LETTRE DE LOUIS XVI A JOSEPH IL
lan projeté par la Russie et rÂutriche. Donner comme opp<»iuoa egie de votre politique, faisait observer Louis XVI à aux ambiuoi on beau-frère, a que l'intérêt de la maison d'Autriche Gorrespondan li conseille de s'étendre en raison de ce que la Russie Marie-AiTtoine eat acquérir, serait un exemple dont cent ans de einwîî'iw uerre n'expieraient peut-être pas la fatale erreur. ila crainte que la puissance russe ne gravite un jour iirla puissance autrichienne, est un titre suffisant pour B compenser aux dépens d'un tiers innocent ; ne doiln pas prévoir que d'autres craignant avec autant do aison que la puissance autrichienne ne gravite un Mir sur la leur, s'autoriseront de l'exemple de deux iours impériales pour se procurer des accroissements it des compensations aux dépens de qui il appariendra? Où en serait l'Europe, si jamais, ce qu'à Dieu le plaise, ce monstrueux système venait à s'accréliter. Tous les liens politiques seraient dissous, la ûreté publique serait détruite, et l'Europe n'offriait bientôt qu'un théâtre de troubles et de confusion . y> iC prince, auquel s'adressaient ces nobles paroles^ 'abandonnant aux divagations d'une personnalité orgueilleuse, s'irrita d'une opposition qui contrariait ses mbitieux projets. Il se plaignit à sa sœur dans une wrespondance étrange où l'astuce, empreinte d'une thskine naïveté, en imposait à cette jeune femme. « Je rends toute justice à votre cœur et à votre faon de penser, » écrivait l'Empereur à Marie-Antoilette le 9 septembre 1783, un mois après la leçon que enait de lui donner Yergennes avec la plume et approbation de son prince. (( Il se peut que les intentions et la volonté, comme vous dites, soient meilleures que la forme et les expressions dont
24n IJVRk; DEUXIÈME.
(cM.de Vergennes se sert» apparemment par ord
(( du roi, et il est très bien fait à vous, de tâcher c
a garder l'illusion à ce sujet le plus longtemps poi
« sible, mais il n*en est pas de même pour moi, qi
« ait (sic) les intérêts de ma monarchie entre h
(c mains... Depuis le ministère du duc de Ghoiseu
(c la fluctuation qui a existé dans le ministère...
(c peu de consistance personnelle des individus ava
(( réduit... notre alliance à des paroles, à des coa
(( pliments... de la part de la France. Elle a prci
(C Toreille très souvent aux calomnies prussiennes.
(C La France a fomenté toujours le parti contredisai
a i^sic) en Empire... Elle s'est évertuée à diminue
c( tous les avantages présents et à venir de la maiso
(( d'Autriche à la conclusion de la paix de Teschen.
a Elle ménage Timpératrice de Russie qui prend troi
a provinces, et elle s'avise de prendre le haut to
(( vis-à-vis de moi, crainte que je puisse seulemer
c( être dans la possibilité de me procurer égalemeE
« quelque avantage, lorsque je n'ai pas fait la moin
a dre démarche ; et tout cela arrive lorsque j'ai donn
a les preuves les plus convaincantes, les plus forte
« à la France, des avantages qu'elle peut retirer seul
« de mon amitié. La France a augmenté ses États pa
ce l'acquisition de la Corse... Cette dernière gu«T
a avec l'Angleterre, la France aurait-elle pu la fair
« de même et aurait-elle pu en sortir avec les même
(( avantagessans l'exactitude et la sûreté de mes Heofi
c( A-t-elle jamais pu entrevoir de ma part la moindi
« jalousie?... Est-ce que depuis mon amitié persor
« nelle avec l'impératrice de Russie, elle (la France
$ n'a pas dû s'apercevoir de la difîérence qu'il y ava