Ma mère, serai-je point marié
C'est <ce qui se chante dans tous les pays depuis la création du monde. Il y a en Normandie une chanson qui dit :
Il est pourtant temps, ma mère , De m'y marier.
En Anjou, c'est encore la même chose.
01 est prêtant temps, prêtant temps, ma mère, 01 est prêtant temps de m'y marier.
(Voyez Bugeaud, Ch. pop. de POuest^ t. I). En voici une autre recueillie, au XVI* siècle, par Cl. Gaucher, près de Dammartin :
Si mon père ne m'y marie, Je sçay bien ce que je feray.
J'en jure, bergère ma mie, Que sans luy je me marieray, etc.
SUR LA FRIQUASSÉE CROTESTYLLONNÉE I53
{Le Plaisir des Champs y poëme de Cl. Gauchet. Paris, Franck, 1868, in- 16, Bibl. elzévirienne, page 21.)
Mais la mère achève de déshabiller son moutard :
67O. Adieu ! hai 1 rhomme :
Voilà mon roi couvert,
dit-elle en le couchant; puis elle le berce :