‹ La France, tableau géographiqueChapitre 188 sur 275 · LE CANTAL · texte numérisé non relu

LE CANTAL

LORSQUE venant de Mende, à travers le terne Gévaudan, on atteint Saint- Flour et qu'on voit à l'Ouest s'allonger la silhouette du Cantal, on éprouve une délivrance joyeuse. Tout dejiuis longtemps semblait mort et éteint. L'arène grise du granit se rayait de quelques bois de sapins sur des ondulations sans formes. A l'Est, les croupes monotones, moitié bois, moitié landes, de la Margeride n'engendraient que laideur et tristesse. On voit au contraire se dérouler de longues lignes qui se combinent harmonieusement; d'une allure lente et continue elles paraissent monter vers un centre commun ; l'efTort, il est vrai, qu'elles fontpourse rejoindre est vain: des échancrures et des saillies interrompent le fronton qui voudrait s'achever. Mais ces dentelures prennent une individualité ; une unité, en tout cas, se dessine. Il semble que le pénible enchantement ait cessé, et qu'on rentre dans le domaine de la vie.

Le Cantal doit la variété de ses formes à celles des „,,,„., o„ actions volcaniques nui s'v sont accumulées. D'autres contrées

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