‹ La Fraternité Sacerdotale et ses Œuvres diversesChapitre 28 sur 63 · IV. — Esprit · texte numérisé non relu

IV. — Esprit

L’esprit de l’Œuvre est avant tout un esprit de prière et de vie intérieure ; l’adoration perpétuelle

diurne du Très Saint Sacrement exigeant nécessairement la pratique du recueillement et une aptitude spéciale aux relations fréquentes et intimes avec Jésus.

L'amour qui anime Jésus dans l'Eucharistie et qui Le fait demeurer perpétuellement au milieu de nous, doit se communiquer infailliblement aux âmes qui vivent dans sa compagnie habituelle ; aussi est-ce l’amour qui vivifie les âmes a « Béthanie » et qui les inspire en tout, dans la pratique de toutes les vertus et dans l'accomplissement de toutes leurs œuvres de zèle. Rien ne coûte a l’amour, tout ce qui est fait par amour est fait plus promptement et plus parfaitement. L’amour est la grâce spéciale de l'Eucharistie bien comprise : les âmes adoratrices s’en inspirent et s'en nourrissent.

Jésus au Très Saint Sacrement est Prêtre et Victime ; Il y parle autant d immolation que d’amour. Pour L’honorer dignement, il faut s'immoler avec Lui ; pour coopérer a la sanctification et au salut de ses Prêtres, il faut se renoncer et vivre de sacrifice. Cet esprit de sacrifice, inséparable de l’esprit d’amour, porte l'âme adoratrice au sommet de la perfection. Constituée victime pour les Prêtres, elle vole audevant des immolations et elle trouve son bonheur à aimer par la souffrance.

L'amour crucifié établit entre Jésus et l’âme des relations particulières d’intimité. L'harmonie est trop complète, pour qu’il n’y ait point entre eux une douce fusion d'esprit, de cœur et de volonté. C’est

pourquoi l'âme adoratrice, consacrée vierge sacerdotale, ne soupire qu’après son Bien-Aimé et s'évertue à vivre dans une union étroite et constante avec Lui.

Prière, amour, sacrifice, union : tel est l'esprit qui anime et vivifie les âmes à « Béthanie ».

Page 1