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CHAPITRE IV

LE GOMMÂIIDEHENT

Je ne songe pas à examiner sous cette rubrique toutes les questions qui intéressent la hiérarchie militaire ; aussi bien nos sources spéciales ne contribueraient-elles guère à les éclaircir, et il serait, sinon téméraire, au moins sans utilité, de rappeler, à propos de TOrient, les principes généraux. Je compte m'attacher principalement à ce qui concerne le commandement suprême S lequel nous peut conduire à quelques observations plus particulières.

§1. — Les chefs de circonscriptions militaires.

A. — Sur les commandements militaires locaux, nous aurons moins de particularités à signaler, surtout pour la période du Haut-Empire. Bornons-nous à mentionner le légat consulaire de Syrie (depuis 27 av. J.-C), le légat consulaire de Cappadoce (depuis 70) ^ le légat prétorien d'Arabie (depuis 105/6). Le lé-

' Sur les auxiliaires du commandement, les gardes du corps du général en chef, etc., Tépigraphie seule aurait pu nous fournir des témoignages nombreux; mais on sait qu'en Syrie elle donne des déceptions. Une inscription de Baalbeck (Hornslein^ Palest, Explor. Fund, 1900, p. 74) mentionne deux protectores. Ammien (XXV, 3, 14) nomme nn apparitor qui sauva son préfet. Add. quelques écuyers {statores) de gouverneurs de provinces ou de chefs de légions (Waddîngton, 2 215 ; CIL, III, 6 641 ; VIII, 7 050).

* Marqaardt, Organis. miliL^ II, p. 291, note 6.

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gat prétorien de Palestine (depuis 70) réduit le commandement du légat de Syrie, car chaque légat est à la lête des troupes de sa province. Vers 198, il y a un légat de St/ria Coele et un de Syria Phoenice *- La province éphémère A'Armenia Maior formée par Trajan était restée sous le légat de Cappadoce ^. Nous ne savons rien du gouvernement des provinces de Mésopotamie et d'Assyrie pour la même époque.

A la fin du \\^ siècle, la Mésopotamie, partiellement recouvrée, n'a d'autres chefs militaires que les commandants de légions, des Tpraefecti qui cumulent leurs fonctions avec celles de procurateurs, respectivement en Osrhoène et en Mésopotamie proprement dite ^ Au siècle suivant, il semble bien qu'il n'y ait plus de procurateurs dans ces deux contrées, et un praefectiis y commande sans doute à la fois les deux légions parthiques qui y sont cantonnées.

B. — Passé le règne de Dioctétien, les districts civils ne nous intéressent plus que par comparaison avec les districts militaires. On sait qu'au praeses s'oppose désormais le dux * ; c'est ce dernier qui a le commandement sur foute la section du limes comprise dans sa circonscription et les troupes y affectées ; aussi prend-it quelquefois le nom de dux limitis^ sans que rien le difTérencle des autres duces. Les limites des ducatus ne peuvent être fixées qu'avec approximation, car l'identification de la plupart des lieux de garnison cités par la Noii' tia demeure flottante. Mais, à voir ce document •, on arrive aux constatations que voici :

Au nord, il n'y a qu'un dux pour les Arménies (I et 11) et le Pont; cette zone ne paraît pas très exposée. Même observation pour les régions les plus méridonales : à la longue Palaest'ma 111, la seule des trois Palestines qui touche au limeSy est préposé un duc unique \ En Arabie, le même fonctionnaire

1 Ihid., p. 375 sq.

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