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Les Gharjen * sont les descendants de chefs du Ngan- Dan ' dont le nom était Cba (Xa). Au commencement de la dynastie des Ming, ils administraient les préfectures de Kouanç-nan et de Kouang-si; il s'y commettait fréquemment des désordres que la famille Mou |^ ^ réprima *. Le chef aborigène Cha Ting-tcheou ^ ^ ^ en reprit les
1. Lm Cl»jeii Mut MBU daignés sodb le nom de Yne-mh; ^ j^f ^ , WbarM de Tue-nli , et aoua le QOm de Mong-Bouoi ; ^s *£» ou barbareG de HoDç-MMifli; Tu&«ih et Hong-eouei étaient deux des six principantés qui, au VllI" ûtele, s'appelaient LtoH Tdao -^ ^3 et fonnèrant eiunite l'état de Nao-tcbao appelé aussi 7\t-ti. Le centre de la principauté de Yu&«ih appelée auni McHÙË (Uonoa) ^ ^ ^ "^ Hoa-ma kono :^ ,^ || . rojaume de Hoa-ma, ooonpait le département de Souei-toheDu -M W qui répond à la préfecture actuelle de Li-kiang foa. Le centre de la principauté de Hongmuei occupait le tarritoire de Tue-aouei qoi répond à la souB-préfecture aotnelle de Tue-eouei on Ynesi dana la préfecture de Ning-yuan foa de la proTinoa dn Sae-tchouBD. {Nau-teiao-pti^cao , Histoire du Nau-tchao, liv. 1, F> 1 et 8, Ut. 4, f W.)
8. -2^ ^^ Ces deux earaotiree désignent ordinairement l'Annam maîa iei ils semblent désigner une marche frontière appelée Ngan-nan qui, au XVils si^e, occupait encore' le territoire compris antre la préfecture actnelle de Ehai-hoa et oeUe de Lin-ngaa fou. Vid. nip. p. 40.
3. En Hll. Cette expreeson la farnUU Mou désigne Mou-jing, célèbre général chinois mort en lé41, et sea cinq fils qui dirigèrent des expéditions dans le sud de la Chine et au Tong-king.
CUA-JEN (XA).
Cha-jem (Femme).
LES OHA. 107
villes mais (en 1647) le général chinois Li-ting-kouô , partisan dee Ming, s'en empara à son tour et, en 1658, toute la partie orientale du Yun-nan faisait sa soumission à l'armée envoyée par l'empereur Ghouen-tche pour pacifier ce pays.
Les Cha-jen paient un impôt annuel en natiure, ils sont dispersés en différentes localités des préfectures Yunnanaises de Kouang-nan, Kouang-si, Klu-teing, Lin-ngan et JOuxihoafou. la plupart de leurs habitations sont situées sur les montagnes ou dans les forêl« de bambous , on les appelle Tchang-fang ^ ^ . Les Cha-jen couchent sans couverture , ils s'asseoient sur des peauï de bœuf et entretiennent du feu jusqu'au matin; ils vivent de leur culture, de leur pêche et de leur chasse. Lorsqu'ils sortent ils portent ordinairement un sabre et une arbalète. Ils sont d'un caractère astucieux et violent.
Les vêtements des hommes et des femmes sont à peu près semblables à ceux de la population chinoise; quant à leurs coutumes, elles ressemblent pour la plupart à celles des N<mg ' mais les Cha-jen sont plus batailleurs et plus robustes. (T.K.T. Uv. 7, p. 21.)