INTRODUCTION
L'idée de fraude n'est pas une idée nouvelle, c'est une idée vieille comme le monde. Elle a pour base principale le désir de l’homme d'accroître sa fortune et sa puissance d'action parlous les moyens en son pouvoir, fût-ce au préjudice d’autrui, et ce désir est de tous les temps et de tous les pays. La ruse et la fourberie ont toujours été de mode parmi les hommes et il n’est pas besoin d’être grand prophète pour prédire qu'elles le seront toujours. Les Grecs avaient l'esprit trop rusé et trop ingénieux pour s'abstenir de la fraude, les Romains étaient trop exercés aux discussions juridiques pour n'avoir pu trouver, à l’aide du raisonnement, des moyens d'éviter les entraves mises par la loi à leur liberté d'action, et nos anciens jurisconsultes nous rapportent dans leurs recueils bon nombre de straltagèmes imaginés et employés de leur temps pour tourner les dispositions gêénantes des ordonnances royales, des Coutumes ou des Canons des Conciles.
De nos jours, la fraude n’a pas disparu, bien au contraire, elle est plus vivante, plus fréquente que jamais ; sa variété est sans limites, elle s'attaque à