SCÈNE XI
PEPITO, GODIVET, LASCARI.
GODIVET , sortant de V appartement. Il est en robe de chambre. Je suis bien dans cette robe de chambre... On dirait que j'ai été fait pour elle... Dieu!... si mes pratiques me voyaient comme ça, dans mon comptoir !... et s'ils avaient vu mon appartement. . . quels beaux meubles, et quel bon lit ! un lit trèsgrand... et des candélabres avec de la bougie magnifique... de la bougie à quatre francs la livre... moi , d'abord , je ne la donnerais pas à moins de cent sous \...(^A Lascari, qui s'est assis auprès de la table à gauche du théâtre.) Ah ! c'est vous , major. . . où est mon épouse?
LASCARI.
Elle vient de sortir.
(Il se lève.) GODIVET.
Tant pis. . , car elle est bien ma femme. . . très-bien , n'est-ce pas ? et puis une comtesse. . .
( Dcus domexti |ues apportent une table servie.) iiASCARI.
Monsieur le comte n'est pas à plaindre.
Mais jusqu'à présent , je ne me plains pas.
PEPITO , à part.
Je le crois bien... vil séductem* !
GODIVET, h part.
Et nous verrons plus tard jusqu'où ça ira , car maintenant que me voilà lancé. . . je n'en aurai pas le démenti. (Haut.) Ah ! voilà le souper... à table , major!...
LASCARI.
Et votre femme ?
GODIVET.
Tiens , c'est vrai. . . je n'y pensais plus. .. la voici. (S'asseyant.) Venez donc, chère amie... nous vous attendions,