III. — Eucharistie
Il est impossible de parler de Jésus sans parler de l’Eucharistie. Notre Jésus actuel et présent, toujours aimant et toujours agissant, c’est Jésus au Très Saint Sacrement. Dans l’Eucharistie Jésus continue à exercer son divin Sacerdoce, en renouvelant par le ministère des Prêtres son Sacrifice du Calvaire. Il en a fait l’arsenal de ses grâces. la source intarissable de ses bienfaits, l’application constante des mérites de sa vie, de sa passion et de sa mort.
1 Voir plus loin l’annonce de ces deux importants ouvrages.
Nous ne pouvons pas plus nous passer de l'Eucharistie que de Jésus, puisque l'Eucharistie c'est Lui, et qu'il a institué ce Sacrement comme la nourriture indispensable des âmes et le gage assuré de la vie éternelle.
Tout ce qui a trait à l’Eucharistie entre naturellement dans le cadre de l’apostolat de la Congrégation ; d'autant plus qu'elle s'évertue a étudier, honorer, adorer, aimer et imiter dans ce Sacrement d’amour, le Souverain Prêtre qui y demeure le gardien de l’auguste Victime et continue d’y exercer son office de sacrificateur.
Les hommages rendus a l'Eucharistie sont universels ; les âmes y accourent comme a la source de la vie ; la communion fréquente et quotidienne se pratique partout ; les adorations prolongées aux pieds de l'Hôte divin du Tabernacle se multiplient; l’Exposition solennelle du Très Saint Sacrement se renouvelle fréquemment dans les paroisses et est devenue perpétuelle dans un bon nombre d’institutions religieuses.
Ce mouvement est très consolant et donne les plus grandes espérances de relèvement et de rénovation de la société. Néanmoins, il est exact de penser qu’il reste encore beaucoup à faire et. en particulier, qu’il existe une lacune qu’il importe souverainement de combler.
Si les foules vont davantage à Jésus personnellement présent au Très Saint Sacrement, si les chrétiens se rapprochent de Lui pour en recevoir des
BRANCHES DIVERSES D’APOSTOLAT 1 03
secours et des grâces cie tout genre, si les âmes consacrées et les âmes sacerdotales viennent puiser abondamment â cette source de l’amour et de la sainteté ; en un mot, si Jésus-Eucharistie est le Dieu incarné en qui la piété se plaît à faire revivre tous les mystères . du passé et qu’elle honore sous tous les titres qui Le constituent le Sauveur, le Roi et le Maître de l'humanité, il faut reconnaître quand même que son caractère sacerdotal est trop laissé dans l’ombre.
Celui que nous possédons dans l’Eucharistie, c’est le Verbe divin sorti du sein du Père, descendu du ciel et venu sur cette terre pour y accomplir un Sacrifice, et par ce Sacrifice glorifier son divin Père et sauver le monde. Toute la mission de Jésus est lâ ; et II ne peut l’accomplir que par son Sacerdoce. Tout repose donc sur le caractère sacerdotal de Jésus. C’est en tant que Prêtre qu’il vit, qu’il enseigne, qu’il souffre et qu’il meurt. Or, ce qu’il a été pendant sa vie, Il le demeure éternellement. Donc, dans l’Eucharistie comme au ciel, Jésus est Prêtre, Prêtre avant tout et par-dessus tout.
Il mérite, dès lors, de recevoir dans l’Eucharistie, comme au ciel, des hommages particuliers en tant que Prêtre. Et s’il a des droits absolus, nous avons, nous, des devoirs rigoureux. Jésus attend de l’humanité ce culte rendu â son Sacerdoce dans l’Eucharistie : ce sera le couronnement du culte eucharistique dans l’Eglise.
Pour y coopérer, la Congrégation s’y emploie de toute manière par la parole et par la plume. Elle a
déjà publié plusieurs ouvrages sur l’Eucharistie, en particulier la série des Fleurs d'autel, vies abrégées et populaires de saints Prêtres qui se sont sanctifiés par l'Eucharistie ; Près de Jésus, pour habituer les âmes à vivre dans la pensée habituelle de Jésus au Très Saint Sacrement ; Jésus- Eucharistie mon Prisonnier d'amour, courtes méditations pour les visites au Très Saint Sacrement ; Etincelles eucharistiques et de nombreuses brochures.