CARLO*, NISIDA
( Ils entrent par le fond. ) NISIDA.
Carlo , que je suis aise de te voir ! Pauvre garçon , il n'en peut plus.
CARLO
Je crois bien... j'arrive, toujours courant... j'en perds la respiration , la parole.
MSIDAv
Viens t'asseoir près de moi.
CARLO
Non. . . je n'ai qu'un instant ù te donner ; et je m'en retourne comme je suis venu... je ne veux pas qu'on s'aperçoive de mon absence au poste.
NISIDA
Comment au poste... tu es près d'ici.
CARLO
A un quart de lieue du château , avec ma compagnie... nous sommes plact^s en surveillance, dans les environs de Chambéry, je ne sais pourquoi... On parle de carhonari réfugiés sur cette A'ontière de France.
NISIDA
Des carbonari.
* i'CS acteurs sont placée au cuinHieiiL-<.'mt.'nt de chaque scène cuinnie ils doivent l'être sur l,- théâtre. Le premier inscrit tient toujours l'n scène la gauche du spectateur, et liinsi de suite. Les chaiigemens de position dans le courant des scènes sont indiqués par des notes placées au bas des pages.
CARLO
AlK : Connaissez mieux le grand Eugène.
Oui, rna chère, de pauvres diables Qu'on poursuit sans les nie'nager; Ils sont faibles, ils sont coiipaoles, Mais les rôles peuvent changer.
Bientôt peut-être à leur audace Il faudra ce'dcr... En ce jour C'est nous qui leur donnons la chasse, En altendaiit qu'ils aient leur tour.
Enfin , c'est notre devoir. . . Ce qui me console , c'est que ça me rapproche de toi.
MSIDA.
La belle avance! ma mère qui a rejeté ta demande... qui refuse un soldat pour gendre.
CARLO
Eh bien! j'aurai mon congé... dans huit jours, je suis libre, et je t'épouse.
NISIDA
Et demain on me marie.
CARLO
Demain , ô ciel !
NISIDA
A un imbécille , un bavard , espèce de valet de chambre que madame la comtesse vient de prendre pour le service de
monsieur le comte , qu'on attend tous les jours et comme
ma mère a quelques épargnes , il est amoureux de ma dot.
CARLO
Et c'est demain... mais ne peux-tu pas gagner du tems?... huit jours seulement... huit jours... c'est bien peu.
Tu as raison ; je résisterai à ma mère... je ne sais pas comment ; mais c'est égal. .. Eh bien ! tu pars déjà ?
CARLO
Il le faut... c'est l'iieurc de relever les |K)stes. .. mais je te reviendrai bientôt ]M)iu' ne plus te quitter Toujours là... ce
sera ma consigne Adieu , du courage huit jours de gagnés... et tu es à moi.
NISIDA
Je ne demande pas mieux... (iliut ! quelqu'un... {Cmlo lui haise la main et sort duuremrtit par la porte du fond. — Pepito eniie bruscpunirnl par une drs portes du fond ^ rrlle <pi! es/ à gauche de l'arleur.) Ah ! il élnil lenis.