LES TAO
fournit sur les Yao et leur ancêtre Fan-hou les renseignements complémentaires suivants:
«Us aimaient à porter des vêtements de cinq
couleurs, disposées et mélangées de diverses manièsres. La coupe de ces vêtements figurait toujours une sorte de queue. Le langage des P'an-hou tchong était très difficile à entendre. Quand ils se furent multiplia on les appela Man-j ij^ ^ . . • .
«K)n lit dans Touvrage intitulé Kouei-kav-yU'henff tchi de Tauteur Fanchi-hou (qui vivait au milieu du XII» siècle):
«Les barbares appelés Yao sont les descendants de Fanhou, ils habitent les hautes montagnes et les vallées profondes qui s'étendent depuis les pays de Pa (partie orientale du Sse-tchouen) et de Chou (partie des provinces actuelles du Hou-pei , du Hou-nan et du Kiang-si) jusqu'aux extrêmes limites du Hou-kouang sur une étendue de plusieurs milliers de H. Us nouent leurs cheveux au sommet de la tête en forme de marteau^ et ne font point usage de chaussmres. Us portent des vêtements de toile ou de laine aux couleurs variées. . . . Les familles Yao se réunis- •
sent en communautés qui forment autant de villages
Us portent de lourds fardeaux sur leurs épaules ; ils les maintiennent au moyen d'une corde qui passe sur le firent et , bien
que courbés , ils marchent très vite ' Dès qu'un jeune
garçon commence à marcher on lui brûle le talon et la plante des pieds avec un fer ou avec une pierre fortement chaufies afin de les lui rendre insensibles: aussi marchent-ils sur des épines et sur des cailloux aigus sans se blesser
1. Cest on ohignoQ retenu par une grosse aiguille de bois tel qae celui que portent encore aujourd'hui les prêtres du Tao.
2. Cette coutume existe chez les Tibétains. Les planches de la description
du Tibet intitulée Ouei Uang f<m tehe |£|^ |^ ^ ^t en font foi. On Terra plus loin qu'elle existe aussi ches les Lolos.
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«cAu commencement de l'année ils sacrifient à leur auteur F'an-hou en mêlant de la viande, du poisson, du riz et du vin dans un mortier de bois pour ce sacrifice. Au premier jour de la dixième lune chaque village célèbre la fête du grand roi Tou-pei * |35 ^ ;^ ï
<irFanhou, dont il est question dans ces notices, aurait vécu vers Tan 2467 av. J. C. Si Ton en croit la tradition, dit Ma-touan-lin , l'empereur Ti-kou qui régna de l'an 2457 à l'an 2367, s'affligeant des maux que causaient à ses sujets les incursions des barbares placés aux frontières occidentales de la Chine, fit publier dans tout l'empire que, s'il se trouvait un homme capable de lui apporter la tête de leur chef, il donnerait à cet homme sa fille cadette en mariage pour le récompenser dignement. Or, Ti-kou comptait parmi ses serviteurs un barbare nommé Fan-hou qui apporta la tête mise à prix et devint l'époux de la jeune
princesse il l'emporta sur ses épaules dans les montagnes
de la préfecture actuelle de Tch'en-tcheou du Hou-nan et fut
l'ancêtre de la race P'an-hou * » à laquelle , selon les
Chinois , appartiennent les Yao de la sous-préfecture de lientcheou , les Tchouang ^f^ des monts Che-ouan chan , • les Miao-tze et les Tchouang jen ou Tchouang kia , dont il sera parlé plus loin.
Le célèbre Ts'aï-chen (1167 — 1230), dans son commentaire de la deuxième partie du Chou-king, en parlant des Miao-tze ( ^ |i|f ), semble porté à croire que les peuplades désignées d'une manière générale sous ce nom sont de la
1. Peat-ètre une altération da tibétain Tab-pa, synonyme de Mouni, servant à désigner Bouddha, Sa-k^a TAlhpa,
3. Ethnographie des peuples étrangers de Ma-touan-Un, traduit du chinois par le Marquis d'Herrey de St. Denys, Membre de l'Institut. Vol. II, p. 1.
Yao
Feume Yao.
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même race que les Yao, car les prisonniers que Ton faisait de son temps parmi les Yao du Hou-nan disaient pour la
plupart s'appeler Miao ^||.
Un autre auteur chinois, Houang-yuan-tche , parlant des Miao-tze du Eaen-tchong , dit qu'on ne peut comprendre ni leur langage ni leurs signes d'écriture pour la plupart de forme carrée. Le territoire de Eien-tchong comprenait une grande portion du Hou-kouang, du Sse-tchouen oriental et du Kouei-tcheou supérieur.
Obsenratloii n. 8.
Francis Gamier parle des Yao ou Yo-jen habitant le territoire Yunnanais de Xieng-hong (Tch'eli). Les Yo-jen, dit il, passent pour très habiles au tir du fusil et au métier de voleurs de grands chemins. Us se réunissent fréquemment par bandes de vingt ou trente pour dévaliser les voyageurs. ^
La description des peuples tributaires qui nous décrit les Yao de la préfecture cantonnaise de Lien-tcheou mentionne paiement leur prince ainsi que celle des Tchouang dans la province du Kouei-tcheou sur le territoire de Lipo bien (préfecture de Tou-yun) et sur le territoire de Koueitinghien (préfecture de Eouei-yang). C!es Yao qui vinrent du Kouang-si en 1724 ont des écrits qu'ils appellent Fang-po ^ ^ dont les signes ont une forme analogue à celle des caractères employés sur les sceaux chinois; ces écrits sont inintelligibles, ce sont des raretés que les Yao conservent comme autant de reliques mystérieuses. (T. E. T. Uv. 8, f^ 86).