PROVINCE DU KOUANG-TONG
Préfeetire de UeB-t«kMM.
Let Yao et les Tchouang.
Les Tao de la piéfecture de Jien-tctieou laissent croître leurs cheveux pour en faire un chignon, ils s'entourent la tâte d'un morceau d'étoffe rouge et y ajoutent, les jours de fête, une plume de coq. Us sont d'un caractère violent et indocile. H en est parmi eux qui connaissent les caraotàres chinois. Quelques-uns viennent parfois dans les marchés apporta des fruits cueillis dans les montagnes. Les femmes Tao de Lien-tcheou coupent et ornent elle&-mênies leurs vêtements, elles s'attachent on foulard noir autour de la tête. En &it de bijoux elles ont des épingles de cheveux et des pendants d'oreilles, elles mettent des chaussures &it«fi de la plante appelée Mant^ ^ pour aller chercher
du combustible dans les montagnes. A Toccasion des mariages on chante des chœurs à deux parties. Leur demeure est à quarante H de la ville de lien-tcheou. (T. K. T. liv. 4, r. 19.)
Les Yao sont de la race de P'an-hou ^ ^. Us émigrèrent du Tchéou (Hou-nan) dans les sous-préfectures cantonnaises de Sin-ning, Ts eng-tcheng » Eiu-kiang, Lô-tchang, Jou-yuan, Tong-ngan et Lien-tcheou. Sous la dynastie des Ming, dans les années Hong-vou (1368 — 1399) et les années Yong-loh (1403 — 1424) , un chef Yao nommé Fankouei ^ ^ 6t d'autres vinrent successivement faire des visites d'hommage à la cour de Chine; on commença dès lors à nommer des administrateurs indigènes parmi leurs congénères. Postérieurement aux années Tcheng-t'ong (1436 — 1449) ils commirent des troubles et au XYII*' siècle, faisant acte d'indépendance, ils opérèrent des razzias dans le pays; on les réduisit en différentes fois. L'empereur Kang-hi , ayant enfin obtenu en 1703 leur complète soumission , les répartit sous l'administration préfectorale de différents Hien et Tcheou. (T. K. T. liv. 4 , r 7).
Obserration n^. 1.
Le nom de Tch'ou ^ qui d&igne actuellement la province du Hou-nan s'appliquait autrefois à un état feudatarre qui a existé sous la dynastie des Tcheou de l'an 740 à l'an 330 av. J. C. sous l'administration de vingt princes; il occupait le territoire des provinces du Houkouang et partie du Ho-nan et du Kiang-sou avec King* tcheou fou, sur le Yang-tze, pour capitale.
L'Ethnographie des peuples étrangers de Ma-touan-lin (traduite par M. le Marquis d'Hervey de St. Denys) nous