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VIII. — Fonctionnement

Direction générale . — Le Directeur Général de Y Union Sacerdotale est le Supérieur Général de la Fraternité Sacerdotale.

Dans chaque pays, il y a un Sous-Directeur Général et dans chaque diocèse un Directeur diocésain.

Bulletin. — La Revue mensuelle « Le Sacerdoce » est le Bulletin of ficiel de Y Union Sacerdotale ; elle est envoyée régulièrement aux Associés. Tous les trois mois, elle contient un Memento Sodalitatis , que chaque Associé détache et qu’il renvoie, après l’avoir rempli, au centre de l’Œuvre dans son pays. On peut aussi le remettre au Directeur diocésain qui le fait ensuite parvenir au Sous-Directeur Général.

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La Ligue du Saint Nom de Jésus

La dévotion au Nom adorable‘de Jésus a toujours été grande dans la Congrégation de la Fraternité Sacerdotale. On peut l’appeler une dévotion sacerdotale, tant le Nom du Souverain Prêtre est identifié à sa mission sacrificatrice et rédemptrice.

De même que Y Union Sacerdotale avait été soumise à Pie X, la Ligue du Saint Nom de Jésus le fut à Benoit XV. Le Pape encouragea alors tellement le Fondateur à promouvoir universellement cette dévotion qu’il pensa un moment lui donner une approbation solennelle, sous forme de Lettre , dans laquelle il lui aurait demandé entre autre, de répandre la pratique de consacrer le mois de Janvier au Nom de Jésus. Des circonstances spéciales amenèrent Benoit XV à remettre à plus tard la réalisation de ce pieux dessein ; mais à plusieurs reprises il fit savoir qu’il n'abandonnait pas son projet.

La Ligue du Saint Nom de Jésus a pour objet , pour fin et pour moyens le Nom adorable et trois fois saint de Jésus.

I. — Son objet . — Son objet est le Nom divin que le Verbe incarné, notre Sauveur et Rédempteur, a porté sur la terre ; — le Nom que Dieu le Père a donné lui-même à son Fils et qu’il a chargé un ange de faire connaître aux hommes ; — le Nom que le Verbe de Dieu fait homme a reçu officiellement au

jour de sa Circoncision, en conformité avec les ordres formels venus du ciel ; — le Nom dont II a été sans cesse appelé par Marie et Joseph à Nazareth, et sous lequel II a été désigné par ses disciples, les foules et les démons eux-mémes. dans le cours de sa vie publique ; — le Nom qui, sur le Calvaire, a dominé la Croix du supplice et qui a consacré a jamais le Christ Sauveur de l’humanité ; — le Nom dont les anges l'ont appelé à la Résurrection et à l’Ascension; — le Nom enfin que le Verbe incarné s’est Lui-même donné, comme étant son Nom propre, lorsque répondant a saint Paul, qu'il venait de terrasser sur le chemin de Damas, Il lui dit : «Je suis Jésus, que tu persécutes ».

II. — Sa jin. — Sa fin est : 1" D'honorer par tous les hommages possibles le *Nom adorable de Jésus , devant lequel tout genou fléchit au ciel, sur la terre et dans les enfers.

2° — De réparer pour tous les outrages dont II est l’objet de la part des blasphémateurs, des hérétiques et des impies. *

3“ — De Le mettre davantage en honneur dans la vie des chrétiens ; de Le graver plus profondément dans leur cœur, de les habituer à l’avoir plus fréquemment sur les lèvres, de les porter à recourir a Lui dans leurs joies et leurs peines, leurs difficultés et leurs tentations, et en général dans toutes les circonstances heureuses ou malheureuses de leur vie.

4“ — En un mot, de Lui donner dans la société, comme dans les individus, la place a laquelle II a

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droit : ce à quoi les Ligueurs s’engagent a travailler de toutes leurs forces, principalement par l’emploi des moyens suivants.

III. — Ses moyens. — iü S’inspirer d’un grand respect et d’une tendre dévotion pour le Nom de Jésus.

2° — Etre animé d’un vil désir de L’honorer personnellement.

3° — S’en faire une fréquente oraison jaculatoire, en Le prononçant avec esprit de foi, confiance et amour.

