‹ La France sous Louis XVI;Chapitre 68 sur 245 · M LIVRE · texte numérisé non relu

M LIVRE

c votre lettre m'a ravie par son énergie et sa noc blesse... Le roi a été frappé de plosieurs de vos c réflexions et les a même confirmées. . . Monsieur de « Mercy vous aura mandé la tranquillité et douceur c avec laquelle M. de Vergennes lui a parlé. J'ai eu «r occasion de voir que les têtes des autres ministres, c qui s'étaient un peu échauffées, s'étaient fort refroi- <c dies. J'espère que cette tranquillité durera, et dans (C ce cas la réplique ferme, que vous avez faite, doit c faire oublier la malhonnêteté du style qu'on avait a employé ici... d Aveuglement d'une femme plus impressionnable que réfléchie, dont triomphèrent auprès de Louis XYI le calme exposé fait par Vergennes des événements survenus en Europe, et plus encore la conduite hautaine de Joseph II envers la Hollande et sa prétention affichée de réclamer la libre navigation de l'Escauf pour ses sujets des Pays-Bas ainsi que la remise entre ses mains de la ville de Maëstricht. La négation d'un droit que la Hollande exerçait

ïmkl^ sans conteste depuis cent trente-cinq ans surprit l'Europe et particulièrement la France qui se disposait à se lier par un traité avec les Provinces-Unies.

^ Les représentants des puissances cherchaient à pénétrer les vues de l'Empereur, quand tout à coup deux vaisseaux autrichiens, l'un descendant l'Escaut depuis Anvers, l'autre remontant le Hond, c'est-à-dire la branche occidentale du fleuve, voulurent traverser Je territoire de la République batave. Les Provinces- Unies n'hésitèrent pas à tirer le canon pour empêcher la violation de leur pays.

Trompé dans l'espoir d'intimider un petit peuple, Joseph II se laissa emporter à une violente colère et

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