwallis passa le Rœnoke à Hallifax et se réunit à Arnold et Philipps à Petersbourg en Virginie.

A cette nouvelle Lafayette qui avait fait évacuer à la hâte tous les magasins de Richmond et avait pris position à Osborn, leva son camp et, tout en ne quittant pas de vue Tennemi, se servit des difficultés que présentait un pays coupé de grandes rivières, pour éviter tout engagement. Dans ce moment Clinton menacé dans New- York par Washington réuni au corps français de Rochambeau, avait demandé à Cornwallis de lui envoyer une partie de ses troupes ; puis, se ravisant à la venue d'un renfort de trois mille Allemands arrivés d'Europe, il lui prescrivit de garder ses soldats, mais de choisir une place d'armes où il pourrait s'établir et d'où il combinerait avec lui les moyens de soumettre la Virginie. Cornwallis jeta les yeux sur York-Town, petite ville située sur la

Page 1