‹ La frontière de l'Euphrate de Pompée à la conquête arabeChapitre 37 sur 93 · L'ARMÉE EN CAMPAGNE · texte numérisé non relu

L'ARMÉE EN CAMPAGNE

§ !. — Ordre de marche ou de bataille.

Nous arrivons à Tétade des opérations de guerre, je n'ai pas besoin de répéter dans quel esprit : je laisse de côté le récit des campagnes mêmes, qu'on trouve dans divers ouvrages, en particulier dans Schiller, dans Rawlinson et Bury *, les pourparlers diplomatiques, le détail chronologique des engagements, les traités qui ont suivi ^ 11 s'agit d'extraire de cette masse de faits ce qui concerne la stratégie d'ensemble des armées d'Orient.

Sur l'ordre de marche des troupes syriennes allant au-devant de l'ennemi, nous n'avons pas de renseignements détaillés plus anciens que ceux de Josèphe ' ; il donne cette agmen, comme les Romains l'appelaient, pour conforme au type courant :

En tête, les troupes auxiliaires ^, plus légèrement armées,

* The Hislory of ihe Décline and Fall the of Roman Empire^ by Edw. Gibbon, edited by J. B. Bury, London, t. I à V (1897-98).

* On trouvera l'analyse des négociations diplomatiques du vi* siècle, et le tableau général des guerres contre les Sassanides, dans l'opuscule de Karl Gûterbock, Byzanz und Persien in ihren diplomatisch'Vôlkerrecktlichen Beziehungen im Zeitalter Jtistinians, ein Beitrag zur Geschichte des Vôlkerrechts, Berlin, 1906.

* Il expose l'ordre de marcbe de Vespasien (B. /., III, 115 sq.) et un peu pins loin (V, 47-49) celui de Titus, presque dans les mêmes termes, mais plus abrégés.

* Cf. Sallust., Histor. reliq,, 74 (Maurenbrecher, I, p. 187) : Tum uero Bithynii propinguantes iam amnem Arsaniam {ce sont des auxilia, placés •n avant, qui atteignent les premiers le fleuve).

172 l'armés

sortes de vedettes très mobiles, chargées d'affronter les escarmouches, si possible, — quitte à se replier en cas de lutte inégale — et de reconnaître les bois et fourrés où des embuscades peuvent être dissimulées, les détours de chemins fertiles en surprises *. Ensuite deux groupes, parfois intervertis : les pionniers *, pour aplanir les chemins, couper les arbres qui entraveraient les convois, chariots d'équipages ou machines d'artillerie; et une partie de Tinfanterie et de la cavalerie romaine, notamment dix hommes commandés de chaque compagnie : ceux-là ont mission de marquer l'emplacement du camp ; ils sont assurés, d'autre part, contre les guet-apens parles observations de l'avant-garde. Suivent les bagages des principaux officiers, entourés d'une escorte ; tout auprès, le général en chef, qui doit rester tout voisin de la tête, prêt à recueillir les premières nouvelles, ainsi que des ouvriers du campement, lequel s'établit sur son ordre. Il est protégé par des troupes choisies de gardes du corps, cavalerie et infanterie, généralement armées de la lance. Derrière lui viennent les machines d'attaque, au centre de l'armée à cause de leur masse enibairassante, qui oblige à les environner du maximum de protection; d'autres soldats choisis y veillent particulièrement ^ Les aigles et tiexllla divers ont un emplacement analogue et sont précédés et suivis par clairons et trompettes.