4° — Travailler à Le faire connaître, honorer et aimer; a cette fin, suggérer aux âmes des pratiques pieuses en son honneur et développer en elles une confiance illimitée en ce Nom divin.

5° — Prendre l’habitude de toujours désigner Notre Seigneur par son vrai nom : Jésus.

IV. — Pratiques. — i° Porter le Nom de Jésus sur son cœur, en signe de spéciale dévotion. (Les Ligueurs reçoivent ce Nom brodé, sous forme de petit scapulaire.)

2° — Offrir une communion par semaine ou par mois, pour honorer plus particuliérement le Nom de Jésus et pour réparer les outrages qui lui sont faits.

3" — Réciter chaque jour, autant que possible, l’oraison du Saint Nom de Jésus :

O Dieu , qui avez établi votre Fils unique Sauveur du genre humain et avez ordonné qu’on l’appelât Jésus ; daignez nous accorder, à nous qui vénérons son saint Nom sur la terre, de jouir de sa vue dans les deux.

Par le même Jésus-Christ Notre Seigneur.

L’Œuvre de la Sainte-Face de Jésus d’après le Saint-Suaire de Turii)

Historique. — Des circonstances providentielles ont amené la Congrégation a s’occuper de la Sainte-Face de Jésus. L’ostension du Saint-Suaire de Turin, qui. en 1888, avait révélé au monde, par le procédé de la photographie, les traits adorables du divin Crucifie sur le linge qui l'enveloppa dans le tombeau, détermina un certain courant de dévotion envers la Sainte- Face du Sauveur. C’est pour l'accentuer et le rendre plus populaire qu'une pieuse artiste, Carmélite et sœur de la Bienheureuse Thérèse de l’Enfant-Jésus, s'appliqua à donner plus de relie! a cette sainte image et à rendre plus apparents les traits de cette touchante physionomie.

Une fois le travail terminé, le Carmel de Lisieux

l’offrit a la Congrégation de la Fraternité Sacerdotale et, pour l’aider matériellement, lui en céda, par contrat, le droit exclusif de reproduction. La Congrégation, voyant dans cette offre, en même temps qu’un secours temporel possible, une œuvre véritable de réparation sacerdotale, par les honneurs qu’elle ferait rendre a ce divin Visage autrefois souillé par le baiser perfide du premier mauvais prêtre, Judas, s’occupa d’en faire la diffusion. Mais auparavant le T. R. P. Supérieur Général en soumit le projet au Pape Pie X, qui l’approuva pleinement et lui déclara

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formellement que «le bon Dieu lui avait donné la mission de répandre cette Sainte-Face dans le monde». Et afin de joindre les actes aux paroles, il lui fit adresser, peu après, la magnifique lettre suivante.

Révérendissime Seigneur,

J’ai soumis au Saint-Père, dans l’audience de ce jour, le projet conçu par votre Seigneurie Révérendissime, de répandre le plus possible X Image de la Sainte- Face de Notre Seigneur Jésus- Christ , telle qu’on a réussi à la reproduire avec un art si remarquable, d’après la véritable image du Saint-Suaire. Sa Sainteté, qui avait daigné accepter en hommage cette reproduction, approuve très volontiers votre entreprise.

En vérité, l’on ne peut contempler les traits et l’expression de cette adorable Figure sans être vivement ému et sans éprouver des sentiments de componction

et d’amour ; aussi cette image peut-elle être très utile

aux personnes de toute condition qui voudront s’en servir pour méditer sur la Passion et la Mort de notre divin Sauveur.

C’est pourquoi le Saint-Père, confirmant les indulgences déjà accordées et signées de sa main, a déclaré que tous ceux qui méditeront quelques instants, devant cette Image, sur la Passion de Notre Seigneur, pourront gagner, par ce seul fait, toutes les indulgences concédées par les Souverains Pontifes à la Couronne des Cinq Plaies .

Enfin, Sa Sainteté désirant que cette image soit répandue en tous lieux, et exposée à la vénération dans toutes les familles chrétiennes, la recommande d'une manière toute particulière aux

Révérendissimes Evêques et à tous les Ecclésiastiques, bénissant tout particulièrement ceux qui s’en feront les propagateurs.

