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I . Slraboii, lY, I, I

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Entre les Alpes et l'Océan. livre n, u

remanié de véritables montagnes, piqua la surface d'une multitude de buttes ou pitons de couleur rousse, coiffa de noires coulées les versants des collines. La physionomie du Massif fut dès lors fixée, car les éruptions volcaniques nous conduisent jusqu'au seuil de la période actuelle; elles duraient encore, quand on commence à constater la présence de l'homme.

Il y eut ainsi plus de variété de sol et de relief; des principes de vie nouvelle s'introduisirent. Cependant la rénovation ne fut que partielle. Ce qui domine sur de grandes étendues, c'est le sol incomplet, dépourvu de calcaire, pauvre et froid, qu'engendre la décomposition des roches primitives : arène à gros grains, argile rouge feldspathique ; ou ce terreau acide, humus incomplètement formé, qu'on appelle terre de bruyère, si légère et si friable que les plantes ont peine à y prendre racine. Ce qui caractérise l'hydrographie, sauf dans la partie volcanique ou dans les Causses, c'est la diffusion morcelée, le ruissellement en minces filets, la multiplicité de petites sources presque à tous les niveaux.

Le climat, avec ses rudesses et ses caprices, présente, CLIMAT suivant l'altitude et la position, des types assez différents. ET Dans les parties élevées du Sud et de l'Est, la persistance de

VÉGÉTATION la couclic de neige jusqu'en mai, le retard du printemps et ses températures relativement basses tiennent du climat de montagnes. Souvent les couches froides de l'air s'amoncellent et par les temps calmes d'hiver restent stagnantes au-dessus des plaines qu'encadrent presque entièrement les hauteurs. En vertu de ce phénomène d'iuAersion des températures, bien connu dans les Alpes, il peut arriver que Clermont, à 388 mètres d'altitude seulement, soit soumis à un froid plus vif que le sommet du Puy de Dôme. En tout cas, même dans la plaine, le jjrintemps est tardif, la feuillaison de la vigne ne se montre guère que le 1 1 avril, à peu près comme en Lorraine. Mais, en revanche, de beaux automnes achèvent l'œuvi'e d'étés très chauds, mûrissent la vigne et les fruits.

Dans l'Ouest, la rigueur hivernale est moindre, le pinntemps se montre au moins sept jours plus tôt à Limoges qu'à Clermont. On a moins à craindre les gelées tardives ; aussi le sarrasin, plante de climat océanique autant que de sol siliceux, occupe-t-il une grande place. Mais, dès octobre, les pluies et les brouillards prennent possession delà contrée. Les hautes croupes limousines, solitudes sans arbres qu'assombrit un revêtement de bruyères courtes, se voilent de tristesse sous les épais brouillards qui les envahissent.

Il n'y a plus place, sur ces parties élevées, ni déjà même au-dessus de 700 mètres, pour la gaie châtaigneraie, compagne de la vigne et des plantes méridionales. Jadis cette culture nourricière des montagnards du Sud de l'Europe entourait comme d'une ceinture continue le noyau du Massif. Elle tend aujourd'hui à se morceler, à se restreindre. Cependant elle garnit encore les terrasses du Yivarais et des Cévennes ; elle donne aux pentes limou-

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T A CltELSE à Crozant fcarte d'état-major, file l'ii, Aigurande). Elle a entaillé un ravin entre des -Lj parois granitiques hautes de 250 « 300 mètres. Le redressement ayant été moins prononcé dans le nord du massif, t'entaille est moins profonde. Les rivières n'ont pas eu à buriner aussi fortement leur lit. L'n moulin et quelques arbres ont pu trouver place ici au fond de la vallée ; tandis que sttr la crête se dressent tes ruines d'une forteresse féodale. ;Fip. 194.)

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