‹ La France sous Louis XVI (volume 4)Chapitre 3 sur 177 · LA FRANGE · texte numérisé non relu

LA FRANGE

Guerre imminente. — Règlements pour la maiion da roi, le» peniiou et grâces péeaniaires, 22 décembre 1776. — Les pensions et les dons du mois de septembre an mois de décembre 1776. Les brevets d'assnrnnee.

— Necker et les loteries, 3 décembre 1776-7 janvier 1777. — Arrêt du Parlement prescriTaut Texécotion des anciennes ordonnances sur Tusure, 10 janvier 1777. — Agiotage sur la loterie en rentes viagères. Promesses faites aux préteurs de TÉUt. — L'Euai tur ie dêtpoUsme du comte de Mirabeau. — Le Monarque aeeompH de Lanjuinais, condamné par le Parlement, mai 1776. — Le public sootlent les auteurs condamnés par les magistrats. Delisle de Sales en prison, avril 1777. — Sympathie croissante de la France pour la cause américaine. Le marquis de L^ifayetle. — Bataille de Brooklyn, 26 août 1776; Washington. — EfforU da Congrès pour soutenir «on général. Manœuvres de Washington, novembre 1776. — Désespoir des Américains. La perte de leur cause annoncée en Europe.

— Les classes moyennes, abandonnées par les citoyens les plus riches et par les plus pauvres, soutiennent la lutte. — Le Congrès vote la constitution des États-Unis, 4 octobre 1776. — Tout titre de noblesse est proscrit. •- Différence entre l'hérédité dans les propriétés et celle des fonctions publiques. — La noblesse crée des divisions entre les citoyens sans utilité réelle. ^Raisons qui rattachent la boargeoisie française è la cause américaine.^Causes qui rattachent la noblesse française aux Américains.—Départ de Lâfayeite pour rAmérique, 26 avril 1777. --Mémoire de Vergennes sur les alliances de la France, 12 avril 1777 ~ Arrivée de l'empereur Josepli II à Paris, 18 avril 1777. — Jugement porté par Joseph sur la reine et le roi. — Joseph acclama par les Parisiens ; sa conduite et ses discours. — Conversation de Joseph avec Mercy sur Marie- Antoinette. — Conversation de Joseph avec Louis XVI. — Juge-

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i LIVRE PftfiHIER.

ment porté par Joseph sur rorganisation du gouvernement français. — Caractère dé Tentourage des princes. — Voyage de Joseph et dea frères du roi dans les provinces. — Jugement p^té pan Jos^h sur lui-même.

— Joseph n*était, pas plus que Nacker, u^ cbarl|^. -<- Jj^sqih iM^ fftr Frédéric. — L'œuvre d'émancipation d» xvi* sièiiUa repfisia marche.

— Les souverains aiJent à détruire les bases religieuses des royautés. — La marine française et Sartines.en 1777. — Necker nommé directeur général des finances, 29 juin 1777. — Améliorations et emprunts faits par Necker en 1777. — Allégement apporté à l'impôt sur le revenu appelé le vingtième. — Jugement de Voltaire sur Necker en 1777. — Agitation des esprits dans les provinces. — Scène faite parla reine au prince de Moutbarrey, avril 1777. Enfantillage de Marie-Antoinette. — Monibarrey remplace Saint-Germain au ministère de la guerre, 27 septembre 1777. — Malveillance du public contre la reine, 1777. — Dépenses extravagantes en 1777. Gène du Trésor. Le comte de Polignac nommé premier écuyer — Calomnies contre les mœurs de la reine. — Passion de la reine pour le jeu ; désordres et injustices qu'elle entraîne.

— Nomination de Rohan à la place de grand aumônier; il est promu au cardinalat fiar le roi de Pologne, ocioiiro' 1777^ ^ Chansons en faveur des Américains; épître aux Bostoniens, mars et octobre 1777. — Adresse du Congrès aux peuples américains. ** Le Congrès affirme sa confiance en Washington et lui donne la dictature, décembre 1776. — Moyeng financiers employés par le Congrès. — Washington aMaquA les Anglais et obtient on succès. — Washington sauve Philadelphie ; enthousiasme qu'il inspire. ^ Arrivée de Lafayette à Georgetown, juin 1777. — Départ de la flotte anglaise de Sandy-Hook, 23 juillet 1777.~Le Congrès accepte les services de Lafayette, 31 juillet 1777.

— Le général Gates noaimé. au commandement de l'armée du nord, 4 août 1777. — Lafayette et Washington. — L'armée aborde près de Philadelphie, 25 août 1777. — Bataille de Brandy-Wine, 11 sdptembra 1777. ^ La blessure de Lafayette devient un lien entre, la France et l'Amérique. — Entrée de Howe à Philadelphie, 26 septembre 1777. — Bataille de Stillwater entre Burgoyne et Gates, 19 septembre 1777. ~ Deuxième bataille entre Gates et Burgoyne, 7 octobre 1777. -- Burgoyne se rend prisonnier avec son armée, 17 octobre .1777. — Ëdit contre les jésuites, mai 1777. ^ Rétablissement de l'inquisition en Espagne, décembre 1776. — Condamnation du comte d'Olivadès par l'inquisition, 24 novembre 1778. — L'amiral Solano et les protestants français. — Les Français et le droit d'insurrection légalement admis par les Anglais. — Embarras de l'administration en face des prolestants.

