SCÈNE III
Les Mêmes , LA COMTESSE "".
It^ COMTESSE, rêveuse, un papier à la main. Elle entre par
le fond.
Que faire? quel parti prendi-e ! ( Les aperce\>ant . ) Ali! sortez... laissez-moi.
rvisiDA.
Oui, madame la comtesse... ( Bas à Pepito.) Surtout pas ua mot.
( Elle sort lentement.) PEPITO.
Mais, madame, je voulais...
LA COMTESSE
Laissez-moi donc... je veux être seule... ( Pepito et Nisida sortent.) Mon mari ici !... mon mari... et poursuivi comme carbonaro. Ahî tout me 'fait trembler! tout m'épouvante... Arrivée ce matin , il me semble que ce château est un refuge dangereux... on ne peut manquer d'y faire des recherches.. — il faut qu'il parte, qu'il passe la frontière de France. .. Mais comment? des soldats couvrent le pays ( Ouvrant te papier
qu'elle tient. ) J'avais pris ce passeport , poiw voir s'il n'y avait
pas moyen de le faire viser... de changer le nom que
sais-je!... mais c'est impossible... et il faut lui dire!... {El/c s^ approche de la porte latérale à gauche., Pépita paraît. ) Ciel!
PEPITO.
Madame !
LA COMTESSE
Que voulez-vous encore?
PEPITO.
Madame la comtesse , il y a là quelqii'im qui demande à vous parler.
LA COMTESSE , tremblant.
Et..... qui donc?
C'est une personne qui n'a pas voulu se nommer. LA COMTESSE , à part.
Ahî 8J c'était déjà... je sens un froid glacial... Allons... du courage !... {A Pépita. ) Faifes entrer... ( Pépita sort et introduit Godivet. ) Des reclierclies |M;ut-iHre. ( Elle met le passeport ii sa
* Niiida , Pepito , la Comlewf.
( 9 ) teinture. Voyant Godivet qui entre fn>ei: Pe/jito.) Ah!... ce n'est pas uii militaire.