‹ La frontière sino-annamite: description géographique et ethnographique d'après des documentsChapitre 2 sur 89 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Trouvant incomplètea , dans leur partie ciinoiee, ies cariée du Tonff-kittff publiées cm dermèrea années , fai voulu y pointer plusieurs places omises dont certains ouvrages chinois me donnaient la position , feus ainsi foccasion de constater que ces cartes étaient non seulement incomplètea mats encore inexactes en différents pointa; pour les contrôler fai dû remonter aux seules sources vraies de notre cartographie chinoise, c^est-à-dire aux travaux de triangulation que les miaaionnairea ont exécutée de 1708 à 1718 par ordre de Fempereur de la Chine. Aucun dea voyaçeura qui, depuis cette époque , ae aont rendus dans îea provincea méridionalea du Céleate empire n'ont renouvelé ou complété Iea obaervationa qm avaient été ainai faites sur place au XVIII» siècle, si ce n^est M. de Kergaradee, en 1S^7, à Lao-kai seulement. Les travaux géographiques des missionnaires aont donc, encore à l'heure qu'il eat, ce que noua possédons de plus nouveau sur les parties du territoire chinois qui bordent le Tong-king : ila se trouvent résumés élans un grand atlas contenant trente et une cartes gravées dressées a» méridien de PéHng avec légendes en caractères chinois.

yj PBEFAGE.

jyjMvilie \ le premier et peut-être le seul de nos géth graphee qui en tira partie publia ^ en 1729 , en les laissant au méridien de Pékinç j les cartes des provinces du Kouanglong , du Kouang-^ et du Tun-nan , cartes gui étaient Vasume des Jésuites Cardoso et du Tartre pour le Kotêang-tong et le Xouang-si , Fridelli , Boujour et Régis pour le Yun-nan ; ces trois cartes françaises de F atlas de D^AnviUe ont les mêmes proportions que les cartes chinoises des Jésuites; elles ont eu deux éditions^ F une de La Haye, F autre de Paris. Ayant Constaté quelques désaccords entre ces deux éditions^ fai du examiner les cartes manuscrites de cFAnville qui se trouvent à la Bibliothèque Nationale et fai pu établir de la sorte quelles n^ étaient fidèlement reproduites que par P édition de Paris mais que malheureusement d^AnvUle avait commis certaines erreurs que nos géographes nont cessé de reproduire et même d^ aggraver^ faute d^ avoir pu examiner par eux-mêmes j comme je viens de le faire , notre seule base cartographique pour la Chine méridionale ^ cest^à-dire F atlas chinois des Jésuites que possède le Département des Affaires Etrangères '.

De plus y sans doute pour ne pas surcharger ses cartes faites à une petite échelle , cFAnville a volontairement négligé la légende de presque tous les points que les Jésuites ont marqués cFun simple cercle; or^ ce signe indique indifférem'ment les postes-frontières^ gorges j cols y passes ou défilés donnant accès de Chine au Tong-king , les stations militaires et les villages, distinctions qiion ne peut établir que par la traduction de ces légendes quHl ne faut plus laisser de cété si F on veut se rendre compte ^ mieux qu*on ne Fa fait jusqu*ici , de ce qu*est la frontière Sino- Annamite.

Page 1