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ET SUR LES CAUSSES DU MASSIF CENTRAL

ON a évalué à i 200 000 hectares la surface de landes sur les sols siliceux de gneiss ou granit, qui couvrent environ les 3/5° du Massif central. Mais la végétation offre des caractères différents sur les terrains volcaniques et sur les causses. C'est dans les hautes vallées du Cantal, au-dessus de 700 mètres, qu'il faut voir la vigueur que les débris des anciens volcans, imprégnés d'acide phosphorique et de chaux, impriment à la végétation. Entre les forêts de hêtres, qui là ont en partie résisté à l'homme, se presse une végétation touffue d'arbrisseaux et de plantes herbacées au feuillage varié et aux fleurs éclatantes, un fourré de fraisiers, de framboisiers, d'épilobes, etc ; tout un ensemble de vie riche et puissante avec lequel la terne et morne étendue des landes offre un contraste poignant. Les botanistes signalent quelques espèces propres à ces sols volcaniques ; il est probable qu'ils en trouveront d'autres.

Rien de plus pauvre au premier abord que la végétation des causses. Cependant la couleur foncée et la porosité du sol y forment des terres chaudes dont s'emparent les cultures et les plantes, pour peu que les pluies ou même les rosées le permettent. Les causses parfois minuscules qui s'échelonnent le long de failles entre le Vivarais et le Gévaudan, lambeaux exotiques restés sur le soubassement archéen, sont souvent sur ces plateaux désolés le seul asile des cultures et des habitations. Les éléments de steppes, graminées rigides, qui abondent dans la flore des grands causses, indiquent qu'il y a eu là de tout temps de larges espaces découverts. Doit-on conclure qu'ils ont été dépourvus de bois? Pas absolument, car la nature de steppes n'est pas incompatible avec la présence de taillis clairsemés, comme ceux qui peuplent sur ime grande étendue les régions sèches de l'Amérique du Nord, et comme il en subsiste même, en nombre encore assez considérable, sur les causses du Quercy.

On a souvent remarqué l'abondance des vestiges d'occupation humaine qui se rencontrent dans les causses, surtout sous forme de dolmens. On trouve aussi, particulièrement sur les causses Méjean et Sauveterre, des tumulus, des abris sous roche ; et parmi tous ces types de constructions archaïques le seul peut-être dont l'usage survive, c'est-à-dire ces petits édifices ronds en pierres sèches semblables aux irnlli de la Pouille (Voir plus bas, page SSg). La dépopulation actuelle des causses expliquerait dans une certaine mesure la conservation de ces vestiges. Cependant il faut aussi tenir compte des avantages particuliers que ces terrains naturellement drainés, faciles à défricher et à parcourir, offrant un grand choix de sites défensifs, présentaient aux hommes des civilisations primitives. Partout, à ce qu'il semble, l'habitat humain a commencé par rechercher ce genre de terrains. On peut alléguer que les espaces découverts de la Planèze basaltique du Cantal, où la population conserve une densité relative, ne se distinguent pas moins que les causses par l'aDondance des dolmens.

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i-ATis i:r cuLriurs

pliOl'PES (ttnu- ^-^ dt'es du plateau granitique au sud de Motittuçon. l-Mcs sont à l'état de la n des parsemées d'une maigre végétation de genêts et de bruyères. L'abus pastoral les a dévastées. Mais il suffit du moindre ravin pour servir , de refuge a no:

1 arbres, grâce à un peu plus d'humidité et de terre végétale.

Pl.ol. de M. Vélain (Fig. ÏOl).

rilIACUESAïai'ES (c. d'ct.-maj.. file JSô. SI-Hourl; vue du Xord au Sud. Le bourg se ramasse au pied de VJ sources Iris chaudes, pris d'un des lambeaux de basalte qui jalonnent l intervalle entre te Cantal et l'Aitbrac. Quelques cultures en terrasse garnissent tes abords. Des champs bordés de haies d'arbres font une sorte de damier sur la montagne. La cime dénudée est un vaste pâtis. Phot. de sr. J. Bronhes (Fig. 202)

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