‹ La friquassée crotestyllonnéeChapitre 126 sur 134 · Ma mère, serai-je point marié · texte numérisé non relu

Ma mère, serai-je point marié

C'est <ce qui se chante dans tous les pays depuis la création du monde. Il y a en Normandie une chanson qui dit :

Il est pourtant temps, ma mère , De m'y marier.

En Anjou, c'est encore la même chose.

01 est prêtant temps, prêtant temps, ma mère, 01 est prêtant temps de m'y marier.

(Voyez Bugeaud, Ch. pop. de POuest^ t. I). En voici une autre recueillie, au XVI* siècle, par Cl. Gaucher, près de Dammartin :

Si mon père ne m'y marie, Je sçay bien ce que je feray.

J'en jure, bergère ma mie, Que sans luy je me marieray, etc.

SUR LA FRIQUASSÉE CROTESTYLLONNÉE I53

{Le Plaisir des Champs y poëme de Cl. Gauchet. Paris, Franck, 1868, in- 16, Bibl. elzévirienne, page 21.)

Mais la mère achève de déshabiller son moutard :

67O. Adieu ! hai 1 rhomme :

Voilà mon roi couvert,

dit-elle en le couchant; puis elle le berce :

Page 1