‹ La frontière de Savoie, comédie-vaudeville en un acteChapitre 2 sur 27 · CARLO*, NISIDA · texte numérisé non relu

CARLO*, NISIDA

( Ils entrent par le fond. ) NISIDA.

Carlo , que je suis aise de te voir ! Pauvre garçon , il n'en peut plus.

CARLO

Je crois bien... j'arrive, toujours courant... j'en perds la respiration , la parole.

MSIDAv

Viens t'asseoir près de moi.

CARLO

Non. . . je n'ai qu'un instant ù te donner ; et je m'en retourne comme je suis venu... je ne veux pas qu'on s'aperçoive de mon absence au poste.

NISIDA

Comment au poste... tu es près d'ici.

CARLO

A un quart de lieue du château , avec ma compagnie... nous sommes plact^s en surveillance, dans les environs de Chambéry, je ne sais pourquoi... On parle de carhonari réfugiés sur cette A'ontière de France.

NISIDA

Des carbonari.

* i'CS acteurs sont placée au cuinHieiiL-<.'mt.'nt de chaque scène cuinnie ils doivent l'être sur l,- théâtre. Le premier inscrit tient toujours l'n scène la gauche du spectateur, et liinsi de suite. Les chaiigemens de position dans le courant des scènes sont indiqués par des notes placées au bas des pages.

CARLO

AlK : Connaissez mieux le grand Eugène.

Oui, rna chère, de pauvres diables Qu'on poursuit sans les nie'nager; Ils sont faibles, ils sont coiipaoles, Mais les rôles peuvent changer.

Bientôt peut-être à leur audace Il faudra ce'dcr... En ce jour C'est nous qui leur donnons la chasse, En altendaiit qu'ils aient leur tour.

Enfin , c'est notre devoir. . . Ce qui me console , c'est que ça me rapproche de toi.

MSIDA.

La belle avance! ma mère qui a rejeté ta demande... qui refuse un soldat pour gendre.

CARLO

Eh bien! j'aurai mon congé... dans huit jours, je suis libre, et je t'épouse.

NISIDA

Et demain on me marie.

CARLO

Demain , ô ciel !

NISIDA

A un imbécille , un bavard , espèce de valet de chambre que madame la comtesse vient de prendre pour le service de

monsieur le comte , qu'on attend tous les jours et comme

ma mère a quelques épargnes , il est amoureux de ma dot.

CARLO

Et c'est demain... mais ne peux-tu pas gagner du tems?... huit jours seulement... huit jours... c'est bien peu.

Tu as raison ; je résisterai à ma mère... je ne sais pas comment ; mais c'est égal. .. Eh bien ! tu pars déjà ?

CARLO

Il le faut... c'est l'iieurc de relever les |K)stes. .. mais je te reviendrai bientôt ]M)iu' ne plus te quitter Toujours là... ce

sera ma consigne Adieu , du courage huit jours de gagnés... et tu es à moi.

NISIDA

Je ne demande pas mieux... (iliut ! quelqu'un... {Cmlo lui haise la main et sort duuremrtit par la porte du fond. — Pepito eniie bruscpunirnl par une drs portes du fond ^ rrlle <pi! es/ à gauche de l'arleur.) Ah ! il élnil lenis.

Page 1