— Le gouvernement aux prises avec la question des subsistances» de 1777 à 1779. -~ Esprit insurrectionnel des populations. ~ Les devoirs des rois décrits par le roi de Prnsse. -« Conolusions de Frédéric sur la nécessité de la tolérance religiei^e. -r Frédéric, Voltaire, les classes moyennes de la France et de rAjnéri<iue. — La démocratie défendue et décrite par Voltaire. -* Traité d'amitié et de commerce entre la France

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GUËftRË IMMINENTE. i

et les Éiatt-UniB, 6 février t778. -^ U tmié tvte les Éuti^Un» «tt eommuniqué à la cour de Londres, 13 mars 1778. •— Querelle de bal devenue une question politique, mars 1778. — Franklin présenté i Versailles; Gérard nommé ministre plénipotentiaire aoprèsdes Êlatfr* Unis, mars 1778. — VolUire arrive à Paris, février 1778. — Émotion de Paris à la nouvelle de sa venue, 10 février 1778. — La nation s'applaudit elle-même en acelamant Voltaire. — Les ennemis de Vd* taire.— Conversation de Voltaire avec d'Alembert. -~ L*abbé Gaultier^ 20 février 1778. — Gomment l'opinion publique appréciait certains actes religieux. — Voltaire fait appeler l'abbé Gaultier, 26 février 1778. — Voltaire, d'Alembert et Richelieu, 2 mars 1778. — Gonfeaaion de Voltaire; les deux écrits exigés par Gaultier. — Lettre de Voltaire au curé de Saint-Sulpice ; réponse du curé. — Voltaire reconnaît qn'il s'est trompé. ^ Différence qui existe entre la corporation et l'associa* lion. — La société écrasée sous l'étreinte des corporations. — Diversité naturelle des esprits; l'unité de croyance est une chimère. — Les protestants ont jeté, à leur insu, les bases de tonte liberté. — Vraie profession de foi de Voltaire.— Voltaire à l'Académie; sa converution avec le médecin Lorry. ~ Ce que devient la religion dans un gouvernement théocratique. — Voltaire visite M"* de Ségar. — Solitude de Versailles, dédain de la population pour la famille royale. — Voltaire à l'Académie, 30 mars 17781. — Voltaire au Théâtre-Français. — La date du couronnement de Voltaire devenue celle d'un grand changement dans l'hamanité. — Harangue de l'astronome Lalande, 7 avril 1778. *- Voltaire et Franklin à I Académie des sciencea. — Exaltation du clergé ; sermon du jésuite Beauregard. — Conseils du ministre Amelot; paroles de Lonis XVI. — Affaissement de Voltaire ; sa lettre à Lally; ses paroles à d'Alembert, 29 mai 1778. — L'abbé GauKier et le curé de Saint-Snlpice appelés auprès de Voltaire, le 30 mai 1778. — Formule de la rétractation exigée de Voltaire agonisant. — Sinoéritd et naïveté de l'abbé Gaultier. -* Paroles du curé de Saint-Sulpice à Vx>ltaire ; il est repoussé par le malade. Voltaire expire le 30 mai 1778. — Mesures arrêtées par la famille pour empêcher un scandale. — Voltaire enterré à l'abbaye de Scellières; lettre de l'évéqqe de Troyes, et réponse de l'abbé, 3 juin 1778. — Détails justifiés par l'audace et la persistance des mensonges. — Le médecin Tronchin et Voltaire. — La légende du Pot de chambre, 7 Juillet 1778. — Improbité que protoque l'esprit de parti. — L'Académie française et l'archevêque de Paris. — Attaques violentes dirigées contre le clergé. — Aveuglement fréquent des gooverraments. — Irrésistibles forces que créent lee thinsforma* tiens d'esprit chez les peuples. — Un gouvernement est le produit d'une résultante mathématique, qui se résume en une vaste société anonyme. — Mort de Jean-Jacques Rousseau, 2 juillet 1*778. — - Rousseau aHâthê à Voltaire comme Ja tunique de Nessus à Hercule.

Necker se trouvait, le jour même de son arrivée ^"*"*

*' iniininente.

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4 LIVRE PftËMlBR.

au poste qu'il avait tant convoite» en face d'une

guerre à soutenir contre TAngleterre. Continuer à aider ies Américains en secret n'était plus possible; le monde entier savait les efforts de la France pour relever sa marine, connaissait les envois de troupes incessants faits dans ses colonies. Ces préparatifs eussentr-ils, d'ailleurs, été ignorés, il y avait une force à laquelle le gouvernement, quels que fussent ses désirs de paix, était dans Timpossibilité de résister. C'est à peine si les nouvellistes du temps peuvent dissimuler les passions guerrières qui se sont emparées de la nation» en rejetant sur T Angleterre les provocations à une lutte dont ils sentaient eux-mêmes tous les dangers, a Dès que l'ambassadeur anglais, écrit à la date du 7 janvier l'un d'eux, eut appris le débarquement du docteur Franklin, il remit une note... à M. de Vergennes^ dont la conclusion était qu'il partirait sans prendre congé, au moment où on permettrait au chef des révoltés de mettre le pied à Paris... Nous avons répondu... qu'un courrier était parti pour le port, à l'effet de défendre au docteur Franklin de venir à Paris, mais qu'incertain de son départ et de sa route, on ne pouvait répondre que l'intention du roi fût remplie ;... que, si le docteur était une fois dans Paris, le gouvernement ne saurait pousser sa complaisance jusqu'à l'en faire sortir. » Le journaliste qui parle de Taccueil fait à Franklin ajoute : « Que vous dirai-je quant \ la guerre, que partout on regarde comme prêchai je? » Puis, quelques jours après le 24 janvier, signalant la manière dont Franklin est fêté, il écrit : « Les agents des Américains recrutent des hommes^ achè-

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