Dans les sentiments de sincère estime et considération, je suis heureux de me dire, de votre Seigneurie Révérendissime, le très dévoué serviteur.

Casimir Gard. Gennaki

Rome, 4 Juin i goô.

Ne pouvant plus douter de la volonté de Jésus, qui s était si clairement manifestée par l’approbation et les encouragements du Saint-Père, la Congrégation ht tirer, par un des meilleurs artistes de Rome, un nombre considérable de gravures, de divers formats et en sept langues différentes. Cette gravure obtint ensuite le Premier Grand Prix avec Croix d'honneur et Médaille d'or, à l'Exposition internationale d’Art religieux, à Bois-le-Duc (Hollande), en Mars 1909.

A la vue du bien qu’elle faisait et afin de la faire pénétrer partout, selon les désirs du Souverain Pontife, on organisa une œuvre de propagande universelle, qui compte un très grand nombre de Zélateurs et de Zélatrices. On fonda, à cet effet, la Revue « Le Divin Crucifié », dont il sera parlé plus loin, et qui devint le trait d’union entre le centre et ses nombreux Associés.

Nous pouvons dire en toute vérité qu aujourd’hui la Sainte-Face du Saint-Suaire est répandue et vénérée presque dans le monde entier, grâce surtout au zèle et aux efforts déployés par la Congrégation de la Fraternité Sacerdotale.

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Authenticité. — Ce qui donne une valeur exceptionnelle à ce mouvement universel de dévotion, c’est l’authenticité de cette adorable Figure.

Les Images de la Sainte-Face de Notre Seigneur Jésus- Christ connues jusqu’à présent, ont été plus ou moins la conception de pieux artistes qui se sont efforcés de donner à la figure du Sauveur pendant sa Passion les traits sous lesquels leur dévotion personnelle la leur représentait. Tout au plus pouvons-nous faire une exception pour la Sainte-Face reproduite d’après le voile de Sainte Véronique, conservé à Rome dans la Basilique Vaticane ; mais ces reproductions sont tellement imparfaites, qu’elles ne peuvent satisfaire la piété des fidèles.

La Sainte-Face de Jésus, dont il est ici question, revêt un cachet particulier qui la rend chère et précieuse. Elle n’est ni le simple fruit d’une méditation assidue, ni un idéal de conception dans une âme éprise d’amour pour Jésus ; mais elle répond à la réalité, autant qu’il nous est donné de la posséder, cette image étant la reproduction exacte de la figure la plus authentique que nous ayons de Notre Seigneur Jésus-Christ.

L’artiste, en étudiant avec un soin minutieux la figure imprimée sur le Saint-Suaire de Turin, dont elle possédait une photographie exacte, s’est appliquée à ne rien modifier au modèle qu’elle avait sous les yeux, ni à lui faire la plus légère addition, mais à en rendre les moindres détails.

C’est ainsi qu’elle a pu faire ressortir merveilleuse-

ment, non seulement les traces de sang, les plaies, l'enflure de la joue droite, la meurtrissure du nez, la tuméfaction de l’œil droit, etc..., mais encore la douce sérénité, le calme profond, la souffrance concentrée et la sublime majesté de ce divin Visage.

Aussi, est-il difficile de contempler cette divine Face si cruellement défigurée à cause de nos péchés, sans être attiré et touché. Il s’en échappe quelque chose de profondément intime qui pénètre jusqu’au fond de l’âme et l’attendrit.

Cette impression est générale. De saints personnages en voyant cette Image pour la première fois, n’ont pu contenir leur émotion et ont manifesté hautement leur admiration. Notre Saint-Père le Pape Pie X l’a baisée à plusieurs reprises et, la croyant capable de produire de grands fruits dans les âmes qui s’en serviraient pour méditer sur la Passion, il a voulu y attacher de précieuses indulgences.

Indulgences. — Ainsi, à tous ceux qui méditent sur la Passion, devant cette Image. Sa Sainteté daigne accorder, chaque fois, outre « la Bénédiction Apostolique», toutes les indulgences antérieurement concédées par les Souverains Pontifes Léon XII et Pie IX â la Couronne des Cinq Plaies, à savoir :

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