Kiisuite le corps principal de bataille, par rangées de six hommes; des officiers sont postés en dehors des files et veillent au maintien de l'ordre et de la discipline. Chaque légion est accompagnée de ses valets, qui conduisent les chevaux, mulets et autres hôtes de charge ; il faut que, coupée accidentellement du reste de l'armée, elle ne se trouve pas au dépourvu, privée de vivres et de matériel, incapable de soutenir un effort de quelques jours. En queue, les vivandiers, artisans, la foule des mercanlis, qui souvent suivent les armées, excepté peut-être dans les déserts avancés de l'intérieur, de leur propre mouve-

^ Ceci avait un intérêt bien faible dans les plaines roésopotamienDCs, capital dans les vallées d'Arménie. Celle disposition fut sûrement observée par Lucullus, Pompée, Anloine, Corbulon, bien que nos sources n'en disent rien.

2 V. infra, § III.

^ On voit que dans Vagmen le système des détachements est général. Aucun corps ne forme une masse intacte ; beaucoup d'hommes en sont distraits pour services spéciaux.

l'armâb bn campagne 173

ment et à leur compte. On leur donne néanmoins une escorte armée de cavaliers, fantassins, mercenaires divers, pour qu'ils n'augmentent pas éventuellement les ressources de l'ennemi, en tombant en son pouvoir. Cette troupe sert en même temps d'arrière-garde.

C'est là Tordre de marche idéal, que suit une armée nombreuse, à pleins effectifs, dont les éléments sont bien proportionnés, qui ne s'attend pas encore à des attaques sérieuses en cours de roule, qui ne trouve dans le chemin à parcourir aucune difficulté particuhère à vaincre, et à laquelle les combinaisons de l'ennemi n'imposent aucune dislocation, aucune manœuvre urgente et soudaine. Mais ces conditions sont rarement réunies. Antoine, par exemple, dans sa hâte d'atteindre la ville où était rassemblée la famille des rois mèdes, considère comme un obstacle les 300 chariots portant ses batteries de siège et les laisse en arrière, à la garde d'un légat. Celui-ci est assailli par Fennemi, sa troupe mise en pièces et le matériel capturé *. Cette imprudence compromit Tissue de toute la campagne. La marche de Vespasien et de Titus était facile à ordonner, car les Juifs ne s'attaquaient pas volontiers, privés de cavalerie, aux contingents formidables que les Césars amenaient S et préféraient s'enfermer dans les villes, tâchant de lasser, par leur résistance désespérée, la persévérance des Romains.

11 semble bien que les campagnes contre les Parthes aient d'ordinaire été conduites avec des forces moindres; la chose est certaine pour les guerres persiques de la basse époque. Et les Parthes montraient plus d'audace à l'attaque ; il fallait plus minutieusement se prémunir; l'ordre de marche prenait alors figure d'un ordre de bataille. La tactique familière à ce peuple consistait dans les essais d'enveloppement : une formation tout indiquée pour y répondre était Fagmen quadratxim^ tel que LucuUus l'adopta dès la première rencontre '. Souvent aussi les expéditions romaines choisirent pour direction l'Euphrate ou le Tigre : alors les bagages et l'artillerie, en partie ou en totalité, étaient confiés au courant sur une flottille.

« Plut., AnL, 38.

' Ceux de Cestius étaient bien plus méprisables.

^ Plut., LuculL, 31 : douze cohortes en front de bataille, les autres par derrière, à la file ; Tennemi en éprouva grand eiïroi. C'est à peu près la disposition adoptée par Crassus (Plul., Crass., 23).

