‹ La frontière sino-annamite: description géographique et ethnographique d'après des documentsChapitre 43 sur 89 · Vid. sup. p · texte numérisé non relu

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3. Cette coutume existait au Xlle siècle chez les Nong dont il sera parlé plus loin. Ces sortes de chalets existent aussi chez les habitants du territoire compris entre Dong-dang et That-khe. Les cases, dit M. Aumoitte, sont presque toutes construites sur pilotis en gros bois et très rapprochés les uns des autres. Chaque maison a donc un étage où habitent la famille et les domestiques. Lie rez-de-chaussée, complètement fermé la nuit, abrite les bestiaux et les volailles. Le tigre est très abondant dans le pays^ c'est ce qui explique la iiaçon dont sont construites les maisons sur tous ces collines.

LIS TCHOUAlïG. 95

Les femmes Tchouang portent sur la poitrine un plastron de taffetas brodé. Leur pantalon ne desœnd que jusqu'aux genoux; elles firéquentent les marchés et les foires et ont toujours un parasol. (T. E. T. liv. 4 , p. 21).

ObserratioD.

Les Tchouang qui ont passé de la province du Kouangsi dans celle du Kouang-tong sont vraisemblablement les Tchouang-kou dont parle le père Chouzy dans sa relation de voyage publiée dans le numéro du 16 Janvier 1885 des Missions CatAoliques:

. . . .«La race Tchouang-kou , dit ce missionnaire , s'identifie ou , tout au moins , a des liens de bien proche parenté avec les Baang-pien (ripuaires), avec les Pou-la-tsé et surtout avec les Pen-ty (indigènes des frontières du Kouei-tcheou.)

«Comme ces derniers , les Tchouang-kou ont adopté le costume, la religion et presque entièrement les mœurs des chinois proprement dits.

«Si les Tchouang-kou ne sont pas les aborigènes, ils sont du moins les premiers colons du Kouang-si. Par la langue , le Père Chouzy l'a observé , ils se rattacheraient aux Siamois.

«Aujourd'hui cette race , surtout dans le centre du Kouangsi , n'est plus homogène ; nombre de familles émigrées du Hounan ou du Kouang-tong se. sont fondues dans l'élément dominant de la population. ... Ils sont très mauvais jardiniers; chez eux la culture des jardins est ordinairement abandonnée aux émigrés du Kouang-tong de race Ke-kia.

«La race Tchouang-kou forme la plus grande partie de la population des deux tiers de la province du Kouang-si c'est-à-dire qu'elle est partout en majorité sauf dans l'est et dans le sud-est.»

95 Les tchovaxo.

L'ouvrage que nous traduisons , le Houang-Tsing tehe-kong t'en, dit que c'est boub la dynastie Mongole des Yuan (1280 — 1368) que les Tchouang du Kouang-à sont venus du Hou-nan et du Kouei-tcheou ; quant à leur nom, il viendrait de l'audace de leurs attaques : Tchouang-touh^ ^ . Tchouang |g ne serait qu'une altération de :f^ qui signifie «se saisir de». (T.K.T. Uv. 4, p. 48.)

TCHODAXG.

Femme Tchodahs.

CHAHTRB n.

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