ACTE PREMIER
ries ou des fautes quand vous n’êtes pas là... et vous y êtes si rarement ! (a Gaiaor avec embarras.) Mademoiselle Marguerite de Waldeck, première demoiselle d’honneur de Son Altesse. (a Marguerite.) Monsieur le baron Gaiaor de Blakenberg, mon nouveau secrétaire!
MARGUERITE
A qui toutes les demoiselles de la cour doivent déjà des remerciements. Il parait que M. le baron a voix délibérative au conseil, et son influence, la grande-duchesse ne nous l’a pas laissé ignorer, vient d’opérer une révolution tout entière... Ce soir, un bal à la résidence, demain un concert!
MAX
Ah ! mon Dieu !
Votre Altesse y viendra?
MAX
Moi!... Et qu’y ferais-je?
MARGUERITE
Ce qu’y fait tout le monde... vous danserez.
MAX
Y pensez-vous? J’aurais l’air si emprunté... si maladroit !...
MARGUERITE
Vous vous défiez toujours de vous-même.
MAX
C’est que je me vois... je me regarde.
MARGUERITE
Regardez les autres... cela vous rassurera. Et puis, si Votre Altesse y consent, nous vous donnerons, avant le bal, une leçon.
MAX
Quoi! vous daigneriez vous-même?...
MARGUERITE
Une leçon de danse... et de valse.
MAX, vivement.
De valse?... Oh! non! je ne pourrais, je n’oserais jamais!
GALAOR, vivement.
Et pourquoi donc?
MAX, avec embarras.
Je ne sais... mais croyez, malgré cela, que ma reconnaissance...
MARGUERITE
J’y compte bien. J’ai justement une grâce à vous demander.
Parlez.
MAX, vivemcat.
MARGUERITE
Un protégé à nous que je devais vous recommander...
MAX
Un protégé... parlez! Je serai trop heureux...
Un charmant jeune homme!...
MAX; troublé.
Ah! un jeune homme!...
MARGUERITE
Un jeune lieutenant qu’il faudrait faire capitaine.
MAX
C’est bien difficile !... Les règlements militaires... les droits. . .
MARGUERITE
Des droits?... il en a de très-grands... C’est le frère d’une de nos amies de couvent... Amélie d’Halberstadt... qui le recommande à la princesse Tliécla et à moi... Et, tenez, c’est .lui-même, le voici.