174 L'ARlfiE

f/est ce que fit notamment Julien, qui convoya de la sorte ses approvisionnements en blé. L'armée pouvait donc, en avançant, s'appuyer d'un côté au fleuve, n'exposant que Tautre aux coups de l'adversaire. Mais le cours d*eau dessinait des méandres, que les embarcations devaient suivre, tandis que les troupes avaient le moyen de couper court à travers la plaine, et il importait de leur épargner des marches inutiles sous un climat brûlant. Les bateaux restant toujours en péril» ou d'une attaque par l'autre rive, ou d'un accident naturel S Julien ne leur confia qu'une réserve, gardant avec lui les bagages indispensables, qu'il enferma entre les deux flancs de son armée, avec les valets et tout ce qui était sans défense, pour les mettre à l'abri d'un coup de main. Il devinait, pressentait autour de lui des embûches et multipliait les précautions, au fur et à mesure qu'on approchait de la Babylonie *. Et, en effet, pendant la laborieuse retraite de Jovien, la tactique fructueuse des Perses fut invariablement celle-ci : escarmouches sur les derrières ; quand les Romains s'arrêtent pour combattre, ralentir le pas, au besoin se dérober, et recommencer plus loin. La marche s'en trouvait infiniment ralentie; un jour, l'armée de Jovien ne put effectuer qu'un parcours de 30 stades (six kilomètres!) '. La menace perpétuelle d'un mouvement tournant, d'une surprise soudaine, interdisait les vives allures dans toute invasion en Orient *.

Pour les temps postérieurs, la question reste dans l'ombre : les campagnes, plus nombreuses et plus courtes, faites avec de moindres efl'ectifs — aucun empereur romain n'y prenant part

* La flotte de Septime Sévère fut jetée contre les berges (v. supra^ p. 140, note 4) et plusieurs bateaux de Julien engloutis par TEuphrate, soudain enflé et sortant de son lit (Amm. Marc, XXIV, 1, 10).

* Amm., XXIV, 1, 4 ; 13 ; XXIV, 1, 2 : neper locorum insolentiam insidiis caperelur occuUiSy agminibus incedere quadratis exonus est (voilà bien la confusion de Tordre de marche et de Tordre de bataille) ; 1, 3 : Pour faire illusion sur la force de ses troupes, il espace les rangs, faisant occuper à son armée une longeur de dix milles (quinze kilomètres).

3 Id., XXV, 6, 9. — Nous sommes loin des chiffres de Végèce (I, 9) : 20 milles (près de 30 kilomètres) en cinq heures d*élé, pour une troupe exercée; 24 dans les marches accélérées, sur une bonne chaussée et par petites divisions.

* Cf. Plut., Anl., 45. — Un autre principe corrélatif, c'était de ne jamais faire de « petits paquets », et d'avancer en masse solide (ibid., 42).

l'armâb en campagne: 175

personnellement — n'ont pas autant intéressé les chronographes par leurs grandes lignes que par les menus détails ^

§ 11. — Tactique générale»

J'ai déjà remarqué celle que préconisaient les généraux romains contre les Parthes : le combat à courte distance ■. Pour approcher de ceux-ci sans trop de dommages, on trouvait une précieuse ressource dans une manœuvre qui ne fut pas inventée dans les guerres d'Orient, mais qui était appelée à y jouer un grand rôle : Tattaque à la tortue. « Les légionnaires d*Antoine se tournent vers Tennemi, enserrant dans leurs rangs l'infanterie légère; le premier rang mit un genou en terre et se couvrit de ses boucliers; le second fit de même et éleva ses boucliers sur ceux du premier rang ; le troisième les imita. Cette suite de boucliers, rappelant le toit d'une maison, ou mieux encore les gradins d'un théâtre, fut une sûre défense contre les flèches, qui glissaient sans atteindre personne. Croyant à la lassitude des Romains, les Parthes voulurent charger avec leurs piques; les autres se lèvent dans une clameur et les mettent en fuite. Cette lactique réussit plusieurs jours ^ »

Contre les Juifs, qui comptaient aussi d'adroits archers, la tortue n'était pas moins indiquée ; les Romains s'en servaient pendant la sape ^. Entrés à Gamala, Vespasien et quelques autres subissent soudain une pluie de grosses pierres et de traits, lancés du haut des maisons. Ils se serrent étroitement, se couvrent de leurs armes et peuvent ainsi se retirer °. Dans les siècles suivants^ Aurélien forma en phalanges, protégées

* V. seulement, pp. 54-55 el 177, pour Tordre tripartile.

