Cinq canards... et six jaux (coqs) bridés
Cela n'a rien de plus extraordinaire que la singulière redevance à laquelle étaient assujétis les moines de Saint-Ouen, qui devaient ^ en échange d'une rente de 80 livres, fournir aux fermiers des moulins de Rouen un oison bridé de rubans de soie, marchant parterre, avec deux cruches de vin, deux miches de pain, deux gros poulets, deux plats de petz de preudes femmes (on dit aujourd'hui beignets soufflés ou soupirs de nonnes), etc..
SUR LA FRIQUASSÉE CROTESTYLLONNÉE I4)
61 : . Cest un hexamètre sur ses pieds : Crosabas I a laîa / nis poli / cides / y ter a / grobis. Je propose de lire : Grossa bona laticis pollucite sicera nobls (sans s'inquiéter du barbarisme sicera au nominatif pluriel). Oifrez-nous du gros cidre du bon tonneau.
612. Serait-il du sanscrit? On le croirait si le sanscrit eût été connu au XVI'' siècle. Moyennant quelques modifications de formes et d'orthographe, on a la moitié d'une strophe gayatri :
Hanipiyah kàyabàni rôsha primah.
Ce qui veut dire : Aimé dans la solitude, trafiquant de son corps, le premier dans la colère. Cela ne signifie pas grand chose ; mais la poésie orientale est vague... Eh bien, non ! c'est du français : Haut nid pie a ; caille a bas nid ; rôt chat pris m'a.