Saute, saute, martinet, De la fenêtre au jardinet
Le texte porte cardineî. Est-ce le gardinet, le jardin, ou la porte de car do ^ cardinis^ que l'on doit lire? C'est un refrain, ayeul du Voltigez, hirondélies, de F. David.
656. Ma commère, prêtez-moi votre petit sas ? — Ma mie, j'en sachette, j*en belute, J'en fais tout mon petit cas.
Compère, prêtez-moi votre sac, est un des jeux de Gargantua. Celui-ci est quelque chose d'analogue. Ce sont des mots difficiles à prononcer et qui font donner des gages.
6^6. II n'est pas de bonne heure né Qui n'y fourre son clou.
SUR LA FRIQUASSéE CROTESTYLLONNÉE I5I
Quel clou ? Certainement celui dont parle la farce des femmes qui font escurer leurs chaulderons. {Ane. Th. franc. y II, p. 96.)
Maistresse, j'y mettrai un clou , Gros et rivé par les deux bouts.
Le vers 659 est le commencement d'un cantique intitulé Contemplation de l'Ame raisonnable :
Il est bien de malle heure né Qui faict le mal dont est dampné.
Je l*ai vu dans les Heures de Notre-Dame à Pusage de Romme (Paris, Ricoart, 1 573, in-8*», gothique). Je trouve dans le chapitre 3 2 de Pantagruel^ parm i les chansons que jouent les ménétriers pour faire danser les dames lanternes :
Il est en bonne heure né.
66 1 . Pour sonetter et pour vesser Il ne faut bouger du lit.
Sonetter est sans doute sonner de la trompette et bary tonner du cul.