* Les Parlhes préféraient l'éviter; les plus vieux oHiciers de Pompée lui avaient recommandé de brusquer Tattaquc ; les Romains avancèrent, ayant la lune à dos ; les ombres des corps, se prolongeant, trompaient les ennemie sur Tintervalle entre eux et les Romains : ils lançaient en vain leurs traits qui n'atteigaaienl personne. Les Romains se jettent à grands cris sur eux, qui n*osent plus attendre et se sauvent ; mais il en périt plus de 10.000 et leur camp fut pris (Plut., Pomp., 32).

* Plut., ÀrU.f 45 ; cf. 49. C*esl également à propos de la guerre d'Antoine en Arménie que Dion Gassius décrit, plus longuement encore, le système de la tortue (XUX, 30).

* los., B. /., IL 537 ; VI, 26.

« Ibid., IV, 33-34.

176 l'armée

par leurs boucliers rapprochés, les fantassins qu'il lança à l'assaut de la colline de Daphné, défendue par les sagittaires palmyréniens S et Constance disposa aussi ses soldats en tortue pourTattaque de Bezabde ^.

La force des Parthes consistait surtout dans la cavalerie; pour s'en garer aux heures de repos,le plus simple était de camper sur les hauteurs, comme Ventidîus le fit très utilement plusieurs fois '. Pour le même motif, et parce qu'ils n'emportaient avec eux que très peu de provisions el de fourrages, il pouvait être, en cas de grande nécessité, de bonne tactique de ravager le pays. Corbulon en usa, complétant les dommages déjà causés par les sauterelles. Les nombreux escadrons des Sassanides ne souffrirent pas moins de la mesure ordonnée par Constance, qui fit mettre en sûreté les laboureurs et leurs troupeaux, et ensuite tout incendier, même les blés presque mûrs, en sorte que l'ennemi ne put trouver aucune végétation entre le Tigre et TEuphrate *. Héraclios, lui aussi, dut se servir du procédé de la dévastation.

Heureusement, avec les Parthes, le lieu et le jour de l'attaque étaient inconnus, mais non la saison : il est souvent répété que dans les mois de froidure ils restaient chez eux '. Dans une circonstance pourtant, quand Pacorus, après la capture de Labiénus, voulut recommencer ses incursions en Syrie, il se trouva que les légions étaient dispersées dans leurs quartiers d'hiver, et c'est par son astuce seule que Ventidius se donna le temps de les rassembler *.

On a souvent répété que les Romains avaient au plus haut degré Tart de s'approprier les moyens de défense les meilleurs

^ Zoaim., I, 52, 1.

2 Amm. Marc, XX, 11, 8.

3 Dio Cas9., XLVIII, 40; XLLX, 20.

4 Amm. Marc, XVIII, 7, 3-4.

^ V. supra, p. 43.

^ Il avait pour familier un roitelet, qu'il savait néanmoins plutôt partisan des Arsacides. Il affecta la confiance envers lui, lui fit des confidences peu dangereuses, mais propres à laisser croire qu'il lui dévoilait des secrets ; puis il feignit de redouter qu'au lieu de passer par Zcugma, suivant leur ordinaire, les Parthes ne prissent un autre chemin, en aval. Il disait : la route de la plaine est propice aux ennemis, celle des collines convient aux Romains. Paoorus, abusé par cette communication, prit en effet le chemin de plaine, bien plus long, donnant à Ventidius le délai voulu pour se concentrer (Dio Cass., XLIX, 19).

l'armée bn campagne 177

à opposer à chaque ennemi nouveau auquel ils avaient affaire. En ce qui concerne leur politique orientale, ce sens de l'opportunité est manifeste. Si, à la fin de la République, où les événements se multiplient, se précipitent, les généraux se voient contraints de recourir aux contingents de cavalerie que des alliés offraient ou promettaient, Corbulon tâcha d'enrôler luimême une cavalerie légère indigène. L'attestation la plus formelle de cette conduite se trouve dans cette phrase de Julien, à l'éloge de Constance : « Tu crées une cavalerie semblable à celle de l'ennemi * ». Il en faut rapprocher l'important passage du Strategicon de Maurice,intitulé sans détour : Ow; oeI àp^xoÇecx- 0at nipaaic ;* et que nous avons analysé '.

