MASSIF CENTRAL
VÉGÉTATION, HYDROGRAPIIIH
AlXI-sril-\ Il \\E. en aMll de Limngcs. Le Massif rentrât expire vers l'Uitest. La mllec. aux ciiiitanrs (/,/,:.,, i.-. s, nhulrle plus largement. Les arbres, répandus partnul. foisonnent au sommet des croupes. Un aspect ,!,■ prir, .<,■ tr/iand ainsi sur tes paysages du Bas-Limousin. Cl. ralles^. (Flg. 198).
T T.V I 11 L m wi/ /i'' / ^ ■'■■ '■ j'':^:'.iii ;■..'■;.';'. -' " VI "'"c. I.cs cuux sourdcHt par suintements yj nombreux dans des prairies marécageuses et Iwssuècs. l'eu a peu les filets se réunissent; et Von voit, dans tes arbres, un commencement de rafin qui ne larde pas à s'approfondir. Phot. de M. do Mortonne (Fig. 200).
ciuiniu; l'REMiEn L'Ensemble du Massif cciilral.
conservation du Miii lu'réditaire : les cadets vont cherclier fortune an dehors. De cet eli'orl Iradilmniiel et opiniàlrc. dont les bras de la famille foiil surtout les frais, est résulté l'aménagement patient des cultures en terrasses sur les flancs des Cévennes et du Vivarais, l'appropriation ingénieuse des petites sources dans les innombrables réservoirs et rigoles du Limousin, et tant d'autres indices de travail minutieux, individuel, àprement poursuivi de génération en génération. Mais parmi ces habitudes enracinées, le sens de l'association végète. La \ie géuéiale, à laquelle les organes font défaut, n'a pas pénétré assez fortement pour entamer le fond d'idées et de coutumes inspirées par les conditions locales.
La vie extérieure pénètre pourtant, mais comme tout le reste, individuellement; elle filtre par petits courants. De tout temps le Massif central a subi l'influence des attractions périphériques qui surgissent des plaines adjacentes. Il a vers le Ras-Languedoc, le Poitou ou la vallée du Rhône, échangé son bétail pour le grain, le vin, les denrées qui lui manquaient. Ces relations élémentaires lui ont appris le chemin de l'émigration périodique, devenue peu à peu source régulière de gain. Dès le moyen âge les rapports sont suivis entre les montagnes d'Auvergne et les foires de Champagne ou les pèlerinages fameux de Saint-Jacques de Compostelle. C'est à la terre finalement, à l'arrondissement de l'héritage ou à sa conservation que revenait le gain.
Le Massif s'est paitagé ainsi entre des influences divergentes. Historiquement il a été disputé entre la France et l'Aragon, le roi de France et le roi d'Angleterre. Au point de vue ecclésiastique il s'est divisé entre Rourges, Lyon et Albi. Jamais, même à l'époque où César nous montre le Quercy, le \elay et le Gévaudan groupés sous l'hégémonie arverne, il n'a réussi à se constituer en un tout. La force centrifuge l'emporte décidément, et le partage entre les régions centralisées qui l'environnent. Son action, pourtant n'a pasété indifférente, nous l'avons dit, sur l'histoire générale. Mais ce n'est pas par grande masse, à la façon du Rassin parisien, pesant de tout son poids sur nos destinées: c'est par voie d'impulsions individuelles, partielles, d'ailleurs infiniment répétées, qu'il a agi autour de lui. 11 subit l'attraction parisienne ; mais il entre aussi comme élément important dans la vie économique de Rordeaux et de Marseille.
Entre les Alpes et l'Océan LivnE ii, n