B. /., III
^ Au siège d'Édesse, des Huns se garantissent des traits en élevant des toitures en poils de bouc, cilices (Procop., B. P., II, 26, 29).
^ B. /., IIÏ, 222 sq. Végèce (IV, 23) indique un procédé anologue, où 1«8 sacs de paille sont seulement remplacés par des matelas et couvertures de laine. Eq défendant un fort de Lazique, les Perses se protègent
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sanl d*adresse, les Romains coupaient les cordes avec des faux fixées à de longues perches *. Titus ayant remarqué que la blancheur des pierres de fronde dénonçait leur venue, et que les Juifs avaient le temps de s'avertir réciproquement et de se jeter à terre pour laisser les projectiles passer au-dessus d'eux, il essaya de faire noircir les pierres, et Josèphe assure que l'invention lui réussit *.
Un des assiégés de lotapat, en précipitant une lourde pierre sur la tête d'un des béliers, parvint à la rompre '. Artifice accessoire, dont on ne pouvait attendre que des succès partiels, insuffisants. La grande ressource était plutôt Tincendîe, à l'aide du soufre, de la poix, du bitume et autres combustibles *• ; mais, il fallait parfois, pour y réussir, opérer une sortie audacieuse, comme les Juifs en essayèrent, se heurtant à la cavalerie et aux archers que Titus avait disposés tout autour des pièces, renversant même de la main les couvertures étendues sur elles ^. 11 est certain qu'au premier siècle on avait déjà imaginé ces malleoli ou phalaricae, décrits par Végèce et Ammien, sortes de dards enflammés, qu'on dirigeait sur les peaux enveloppant les tortues et les béliers, et que l'eau n'éteignait pas, mais seulement le sable et la poussière ^. Il ne semble pas
des coups derrière des toiles et voiles tendus (Agath., III, 4, 2). Ailleurs, ils recourent eux aussi à la paille, dont ils remplissent de grands sacs, en fil et poils lissés (Theoph. Simoc, II, 18, 3), ou roême appliquent simplement contre le mur des pièces de bois (Procop., B. P., I, 7, 12) ; cf. Dio Cass., LXVI, 4.
* los, B. /., III, 225.
* /6td., V, 271-3. — Il est difficile d'ailleurs de prendre au sérieux toutes les anecdotes de Josèphe, par exemple celle-ci : « Quand les Romains eurent achevé leurs iravaux (de siège, devant Jérusalem), ils jetèrent un plomb attaché à une corde pour mesurer Tespace entre leurs terrasses el le mur de la ville, car les traits des assiégés empêchaient d'approcher. On vil que les engins pouvaient porler jusque-là ; Titus les fit donc mettre en batterie >> (B, I., V, 275-7). Un essai véritable eût <^té aussi simple et plus probant.
' //a*//., III, 230; Dio Cass., loc. ait,; cf. Veget., eod. loc. : « D'autres saisissent les béliers avec des nœuds coulanls et les renversent. » C'est exactement ce que (irent les assiégés perses de Bezabde (Amm. Marc, XX, il, 15). Tous ces moyens de défense contre la machinerie de siège soni encore énumérés dans le Strategicon de Maurice (X, 3, p. 244), qui ne constale aucune invention nouvelle.
* los., B, J., m. 227.
» Ibid., V, 279-281 ; cf. 473-477.
^ V. mpruy p. 142, note -2.
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cependant que les Juifs s'en soient servis. On peut croire du reste que l'effet n'en était pas très sûr, peut-être parce qu'il n'était pas aisé de leur donner la rapidité convenable : partant trop vite, ils ne restaient pas allumés. Du moins, au temps de Constance et de Julien, on continuait à user de revêtements en cuirs mouillés *.
On ne voit pas nettement quand les Perses commencèrent à construire eux-mêmes des batteries de siège ; Ammi en rapporte que contre Amida ils dressèrent qiiae direpta Singara possèderant * ; il y en eut de brûlées par les Romains, mais peut-être pas toutes, puisque plusieurs pièces demeurèrent en activité ^ Lorsque Constance voulut reprendre Bezabde, il se servit « d'un énorme bélier que les Perses autrefois avaient emmené d'Antioche et laissé à Carrhae » * ; les assiégés se défendent avec des tuiles, des meules, des fragments de colonnes ; il n'y a qu'une allusion vague à des machines ^ Au siège d'Amida, sous Anastase, l'artillerie persane est passée sous silence par les chroniqueurs ; au contraire, il nous est conté que les habitants construisirent une formidable fronde, que les Perses appelaient dans leur langue Toubaha, parce qu'elle leur interdisait tout travail d'approche et les décimait : elle projetait des pierres de plus de 300 livres, qui fracassaient les toitures des pliitei et écrasaient les hommes postés au-dessous •. Devant Édesse, l'armée du roi Cavad subit les coups des machines que les habitants avaient dressées sur les remparts, protégés eux-mêmes par des tapis de crins \
Nos sources occidentales donnent peu d'éclaircissements sur remploi que les Perses ont pu faire des machines de guerre : c'est à coups de béliers dans une tour récemment construite et encore mal séchée qu'ils forcèrent l'entrée de Singara '; Malalas dit aussi que, grâce à leurs engins, ils détruisirent,
• Amm. Marc, XX, 7, 13 : Vnus aries residuis celsior umectis taurinis opertus exuuiis ; cf. encore XX, 11, 13.