Nous avons noté l'origine des formations tripartites, vu recommander l'usage, en terrain plat, de solides phalanges de lanciers & pied. Les Byzantins, dans les combats de plaine, avaient pour méthode de percer de leurs lances plutôt les chevaux que les cavaliers, mieux 'protégés *. Ils avaient, remarquant que les Perses couvraient mal leurs ailes, institué des uTcepxepdcrcat pour tourner les flancs de l'ennemi, et ils protégeaient eux-mêmes les côtés des bataillons de première ligne contre les mouvements enveloppants à Vaide de irXaYiocpu- Xaxec'; les uns et les autres étaient prélevés surtout sur les archers ®. En outre, on couvrait le dos avec des vwxo^puXaxE; '.

Maurice signale la confusion des tentes perses dans les campements nocturnes. Or,les Romains étaient habiles aux attaques de nuit ; ils en pratiquèrent plus d'une durant la guerre juive de Titus ; ils prirent ainsi lo tapât * et la forteresse Antonia de Jérusalem • ; une vingtaine de soldats et un trompette suffirent à effrayer les gardes endormis, qui crurent que toute l'armée

» Or. L, 21 C.

« XI, 2, p. 254-60. Cf. ce passage (VIII, 2, p. 196) qui vise sûrement les campagnes d'Orient : « Le chef doit avoir plus de cavaliers que de fantassins ; les uns sont pour la lutte de pied ferme, les autres pour charger et revenir, mais au besoin ils peuvent descendre de cheval et combattre à pied. »

• V. «fipra, p. 54-55.

* Cf. Theoph. Simoc, II, 4, 7.

» Sirateg., I, 3, p. 29.

* Ibid.f II, 4, p. 54 sq. ; add. III, 14, p. 99 sq. ' Ibid., p. 58.

• los., B. /., III, 317 sq.

» Ibid,, Vï, 68-80.

t78 l'armée

ennemie les surprenait, et s'enfuirent. Pourtant cette tactique échoua contre les abords du temple *. Sous Constance, Ursicin, s'aidant de troupes légères, voulut assaillir de nuit, hors de leur camp, les Perses qui menaçaient Amida ; mais comme on ne voulait pas fournir à Ursicin, très jalousé, Toccasion d acquérir quelque gloire, il se trouva paralysé '. Durant ce même siège, les Gaulois firent la sortie nocturne, très infruct'ieuse, que Ton sait ^

Les Perses, à ce point de vue encore, se firent les élèves, souvent heureux, de leurs adversaires : Amida fut prise grâce à Tattaque de nuit de 70 archers d'élite du bataillon royal, guidés par un transfuge *.

11 faut, continue le Strategico7i^ choisir avant tout pour les combats des endroits découverts et plats, sans marais, fossés ou plantations pouvant mettre obstacle à la marche en bon ordre ^ L'armée rangée en bataille, commencer l'engagement, si Ton voit que tout est prêt : les attaques doivent être, comme les coups de flèches, égales, fréquentes, rapides ; sans quoi, si l'ennemi était prompt à riposter, il atteindrait en plus grand nombre les guerriers et leurs montures. Ne peut-on éviter pour la rencontre un terrain. peu approprié ? faire un usage très modéré de la cavalerie, et lancer l'infanterie. Si l'on voit que les troupes manquent d'entrain, alors pas de franche bataille, mais plutôt des escarmouches furtives, faites avec circonspection et, autant que possible, de manière que les soldats, tout comme l'ennemi, ignorent pourquoi la bataille a été ajournée.

» los., B. /., VI, 131-136.

2 Amm. Marc, XIX, 3, 1-2.

Page 1