‹ La frileuseChapitre 10 sur 79 · ACTE PREMIER · texte numérisé non relu

ACTE PREMIER

tout de la décence qui règne dans le camp; la gloire est. belle, mais la moralité est quelque chose, et nous entendons que notre armée soit à la fois la plus brave et la plus morale de toute l’Allemagne. Mais, comment le prince Max n’est-il pas là, pour offrir la main à sa tante et à sa souveraine?... Qu’on le cherche! (a Conrad.) Avertissez-le !... (Conrad sort. — Apercevant Galaor. ) Ah! M. le baron de Blakenberg!

GALAOR

Moi-même, princesse, que Votre Altesse a daigné rappeler de son long exil.

LA DUCHESSE

Ce sera à vous de mériter cette faveur.

GALAOR

Que faudra-t-il faire? qu’exige Votre Altesse?

LA DUCHESSE

Du zèle et du respect; n’agir que quand je l’ordonne et ne parler que quand j’interroge.

GALAOR, s'inclinant et à part.

Le temps a respecté son caractère... toujours le môme!

LA DUCHESSE, aux daines et seigneurs.

Mesdames et messieurs, laissez-nous.,. Restez, baron, (sortie des dames et seigneurs.) Avant l’arrivée de mon neveu, j’ai à vous parler, à VOUS, en tête-à-tête. (Elle va s’asseoir à droite.)

GALAOR, à part.

Quelque danger me menaçait, j’en étais sûr.

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