‹ La frontière sino-annamite: description géographique et ethnographique d'après des documentsChapitre 26 sur 89 · PROVINCE DU \UN-KAN. PRÉFECTURE DE KHAI-HOA FOU · texte numérisé non relu

PROVINCE DU \UN-KAN. PRÉFECTURE DE KHAI-HOA FOU

Sous-préfecture de Ouen-ctaan hien. Recensement. Peupladen diverses.

Description deti montagnes et défilés ou portes frontières. Cours

d'ean. Monuments marquant la frontière entre les ten-itoii-es de Tuyèn-

quang et de Khaï-hoa sur les boiTls de la rivière Tou-tcheou à

Thii-long. Itinéraire de Tuyèn-quang à Thù-long. Cartes.

Prifeotire de Khal-hot foi H ^ ^ .

Ville de Khaï-hoa, lat. 23° 24 30", long. 102" 01 45, (hauteurs observées par lea Missionnaires).

Recensement fait au XVIIIe siècle pour tout le territoire de la préfecture; 138.000 inscrite.

ï& ville de Khai-hoa a un peu plus de 1600 mètres de circonférence. En 1667 on la dota pour la première fois d'un mur de terre qui fut remplacé en 1745 par une muraille de briques. (I.T.T. Uv. 374, T 2.)

De Khaî'hoa à la frontière annamite au aud il y a 240 H y au aud'eat 230 H, et au sud-ouest 410 H. (ubi sup. (° 1.)

Le territoire de Khaï-hoa fou ne forme une préfecture chinoise que depuis l'année 1667. Il était administré, antérieurement à cette date, par les chefs aborigènes des

42 KUAÏ-BOA ifoa.

La trouée de Nieou-yanç tiien ^ ^ :^ ^ au sud de Khaï-hoa; elle est gardée par un chef aborigène.

(autre texte:)

Au sud de Khaï-hoa se trouve un territoire appelé K'oumou tsien^ ^ TJC ^ dont un chef aborigène a la garde ; au sud de ce territoire sont les trois portes de Teou-tsouei i^ 1^ ^ H ; au sud de ces trois portes est la trouée de Nieou-yang tsien qui met en communication la Chine avec CAnnam. (I. T. T. liv. 374, T 5.)

Cours d'eaa.

La rivière Mong-pen ko ^ ^ |^ à 350 li à Test de Khaï-hoa fou ; elle vient de Na-leou ||5 )^ sur la rivière Man-kiang ^ ^ 6t pénètre en Jnnam où elle s'appelle Pou-laoho ^^ jg*. (ubi sup. f" 3.)

La rivière Ou-ki j^ ^ jf^ qui sort des montagnes au nord-ouest de Khai-hoa et coule vers le sud-est. Ou-ki est le nom du cours supérieur de la rivière Pan-long filflltC. (H.T. liv. 128, f« 2.)

La rivière Mi-lai j^ ||{f |f^ ; elle vient du nord-ouest de la précédente, coule à l'est et au sud de Khaï-hoa et reçoit un affluent venant de l'est, (ubi sup.)

La rivière Tou-tcheou ^ % j^ qui prend sa source au sud-ouest de Khaï-hoa, coule vers l'est puis au sud pour franchir la frontière annamite, (ubi sup.). La rivière Tou-tcheou est à 240 li au sud de Khaï-hoa et confine au Tong-king. Les barbares méridionaux y firent

1. Tsien ou Tnng signifie forêt ou fourrés de bambous dans la Chine méridionale.

KHAÏ-HOA FOU. 43

autrefois le serinent de ne pas se nuir^ les uns aux autres. C'est de là que vient à ce cours d'eau son nom de Toutcheou qui signifierait invocation du serment.

Benmrqnes.

D'après les cartes que l'on verra plus bas les cours d'eau appelés Ou-ki et Mi-lai se réunissent pour former la rivière Fan-long. On voit, il est vrai, sur certaines cartes cette rivière franchir la frontière annamite après avoir reçu comme affluent la rivière Tou-tcheou, mais cela est en contradiction avec la description donnée plus haut par la grande Encyclopédie administrative chinoise qui dit clairement que la rivière Tou-tcheou pénètre en Annam. Pour qu'il en soit ainsi il faut reporter au nord le tracé de la frontière annamite des Jésuites, afin que la rivière Tou-tcheou n'afflue dans la rivière P'an-long qu'après être entrée en Annam. La rive droite du cours supérieur de cette rivière Tou-tcheou deviendrait ainsi la limite natiurelle de l'Annam au sud de la préfecture de Khai-hoafou. La carte n^. 17, tirée de la grande Géographie impériale^ est du reste con^ forme à cette description. La géographie annamite intitulée Hoang-Viêt-dia-ngu-trî M. M ^ $^ ^ (^^- ^ , page 9) dit que sous le règne de Le-dû-tong, roi d' Annam, entre les années 1719 et 1729 (|gr ^ ^ # ffi )> ^^ Commissaires chinois et Annamites se sont rendus dans la province de Tuyên-quang pour en fixer les limites. Ils prirent comme frontière définitive la rivière Tou-tcheou sur les bords de laquelle ils élevèrent deux stelles épigraphiques rappelant le résultat de leurs travaux. On voit ces deux monuments marqués sur les cartes indigènes sous le nom de

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stelles de Thvrlong ^ ^ ^ ^ ; Thû-long est le nom d'une montagne et d'une mine de cuivre annamites situées près de là. D'après les mêmes cartes la rivière Tou-tcheou passerait aux pieds des monts Lao-kiun ( ^ |^ |Jj Lao-quan.) Le passage que nous venons de citer d'une géographie annamite est confirmé par les aimales chinoises: «En 1727 la délimitation du département de Khaï-hoa donna lieu à des difficultés entre l'Annam et la Chine. La cour de Péking prétendait que les annamites avaient indûment occupé un territoire de 40 li d'étendue. Le roi d'Annam Le-dû-tong dût faire des excuses pour cette usurpation. Alors l'empereur Yong-tcheng, tenant compte du caractère respectueux de sa demande, le confirma dans la possession du territoire usurpé. *» D'après les routiers qui figurent en marge d'une carte annamite qui nous a été envoyée de Chine on se rend de Tuyên-quang à Thû-long par le chemin suivant:

De Tuyên-quang à Hu'o'ng-mang don § ^ ift une journée.

De Hu'o'ng-mang don à Loî-bao y|| fg trois journées.

De Lôî-Bao à An-long ^ ^ J|f une demi-heure.

De An-long à la sous-préfecture de Vi-xuyên y^ j|| une demi-journée.

De Vi-xuyên huyên à An-bien ^ jft J|f (sur la rive gauche du Lu-giang ]^ ;^ (rivière Claire) et vis-à-vis de Ho-yang ^ :^ situé sur l'autre rive) quatre journées.

De Ho-yang à Thû-long deux jours.

La rivière Mong-penho dont il est parlé plus haut

1. G. Devéria, Histoire des relations de la Chine avec rAnnam, p. II.

Pa^e «t5.

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