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SOUBASSEMENT ARCITÉEN DU MASSIF CENTRAL

RELIEF DE l'EXEl'EMNE SOULEVÉE

'AGOl'f dcliniiche à Bnrlats (Tarn) hors du pays granitique appelé Sidobre. Vue petite ville a pu se J nicher ici dans sa vallée élargie. Il serpente en amont entre des montagnes trapues qui l'enserrent ■ofondémcnt, et dont les lignes de faite s'allongent, presque tangentes au même plan.

Pliot. de M. de Marlouuc (Fig. 199).

cuAi'niiii piiEMiiiu L'EiiseinlAc du Massif central.

a donné lien à nue des généralisations les plus anciennes qui aient été faites sur lu France: l'exlcnsion jusqu'à Lyon du mot local de Ccvennes'. Au Sud, de sombres lignes de montagnes trapues qui à Castres, Figeac, Brive, barrent l'horizon, marquent la limite du Massif. Au Nord et à l'Ouest la transition est plus ménagée ; mais même alors que le cliangcnient de relief est peu sensible, la végétation, l'aspect et la tonalité plus sombre du paysage sont des indices, souvent saisis parle langage populaire. On entre dans les « terres froides », dans le domaine de fougères, bruyères, ajoncs, digitales, du ruissellement diffus des eaux, des races animales d'ossature menue, faute de phosphate de chaux, mais rustiques et vivaces. Ce fond commun est marqué de traits assez i'orts pour que, par exemple, du Nontronnais au Sidobre, l'un à l'extrême Ouest, l'autre à l'extrême Sud du Massif, il y ait plus de ressemblance, malgré 200 kilomètres qui les séparent, qu'avec les pays extérieurs qui leur sont immédiatement contigus.

C'est la nature des roches qui ramène les mêmes aspects. Le soubassement archéen, fait de gneiss et micaschistes, s'étale en larges plateaux, « couverts de petits arbres et de grands buissons », éventrés de profonds ravins. Les entrailles du sol semblent s'ouvrir par la crevasse béante oîi court la Truyère au-dessous de l'enjambée gigantesque du viaduc de Garabit. Le Lot en aval d'Entraigues, la Vézère vers Uzerche se tordent au fond de gorges aussi inhospitahères que celles que percent, si inutilement pour l'homme, les lleuves de la Mesela ibérique. Les parties granitiques se déroulent en mamelons ou en plateaux ondulés, semés souvent de blocs arrondis, saupoudrés d'arène grossière. Les rivières, voisines de leurs sources, n'y entaillent que faiblement leurs méandres entre des pâlis spongieux. Quelques-unes s'encaissent entièrement sous les blocs, au-dessous desquels on entend gronder leur Ilot. Plus âpre, au contraire, est le relief qu'une partie des monts du Forez doit au porphyre, dont les éruptions à la fin des temps primaires se sont épanchées sur le Forez, le Beaujolais et le Morvan.

Mais toutes ces cimes sont usées, émoussées, réduites à un niveau tangent à un plan peu incliné : elles portent les marques de l'usure subie pendant la période extrêmement longue oîi le Massif, à l'exception de quelques parties, est resté émergé. Si grand avait été l'abaissement général du niveau que, vers la fin de la période oligocène, des lacs envahirent une partie de la surface du Massif. On retrouve aujourd'hui ces vestiges lacustres ; mais découpés, morcelés, portés à des hauteurs très inégales; car c est après leur dépôt seulement qu'un réveil des forces orogéniques, contemporain des convulsions alpines, vint rajeunir le relief d'une partie du Massif. Alors, dans la charpente de nouveau disloquée, des pans entiers furent surélevés ; quelquesuns, comme le Mont Lozère, jusqu'à i 700 mètres. Des soupiraux volcaniques ne tardèrent pas à s'ouvrir: et l'activité souterraine, avec des intermittences mais pendant une immense période, superposa sur le socle déjà

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